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BELIEVE DIGITAL a tout compris à la spécificité du marché de la musique en ligne

Publié le 29 juin 2009 par Webentertainer
La crise n'épargne personne. Et surtout pas le marché de la musique. Juste après la Fête de la musique et au moment de la mort de Michael JACKSON qui a vu naître et pérécliter le marché du disque (sic), BELIEVE DIGITAL fait preuve de son dynamisme en annonçant 3 nouvelles importantes, extrêmement révélatrices du succès et de la vision de cette société dirigée et fondée par Denis LADEGAILLERIE et Arnaud CHIARAMONTI.

Crise du disque, crise financière, crise de la musique, pour les majors et les indépendants, le marché de la musique enregistrée ne cesse de s'effondrer. Après avoir perdu 2/3 de son chiffre d'affaires en 7 ans, le marché de la musique enregistrée commençait à croire en 2008 en un salut venant du marché digital dont les ventes sont chaque année en forte hausse.

Mais début 2009, coup d'arrêt aux espoirs puisque même le marché numérique de la musique a baissé au 1er trimestre (-1%). Pourtant, un acteur majeur de la filière de la musique en ligne semble ne pas subir la crise : BELIEVE DIGITAL qui a annoncé plusieurs levées de fonds depuis sa création en 2005 se développe avec succès.

Lors de la fête de la musique (semaine du 15 au 21 juin 2009), BELIEVE DIGITAL enregistre des ventes records au top 50 IFOP et confirme ainsi sa position de Label/distributeur digital leader en Europe. BELIEVE DIGITAL se classe 1ère maison de disque numérique en France avec 27,11% de parts de marché devant Sony (22,72%). Mais BELIEVE DIGITAL ne s'en contente pas, puisque sa part de marché est supérieure à celles de Universal, Warner, EMI et PIAS réunies grâce à 10 albums classés dans le TOP 50 dont le n°1.

Cette performance commerciale témoigne de l'efficacité du savoir-faire de distributeur de BELIEVE DIGITAL et démontre de sa proximité avec les attentes des artistes et des plateformes de téléchargement légal de musique numérique.

Et puisque BELIEVE DIGITAL est en premier lieu un distributeur numérique (ce n'est pas un label qui produit des artistes) ne pouvant gérer la stratégie promotion/marketing des artistes distribués que dans un nombre limité de cas tel que celui de Patricia KAAS, une solution utile et efficace a été trouvée : un nouveau département propose un service payant de promotion & marketing aux artistes distribués.

Ce département est composé d'une dizaine de personnes réparties entre Paris, Londres, Rome et Hambourg. L'équipe française, dirigée par Romain VIVIEN (ex-directeur général de Capitol) est capable d'assumer la gestion de projet de A à Z (stratégie, plan de lancement, gestion de projet, buzz, promotion web et achat d'espaces online), en étroite collaboration avec les labels afin de les aider à construire et coordonner des stratégies (types ou sur-mesure) de marketing et de promotion adaptées au marché de la musique en ligne, en France et à l'international.

Il faut dire que BELIEVE DIGITAL travaille essentiellement avec des artistes/labels indépendants n'ayant pas forcément les ressources nécessaires la promotion et au marketing online, ni même offline. Cette nouvelle prestation a donc un vrai sens en terme stratégique puisqu'une meilleure exposition médiatique permettra d'accroître les ventes des labels ayant recours à ce service... Et donc le chiffre d'affaires de BELIEVE DIGITAL.

Mais tous les artistes/labels indépendants n'ont pas le même niveau d'organisation, de professionnalisme ou d'expérience. Par conséquent, BELIEVE DIGITAL ne peut se permettre de consacrer autant de ressources à des artistes tels que MC SOLAAR ou Benjamin SIKSOU qu'à d'autres tels que 25G (complice de Seth GUEKO) du label NEOCHROME. Pour répondre aux besoins précis de ces artistes et/ou labels non signés, et profiter au mieux de la Longue Traîne, BELIEVE DIGITAL a créé une plateforme spécifique : .

En effet, plutôt que de ne pas répondre aux demandes de nombreux artistes/labels indépendants et de se couper d'une source de revenus non négligeables, BELIEVE DIGITAL a eu la bonne idée de créer un service dédié. " On reçoit 50 000 demandes par an, mais on ne " travaille " qu'avec quelques centaines d'artistes, explique son patron. C'est pour tous les autres qu'on a créé Zimbalam. " Sur ZIMBALAM, les artistes peuvent faire distribuer leurs titres, sans pour autant perdre leur exclusivité. Et ils percevront 90% des recettes nettes encaissées par ZIMBALAM. Tout est automatisé et la prestation est payante (moins de 30 € pour un album entier) mais largement indolore. " Believe estime que son offre calibrée pour les musiciens sans maisons de disques est susceptible de séduire 10 000 artistes très vite et 100 000 d'ici la fin de l'année en France. "Il y a 3,5 millions d'artistes non distribués en Europe et 458 000 profils de musiciens non signés rien que sur le MySpace français, poursuit Ladegaillerie,le potentiel est énorme. "

Force est de constater qu'avec une telle stratégie : premium, entrée de gamme et services annexes, BELIEVE DIGITAL a compris la spécificité de la musique en ligne. Start-up bien éclairée, BELIEVE DIGITAL se donne les moyens de ses ambitions en se rendant efficace et rentable (objectif de chiffre d'affaires de 12 M€ en 2009) en toute autonomie. BELIEVE DIGITAL a tout compris à la spécificité du marché de la musique en ligne. BELIEVE DIGITAL n'adapte pas son organisation datant des années 60 à l'ère numérique (click & mortar), BELIEVE DIGITAL est un pure player de la musique en ligne.

Alors, je me pose la question : qu'attendent les autres acteurs de la filière de la musique en ligne pour agir et/ou réagir ? Pour survivre, la filière de la musique en ligne a besoin de plusieurs acteurs ambitieux, audacieux et indépendants !

UPDATE 30/06/2009 à 12h20 :

Ce billet n'est absolument pas de la promo " déguisée " pour BELIEVE DIGITAL. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, il est donc frappant de constater les initiatives efficaces prises par des acteurs (quels qu'ils soient) tant la filière de la musique enregistrée semble être paralysée par le bouc émissaire des téléchargements illégaux et la loi HADOPI. Je préfère souligner les bonnes choses que montrer du doigt les ratés, même si je ne m'interdis pas de le faire ponctuellement, car à mon sens, ce n'est pas ça qui fait avancer le schmilblick. Ce blog est un lieu d'analyse et de réflexion sur l'e-marketing et l'entertainment, mais c'est aussi un lieu de partage où tous les points de vues sont utiles. N'hésitez donc pas à commenter...


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