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Pédale douce

Publié le 22 juin 2009 par Irene

Pédale douce Pédale douce Malgré une autre soirée arrosée au vouvray et au chinon, j'ai repris l'entraînement de vélo, hier matin (on attend toujours Michel-Emmanuel, d'ailleurs… Ouh ouh, Michel-Emmanuel, réveille-toi, on est lundi soir !). Direction Montlouis, cette fois, rive gauche, en revenant par Vouvray, rive droite, soit 26 km sans difficulté. Nous avons fait une halte sur le Pont de fil (eh oui, il bouge) pour admirer le ballet des sternes naines et pierregarin. Elles plongent la tête la première dans le fleuve en quête de petits poissons dont elles nourrissent leurs poussins, qui gesticulent sur l'île centrale. En août, tout ce petit monde partira pour l'Afrique, alors j'en profite.
Puis j'ai embarqué mon chat à la campagne. J'ai un chat qui est un peu chien sur les bords. En gros, je l'ai sifflé en haut de l'escalier et il a grimpé les marches quatre à quatre pour s'installer docilement dans sa boîte, chose qu'il ne fait habituellement que pour quitter le cabinet du méchant vétérinaire. Ce chat m'étonnera toujours. Son sixième sens m'interpelle…
Après un crémant de Loire, une paisible barbecue party et une sieste bucolique, il a fallu que je m'enfonce dans les rues noires de monde du Vieux Tours, bouclé pour la Fête de la Musique. Un matou charpenté sous le bras, un carton de vin sous l'autre, j'ai traversé la scène improvisée sur les pavés de ma rue pour rejoindre mes pénates : "Excusez, excusez, j'habite là et j'ai un chat…". Ça n'a aucunement perturbé les joueurs de blues, qui ont été suivis par des percussionnistes au meilleur de leur forme, jusqu'à 2 heures du matin. Pas de chance, je me levais dès potron minet aujourd'hui (mon chat m'a dit qu'auparavant on disait dès "potron-jacquet", potron désignant "derrière" et "jacquet" écureuil ; autrement dit, cette drôle d'expression signifiait "dès qu'on voit le derrière des écureuils", censés être matinaux, comme les chats…). Après la bringue qu'il y a eu toute la nuit, on pourrait même dire que je me suis levée dès pochtron-minet. Ceci dit, dans ma rue, au petit matin, il n'y avait pas plus d'ivrognes que de matous. Et moi je n'avais pas les yeux en face des trous. J'ai refait du vélo le long du Loiret (pour le boulot, cette fois), et autant vous dire que j'ai mis la pédale douce. C'était ça ou perdre les pédales.
Photos : La Loire vue depuis le pont de fil, à Tours. La place Plum', hier soir, pendant la Fête de la Musique.


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