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Roosevelt, Théodore : le républicain.

Publié le 12 juillet 2009 par Alaindumait

31z14JbyCpL._SL500_AA240_Il y a déjà quelques mois, Bernard Martoia a publié le deuxième tome de sa biographie de Théodore Roosevelt. J’ai déjà rendu compte du premier tome (archives, 12 septembre 2007). Et je rendrai compte bientôt du troisième, qui entre temps est également sorti.

Au délà de l’histoire d’un homme un tel travail nous plonge, comme toujours, dans l’histoire d’une époque, c’est à dire les premières années du XXème siècle, aux Etats-Unis. Et c’est tout à fait passionnant.

On n’est pas obligé d’approuver l’ensemble du bilan de ce grand président, qui arrive à la Maison Blanche le 14 septembre 1901, à la suite de l’assassinat de son prédecesseur McKinley, dont il était le vice-président. En particulier son « impérialisme » vigoureux, qui fit sa gloire à Cuba, contre les troupes espagnoles, et qui le motiva aussi dans le dossier des Philippines, rachétées aux Espagnols pour vingt millions de dollars le 1er mai 1898, et qu’il fallut, non sans mal (et non sans bavures…) « pacifier »…

Mais on est comme fasciné par l’énergie, la sincérité et le non-conformisme de Teddy. Les parties de chasse auxquelles il se livrait relevaient d’un sur-homme (il revient avec 14 pumas à son tableau, après trois jours dans le Colorado…). En politique, il ruse, mais défend toujours jusqu’au bout ses convictions. Lesquelles sont sans préjugé, aussi bien à l’égard des Noirs, des indiens et des femmes.

Deux traits méritent tout spécialement d’être signalés :

-   c’est à lui qu’on doit le developpement considérable des parcs naturels aux Etat-Unis. Sous sa présidence, la surface des forêts nationales préservées fut multipliée par quatre !

-   On est frappé par la modestie du train de vie du président des Etats-Unis de cette époque. Quand il parcours en calèche les rues de Washington, il le fait avec un conducteur et un seul garde de sécurité ! Mais il est vrai que l’homme dormait toujours avec un révolver chargé sous son oreiller !…

Ce volume s’achève sur l’évocation du mariage, à New-York, en mars 1905, de Roosevelt Franklin avec Eleonor. Théodore, nouvellement réélu était présent : l’un était son neveu et l’autre sa nièce ! Le démocrate dut à son oncle républicain de disposer d’un exécutif fort. Car c’est à partir de Théodore qu’aux Etats-Unis, le pouvoir parlementaire des deux chambres dut se plier à la volonté du président.

Le site de Bernard Martoia : http://www.droite-conservatrice.com/

Pour se procurer la tome 2 de la biographie de Théodore Roosevelt : http://www.manuscrit.com/book.aspx?id=11053

« Parlez doucement, et tenez un gros bâton, vous irez loin. » (Théodore Roosevelt).


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