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L’Internationale “perdra” le genre humain

Publié le 27 septembre 2007 par Jlhuss

[.]La nouvelle Internationale, celle du capital, déstabilise des Etats entiers et l’ordre social qui les régissait jusqu’alors. D’un côté, elle brandit ça et là la menace de la fuite des capitaux et force ainsi les Etats à pratiquer des réductions d’impôts considérables, à accorder des subventions par milliards ou à fournir des infrastructures gratuites. Lorsque cela ne suffit pas, on fait appel à la planification fiscale à grande échelle : les bénéfices sont canalisés vers les pays où le taux d’imposition est le plus bas.

Dans le monde entier, la part apportée par les détenteurs de capitaux et de fortunes au financement des missions revenant à l’Etat ne cesse de diminuer. D’un autre côté, les “aiguilleurs” de ces gros flots globaux de capitaux révisent continuellement à la baisse le niveau de ressource de leurs employés, ceux qui paient les impôts. A l’échelle mondiale, la part qu’occupent les salariés dans la richesse sociale diminue elle aussi.

Aucune Nation ne peut s’opposer seule à pareille pression. 

Les cours de la bourse et les profits des entreprises connaissent une croissance à deux chiffres, mais les salaires et les traitements stagnent ou diminuent. Dans le même temps, le chômage a tendance à s’accroître ainsi que les déficits des budgets publics.  

Après les réformes du siècle social-démocrate, une contre-réforme aux dimensions historiques s’annonce :”les âmes de gagnants” triomphent : “Le vent de la compétition est devenu une tempête, et le véritable ouragan nous attend encore”.

L’enchevêtrement mondial de l’économie n’a rien d’un événement naturel : il est le fruit recherché d’une politique poursuivant des objectifs précis. Traité après traité, loi après loi, ce sont toujours les gouvernements et les parlements qui ont décidé d’éliminer les barrières qui gênaient le trafic international du capital et des marchandises. Depuis la libération du négoce des devises jusqu’à l’extension constante de l’accord sur le commerce mondial en passant par le marché intérieur européen, les hommes politiques de gouvernement (quels qu’ils soient), dans les pays industrialisés occidentaux, ont instauré eux-mêmes et de manière systématique cette situation qu’ils n’arrivent plus à maîtriser aujourd’hui.[.]


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