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Pour vous qui suis-je ?

Publié le 28 juin 2009 par Beniouioui

En cette solennité de Saint Pierre et Saint Paul Apôtres, l'Evangile nous rappelle cette question fondamentale de Jésus : "pour vous, qui suis-Je?".

Tout au long de notre vie, nous nous posons cette question et comme Saint Thomas, nous aimerions bien en avoir une réponse matérielle. Nous aimerions que Jésus fasse un miracle sous nos yeux afin que nous puissions répondre tel Saint Pierre, de manière décontractée et totalement assurée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant."

Mais où serait alors la liberté?

La foi est un noeud difficile. Nous voulons la liberté mais le doute nous angoisse; nous souhaitons donc voir Dieu mais le chemin de vie qu'Il nous propose nous parait insurmontable; nous avançons alors sur un sentier de facilité et nous nous épuisons de ne pas voir le sommet du bonheur.

Le week-end dernier, de jeunes hommes ont choisi Dieu pleinement et ont été ordonnés prêtres. Ils sont moins nombreux qu'autrefois à faire ce choix et l'Eglise s'en inquiète. Mais ce n'est pas seulement l'Eglise qui devrait s'en inquiéter...

Dans la vie quotidienne, il y a encore des gens qui choisissent de rencontrer Dieu le dimanche à la messe, le matin dans la lectio divina ou le soir dans la prière. Ils sont moins nombreux à faire ce choix et l'Eglise s'en inquiète. Mais ce n'est pas seulement l'Eglise qui devrait s'en inquiéter...

"Pierre tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise." Cette Eglise que Jésus a bâtie, c'est à nous de la porter. Parce qu'à la question de Jésus, la foi nous apporte une réponse merveilleuse : Jésus est Dieu uni à l'Homme.

"Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle." Jésus, c'est Dieu qui sauve l'humanité. Et nous en avons besoin. Nous avons besoin de sortir de cet orgueil de croire sans cesse que nous pourrons nous sauver tout seul par la science, par la pensée, par l'avancée du monde. Nous avons besoin de faire confiance; de lâcher prise; de retrouver de la simplicité et de l'humilité.

George-Bernard Shaw avait cette phrase humoristique sur la séduction entre un homme et une femme : "quand une femme du monde dit non, cela veut dire peut-être; quand elle dit peut-être, cela veut dire oui; et quand elle dit oui, ce n'est pas une femme du monde." Eh bien, nous avons souvent les mêmes rapport avec notre foi. Quand un athée dit non, il dit parfois peut-être; quand un non pratiquant dit peut-être, il dit bien souvent oui car il ne comprend pas que le doute fait partie de la foi et il attend comme Saint Thomas la preuve matérielle; quand un catholique dit oui, on le prend pour un fou.

Alors, pour une fois, ne soyons pas des gens du monde et disons oui. George-Bernard Shaw était un vieux misogyne qui s'amusait à détester le mariage. Ouvrons notre coeur au Coeur de Jésus. C'est simple, efficace, paisible. Et si nous répondons à la question-piège de Jésus, nous répondrons également à cette question que nous nous posons tous les jours : "mais merde, qui suis-je, moi ?"


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