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De l'Argentine à la Thaïlande par le chemin le plus long!

Publié le 24 juin 2009 par Wilverge
De l'Argentine à la Thaïlande par le chemin le plus long!Dernieres provisions de Dulce de Leche.

De Buenos Aires, Argentine à Bangkok, Thaïlande

Cela fait quelque temps que l'on ne s'est pas parlé, nous en sommes désolés. C'est en fait nous devions faire de multiples adieux.
Premièrement, à notre amie Alex qui devait repartir plus rapidement que nous vers la réalité. Nous avons passé des moments inoubliables ensemble. Reviens quand tu veux, on n'est pas « sorteux » !
Ensuite, nous sommes allés passer un peu de temps avec notre nouvel ami Samy qui nous accueille si bien chaque fois. Bien entendu, il y a eu quelques coudes légers ce soir-là et plusieurs petites sœurs, faisant en sorte que nous avons squatté son divan et son tapis. Toi aussi, c'est quand tu veux pour un tour de la Gaspésie ou un kayak dans le fjord du Saguenay. Ça va être l'fun en sale!
Puis finalement, nous devons faire nos adieux une fois pour toutes à Buenos Aires, cette ville qui nous a vues trois fois échouer avec nos sacs à dos. Nous t'avons bien aimé mais, comme toute bonne chose a une fin, nous prenons le bus de ville, direction l'aéroport.
Deux heures d'inconfort et de somnolence profonde plus loin, nous y étions enfin. J'avais déjà fait ma visualisation pour le voyage. Environ vingt heures jusqu'à Kuala Lumpur puis, un petit deux heures jusqu'à Bangkok pour rejoindre Tony et CJ qui y voyagent déjà depuis un mois. Fastoche!
Tous mes avoirs sur le dos, j'entre et me dirige vers le tableau annonçant les départs, histoire de vérifier le numéro du guichet pour obtenir nos cartes d'embarquement.
Puis elles apparaissent, les grosses lettres rouges qui me font me demander si je dois sacrer ou pleurer! CANCELED.
Non, ils ne peuvent pas me faire ça. Moi, aujourd'hui, je vais en Asie entamer la deuxième partie du voyage. Tout est prêt, je porte même mes vêtements d'avion frais lavés pour l'occasion!
Will, quant à lui, est très calme et m'entraîne vers le guichet de Malaysia Airline. Je tente de me contenir peut-être n'est-ce qu'une erreur.
On nous y confirme tout de même la chose avec la spécification que nous ne partons pas dans quelques heures ou demain matin mais, bien dans deux jours.
Quoi! Deux jours encore. C'est maintenant confirmé, il y a une force spéciale qui tente de nous faire rester dans cette ville. Je commence à me dire que nous devrions peut-être y emménager, que c'est notre destin?
Comme prix de consolation, on nous loge, nous et une trentaine d'Asiatiques dans la même situation que nous, au chic hôtel Presidente. La distribution des chambres est longue. Vous devriez voir un Argentin tenter d'appeler un Ying Tran Bin et un Ming Mui Ban!
Nous en profitons donc pour relaxer dans un luxe superficiel auquel nous ne sommes plus habitué et auquel il ne faut pas s'accoutumer, regardant la télé câblée et mangeant au restaurant de l'hôtel quand c'est l'heure.
Will saisit aussi l'occasion pour attraper une petite grippe porcine, qu'il cuve bien au chaud dans un lit douillet avant de me la refiler le jour du départ. Rien de mieux que d'être congestionnée jusqu'aux yeux pour passer une vingtaine d'heures dans les airs! Le timing féminin comme dirait mon chum, moi j'appelle ça de l'ingratitude.
Puis le jour « J » arrive enfin. La navette nous attend à la porte et cette fois-ci, rien ne pourra m'empêcher de passer vers la maison de Bouddha. C'est d'un pas assuré que je me dirige en quête de mon laissez-passer.
Ce que Nad veut, Dieu le veut. Je le tiens enfin entre mes mains. Buenos Aires - Bangkok avec seulement une escale à Kuala Lumpur. Du moins, c'est ce que nous pensions.
Notre avion pense cependant que c'est plus payant de prendre une direction différente pour se poser à Cap Town. Une heure et demie d'attente pour faire nettoyer l'avion et prendre des passagers puis nous repartons.
- Bienvenu à bord de Malaysian Airline, ici votre commandant de bord. Nous amorçons notre décollage vers Johannesburg, merci de voler avec nous et bon vol.
Décidément, il n'y en aura pas de facile sur ce coup-là. De plus, l'avion est rempli d'enfants, étrangement tous de deux ans et moins, pleurant à tour de rôle. Et moi, je morve comme jamais!
Nous atteignons tout de même la terre promise deux jours plus tard, épuisés mais le sourire aux lèvres.
Bonjour touk-touk, marchandise contrefaite et sauces épicées qui décongestionnent. Nous t'avons tant espéré.
Tout ça pour quelques heures sur Kao San Road. Car nous repartons, tantôt…
- Nad qui parle du nez en savourant un phad-thai.

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