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Décès de Saïd BOUZIRI, militant des droits de l’homme, président de l’association Génériques

Publié le 28 juin 2009 par Combatsdh

Né le 4 juin 1947 à Tunis et décédé à Paris le mardi 23 juin, Saïd Bouziri, arrive en France en 1966 pour poursuivre des études d’économie à Lyon puis à Paris. Il s’engage au lendemain des évènements de mai 1968 dans la défense des droits des Palestiniens et des immigrés.
Alors même que des étrangers sont exclus du droit d’association, Saïd Bouziri, étudiant-travailleur participe à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des Travailleurs Arabes et du Comité de Défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés.

En 1972, il est visé ainsi que sa femme par une mesure d’expulsion du territoire pour atteinte à l’ordre public. Leur grève de la faim en février de cette année une des premières organisées par des immigrés depuis la guerre d’Algérie a un grand retentissement. Titulaire des mois durant d’un titre de séjour renouvelable, Saïd Bouziri se lance néanmoins dans l’organisation active des grèves de la faim pour la régularisation des années 1972-1973, puis dans l’appel, le 14 septembre 1973, à une grève générale des travailleurs immigrés de la région parisienne contre la vague raciste du midi de la France puis participe de manière active au comité de soutien au mouvement de grèves des loyers des foyers Sonacotra (voir notamment sur ces grèves le témoignage d’Assane Ba dans le colloque des 30 ans du Gisti).

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Après André Legouy, c’est un autre infatigable militant de la cause des étrangers qui disparaît. Il était notamment trésorier de la Ligue des droits de l’Homme et président de l’association Génériques.

Combats pour les droits de l’homme souhaite s’associer aux hommages qui lui sont rendus.

Durant la deuxième moitié des années 1970, Said Bouziri milite dans le quartier qu’il a habité jusqu’à son décès : la Goutte d’Or, en créant une association culturelle d’animation du quartier et une librairie rue Stephenson.
Après avoir été l’un des fondateurs des journaux Sans Frontière (1979-1986) puis Baraka , il est aussi l’un des pionniers des radios libres : en juin 1981, il créée avec ses amis Radio Soleil Goutte d’Or.
Membre du Conseil d’administration du Fonds Action Social (FAS), du Conseil national des populations immigrées et du Conseil d’administration de la Fonda, Saïd Bouziri participe en 1987 à la création de l’association Génériques dont il deviendra le deuxième président.
Responsable de la Commission immigrés de la Ligue des Droits de l’Homme puis trésorier national (il venait d’être réélu à cette fonction le 2 juin dernier lors du dernier congrès de la LDH), Saïd Bouziri a animé jusqu’à ses derniers moments la campagne de la votation citoyenne , en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers aux élections locales.

Les insignes du Chevalier de l’ordre national du mérite lui ont été décernées le 1er décembre 1994.
Engagé dans la vie syndicale de son entreprise jusqu’à sa retraite, Said Bouziri a gardé toute sa vie et quelles que soient ses responsabilités nationales une sensibilité particulière aux plus démunis dont les sans-papiers et à l’action de terrain. C’est ainsi qu’il a animé aux côtés notamment de l’anthropologue Emmanuel Terray le quatrième collectif des sans papiers qui a mobilisé de nombreux travailleurs irréguliers d’Asie.

Directeur de publication de la revue Migrance, revue spécialisée dans l’histoire de l’immigration, Saïd Bouziri donnait le 11 juin dernier le coup d’envoi à une grand exposition accueillie aux archives municipales de Lyon et qui s’intitule : “Générations, un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France” et qui sera visible à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris à partir du 17 novembre prochain.

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Biographie communiquée par Génériques

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Pour rendre hommage à Saïd Bouziri, militant de toujours de la cause des étrangers, disparu tragiquement le 23 juin 2009, le Gisti a décidé de rediffuser l’interview qu’il avait donnée à Plein droit, avec Driss El Yazami, en juin 1990. Il y évoquait la grève de la faim qu’il avait entamée en 1972 pour protester contre son expulsion, et la lutte contre les circulaires Marcellin-Fontanet.

> « De la clandestinité à la reconnaissance » (extrait du Plein droit n° 11, juillet 1990)

  • Hommage de la LDH

Soirée à la mémoire de Saïd Bouziri

Décès de Saïd BOUZIRI, militant des droits de l’homme, président de l’association Génériques

La Ligue des droits de l’Homme, l’association Radio Soleil, l’association Génériques, et tous ses amis organisent une soirée à la mémoire de Saïd Bouziri, décédé le mardi 23 juin 2009.

La Ligue des droits de l’Homme, l’association Radio Soleil, l’association Génériques, et tous ses amis organisent une soirée à la mémoire de Saïd Bouziri, décédé le mardi 23 juin 2009.

Dimanche 28 juin
à partir de 17h
Salle Saint-Bruno
Eglise Saint-Bernard
6 rue Saint-Bruno, 75018 PARIS

  • Hommage à Saïd Bouziri , par Politis.fr, 26 juin 2009 

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