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L'écologie, nouvel opium du peuple

Publié le 28 juin 2009 par Vincemobile

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Tout est vert, tout doit devenir vert. C'est le grand thème du moment, la grande folie. L'avenir sera écologique ou nous perirons tous (regardez les films de Al Gore ou de Yann Arthus-Bertrand).

Vous l'avez sûrement déjà remarqué, ce discours me gêne profondemment par son manichéisme d'école primaire : le bien contre le mal, la Terre sans défense contre l'homme pollueur, l'industrie contre l'artisanat... Leur vision du monde nous promet un retour à un âge d'or fait de développement durable et de commerce équitable. Un monde où la consommation de viande devient criminelle où la moindre innovation doit passer sous les fourches caudines du principe de précaution.

Mais ce n'est pas ça qui m'intéresse ici. Ce qui mérite d'être vu, c'est ce qu'il y a derrière le paravent écologique. Tout d'abord, qui tient un discours écologique ? Etonnemment, c'est un discours tenu par une élite (les élites mondialisées), les partis Verts restant groupusculaires. Cette élite est aisée, très ouverte sur le monde, travaille dans des métiers intellectuels. Même un José Bové n'a plus travaillé dans une ferme depuis 20 ans (trop pris par ses activités syndicales). Ce sont des gens actifs dans le secteur tertiaire qui vont de conférences, en réunions qui ne sont pas liés à l'industrie, à la production, à la vraie vie en fait. Ces personnes là sont déconnectées de la réalité et refusent de voir (ou font cacher) les signes d'une vie industrieuse: élimination des voitures en ville, enfouissement des déchets, opérations de type Paris-Plage, délocalisation de la production au plus loin... Tout cela se fait au nom de l'écologie mais cache en fait un refus du réel qui tend à transformer les villes en vastes parcs d'attraction et les campagnes en espaces paysagers. L'écologie comme anti-humanisme en quelques sortes puisque le but est de cacher toute trace d'activité humaine.   

Si on creuse plus loin, l'écologie permet ou permettra également de justifier beaucoup de ségrégations sociales. Le discours écologique porté par une petite élite est désormais relayé par le monde des affaires (le film Home a été subventionné par PPR). Une première raison, très prosaïque : les subventions monstrueuses versées par les Etats à tous les projets écologiques. Les possesseurs de fermes éoliennes obtiennent ainsi une rentabilité indécente par la seule grâce des subventions publiques. Mais la seconde raison est plus ambigüe et procède d'une volonté de conditionnement des populations. L'écologie va devenir de plus en plus le prétexte à une hausse du prix des denrées, à la création de nouvelles taxes (de type bonus/malus écologique sur les voitures) qui toucheront durement les classes moyennes et populaires. Leur consommation sera certainement affectée à la baisse tandis que les plus aisés n'auront pas à se priver : ils pourront toujours payer eux. L'écologie permettra de renforcer les barrières sociales grâce à un renforcement des lignes de fracture dans les comportements de consommation.

Le discours écologique tenu par un tout petit nombre de personnes s'impose à tous comme une évidence qui va de soi. Il est évidemment interdit de le critiquer alors que les hypothèses scientifiques sur le réchauffement climatique sont multiples : rayonnement solaire, rechauffement naturel de la Terre... La boucle est bouclée : l'écologie comme tout discours des élites dominantes tend à renforcer ou à justifier les différences sociales existantes et à éliminer toute contestation. 


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