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La nouvelle de l'été...

Publié le 22 juin 2009 par Elodya
Lorsque Isa, The Good Girl, m'a contactée pour me proposer de participer à la "Nouvelle de l'été", j'ai tout de suite dit oui. Le principe de cette chaîne, initiée par Aude est simple: continuer le récit écrit par d'autres blogeurs/euses.
Il n'y a aucune obligation en terme de style, il suffit  juste de laisser parler son imagination. Ensuite, il suffit de chercher dans ses contact une personne (pas obligatoirement une femme!) prête à reprendre le flambeau. Un petit mail, un petit message et dès que vous avez trouvé la personne adéquate, c'est parti!
Je trouve cet exercice littéraire très chouette et j'aime beaucoup le caractère collaboratif ef à la fois totalement libre de la démarche.

Voici donc la dernière version parue chez Isa:

Aude (l'initiatrice de cette chaîne)
Adossée contre un arbre, dans le square où elle s’est réfugiée, Suzanne rumine sa rancune. Même le soleil qui veut lui faire croire que tout va bien l’exaspère. Avec hargne, elle explose sa boîte de tic-tac sur le sol, et les points oranges et verts s’éparpillent dans mille directions.

Manu

En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question. Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait.

Virginie

A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.

Gazelle

Oui. Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait. En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements. Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire.

Angie

Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela sa folle nuit d'amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l'envahit. Ses pensées furent brusquement interrompues par l'incessante vibration qu'elle sentait à l'intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d'arriver. En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l'homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le coeur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud. Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte.

Me Kevin

Deux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l'égard de Jonathan et du chagrin à cause d'Arnaud. Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération. Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres. La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d'insouciance et d'égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s'étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens...

Sylvie

Soudain, elle aperçut la silhouette de Céline, dont le retard dépassait maintenant les vingt minutes. Je l'avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu'est-ce-que je lui dis maintenant? Que j'ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c'était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça! Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonna Suzanne, intérieurement, car Céline était déjà là devant elle : « Salut ma belle! » dit joyeusement Céline...

Good Girl-"lut", répondit Suzanne qui ne cachait pas son mécontentement.  Pourtant, Céline n'y prit même pas attention, elle avait l'air ailleurs.  Elle arborait un sourire béat et ses yeux pétillaient de mille feux.
Elle vint à la rencontre de Suzanne et ne s'excusa pas de son retard.  Il est vrai qu'avec elle, c'était une habitude de ne pas arriver en temps et en heure, séduisante comme elle l'est, personne ne lui en tenait rigueur, il lui suffisait d'un regard pour effacer toute rancune.
-"Ben t'en fais une tête", lança Céline.
Silence...
-"Allez, viens, allons nous promener", dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons. 
Par mégarde, en se retournant, Céline fit tomber une lettre de sa poche.
Suzanne qui lui emboîtait le pas s'abaissa pour la ramasser, et, en un coup d'oeil, elle vit l'adresse de l'expéditeur : Jonathan.  SON Jonathan.

Vanessa

Son sang ne fit qu'un tour. Elle tira le papier hors de l'enveloppe et lu son contenu. Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: "Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu'il ne soit trop tard".

Tout se mit à tourner autour de Suzanne, ses oreilles se mirent à bourdonner, des points noirs dansaient devant ses yeux et mille scénarios défilaient dans sa tête. Elle couru alors derrière Céline, l'attrapa pas le bras et l'obligea violemment à se retourner. Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurla :

-" Tu peux m'expliquer??? TU PEUX M'EXPLIQUER???"

Le sourire de Céline s'effaça immédiatement, elle pâlit et se mit à balbutier.

-"C'est... c'est pas facile à... à te dire... Ne m'en veux pas... Je n'ai pas eu le choix... Je devais le faire... Je devais..."

Et elle se mit à sangloter comme un enfant.

Suzanne n'avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésita sur la conduite à adopter. Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semblait si terrible.

Je passe donc ma plume à Caro "SpaCitron" et j'ai hâte de lire la suite de cette aventure!

Bonus Track

Aujourd'hui, dans le cadre de la fête du link, je voudrais vous présenter Aurore qui se raconte!


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