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Les godillots se rebiffent (un peu)

Publié le 28 septembre 2007 par Nico2312
Pendant que Jean-Louis Borloo amuse la galerie avec son Grenelle de l'environnement, qui comme prévu en guise de "révolution verte" accouche de propositions restreintes et démagos dont le symbole est l'idée de baisse de 10 km/h des vitesses autorisées sur les routes, l'ambiance se tend un peu au sein de la pléthorique majorité présidentielle au Parlement.
Pris d'un excès de mauvaise conscience (comme quoi tout peut arriver), les députés du Nouveau centre reconnaissent par la voix de Nicolas Perruchot qu' "en l'état le budget n'est pas votable. Il faut l'améliorer". Il faut croire que le porte-parole des centristes ralliés à Nicolas Sarkozy n'a pas bien écouté les membres du gouvernement et de la garde rapprochée élyséenne, expliquer à quel point "c'est un budget sérieux avec une meilleure maîtrise de la dépense. C'est un budget juste tourné avant tout vers les Français modestes qui travaillent". Heureusement que parmi les membres du Nouveau centre (qui ne doivent pas être plus nombreux que leur poignée de députés et leur ministre), il y a des encore des gens qui savent ce que collaborer veut dire : Maurice Leroy, l'ex communiste et ex bayrouiste, tout en reconnaissant que ce projet de budget n'est "pas raisonnable", assure que "l'ambiance n'est pas du tout à voter contre le budget", même si "il y a la liberté de vote" et qu'"il y en aura peut-être qui s'abstiendront". Si ça ce n'est pas la langue de bois pour cacher que le NC est le cul entre deux chaises entre ses convictions et le fait que ses députés doivent leur élection justement au fait d'avoir trahi leurs convictions… Hervé Morin, le ministre de la Défense, lui ne s'embarrasse pas de la moindre pudeur ni de la moindre conviction. Il regrette ouvertement qu'"on ne peut pas empêcher des parlementaires et un groupe politique de faire des propositions" avant de rappeler : "nous sommes dans la majorité avec la solidarité qui s'impose". Le message est on ne peut plus clair et militaire : "je ne veux pas voir la moindre tête dépasser".
Les sénateurs UMP de la commission des lois, emmenés par Jean-Pierre Raffarin, y sont également allés de leur acte de lèse majorité en retoquant l'amendement sur les test ADN pour les candidats au regroupement familial. Une attitude qui n'est pas du goût du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, l'inénarrable Jean-François Copé, pour qui l'amendement en question est un "texte équilibré" et qui se déclare "plutôt partisan de la solution adoptée à l'Assemblée nationale".
Jean-François Copé, se retrouve d'ailleurs lui-même au centre d'une polémique au sein des parlementaires UMP du fait de son entrée dans un cabinet d'avocats conseil de l'Etat pour le projet de fusion GDF-Suez. Face à sa défense (qui démontre que contrairement à ses promesses, il n'a pas arrêté la langue de bois) selon laquelle il a accepté le job par besoin de garder "les pieds sur terre" (mais surtout pas pour l'argent), le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a estimé, devant le Comité Balladur sur la réforme des institutions, qu'il faudrait être "plus rigoureux" qu'aujourd'hui sur le cumul d'un mandat d'élu avec "un exercice professionnel". L'ambiance promet d'être bonne lors de la prochaine réunion des élus UMP…

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