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La violence gagne l’Irak avec le retrait U.S.

Publié le 29 juin 2009 par Drzz

Plusieurs personnes sont massacrées, ce lundi encore. Le 30 juin était la première étape de retrait des troupes américaines du pays, première étape avant un retrait total, d’ici fin 2011. Cette recrudescence d’attaques sanglantes dans les villes irakiennes avait justement comme objectif de poser la question de la sécurité post-retrait des troupes américaines. Car la concomitance des deux situations est bien réelle. Relativement calme pendant plusieurs semaines, l’Irak connait depuis plusieurs jours une vague très importante de violences. Et l’agenda de l’armée américaine a fixé au 30 juin la première étape du retrait des troupes d’Irak.

D’où cette question qui aujourd’hui parait s’imposer : les forces militaires irakiennes sont-elles capables de prendre la relève en matière de sécurité ?

Le 24 juin 2009 entre 69 et 72 personnes ont péri dans un attentat sur un marché de Sadr City, à Bagdad, capitale de l’Irak. Environ 130 autres personnes ont été blessées. Cet attentat survient une semaine avant le retrait de l’armée américaine des centres urbains.

Avec le  retrait américain d’Irak, la situation devient de plus inquiétante dans le pays. Il qu’a quelques jours encore. Un attentat particulièrement meurtrier a endeuillé la capitale, Bagdad. Une moto piégée a explosé sur le marché de Mraidi, dans le grand quartier chiite.

Le 27 juin les chiites ont déjà été visés par un autre attentat, qui a fait 73 morts dans le village de Taza, près de Kirkuk. Ces deux attaques terroristes comptent parmi les plus meurtrières en Irak, après celui du marché aux animaux de Bagdad, qui a tué 99 personnes en février 2008.

Un regain de violence qui intervient alors que la situation semblait s’être stabilisée. Mais des radicaux, dont les sunnites d’Al Qaïda, continuent à perpétrer des attentats - quasi quotidiens - pour tenter de saper l’autorité du premier ministre chiite Nouri al Maliki, à l’approche des élections de janvier 2010.C’est dans ce contexte que  les forces de la coalition quittent le pays, à commencer par les Américains

Malgré la longue litanie de victimes, il est incontestable que ces deux dernières années les attentats s’étaient faits moins violents, voire plus rares. Cela étant, il est prévu - avant le retrait total ordonné pour 2011 - que des instructeurs de l’armée, des conseillers mais également des unités de surveillance aérienne (à l’aide de drones) soient maintenus sur place. Les Américains resteront à proximité des villes et un petit nombre d’entre eux se maintiendront à l’intérieur des agglomérations. Les forces de combat US  ont commencé à se retirer des centres urbains. Et il y a cinq jours l’US Army a officiellement remis le pouvoir aux forces locales, à Sadr City, quartier chiite, berceau de l’imam Moktada al Sadr et de sa milice, l’armée du Mahdi, en sommeil depuis l’an dernier.

Le président Obama va s’apercevoir du volcan irakien qui n’attend que d’exploser après le retrait américain et le risque de voir les terroristes d’Al Qaïda s’emparer du pays va devenir une triste réalité. Aujourd'hui, Al Qaeda est présente en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Syrie, en Algérie, en Europe. Elle profite des régimes faibles comme celui du premier ministre chiite Nouri al Maliki pour l’application de la charia, le djihad et la sujétion perpétuelle des femmes.

La présence  d’un dirigeant  aussi naïf à la Maison Blanche comme le messie Obama va encore accentuer le problème.


Ftouh Souhail


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