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Les Pestiférés/ Les fondations

Publié le 21 juin 2009 par Achigan
JE VOUS PRÉSENTE AUJOURD’HUI LES FONDEMENTS DES PESTIFÉRÉS DE LONGUEUIL, PROJET DE PIÈCE DE THÉÂTRE ENTAMÉ IL Y A PRÈS DE UN AN. JE DÉSIRE EXPLORER AVEC CE PROJET THÉÂTRAL, L’EXPOSITION QUASI COMPLÈTE DU PROCESSUS CRÉATIF PAR LE BIAIS DE MON BLOG.
DÉJÀ, PLUSIEURS BILLETS ONT SERVI À NOURRIR L’UNIVERS DES PESTIFÉRÉS. ÉVENTUELLEMENT, MAINTS ÉLÉMENTS VONT PROBABLEMENT ÊTRE ÉLIMINÉS, TRANSFORMÉS ET REMANIÉS, MAIS CELA DEMEURE INÉVITABLE, SOUHAITABLE MÊME, AU SEIN D’UN PROJET DE CRÉATION. L’INSTANT EST AU FOISONNEMENT D’IDÉES, À L’ABSENCE DE CENSURE.
JE VOUS PARTAGE ICI LES DÉSIRS FONDATEURS QUI ME POUSSENT À ME PENCHER SUR CE TYPE DE THÉÂTRE. INTÉGRÉ À L’ÉCRITURE DE LA PIÈCE, J’EXPLOITERAI ÉGALEMENT LA POSSIBILITÉ DE TOURNER QUELQUES COURTS MÉTRAGES QUI PRÉSENTERAIENT DES BRIBES DE L’UNIVERS DES PESTIFÉRÉS À TRAVERS UN MÉDIUM AUTRE. TOUT CELA, DANS LE BUT EXPRESS D’ALIMENTER L’ÉCRITURE, MAIS AUSSI, DE LIVRER DES PRODUITS DIFFÉRENTS VARIANT SUR LE MÊME THÈME.
CETTE APPROCHE M’EST INSPIRÉE PAR UNE INSATISFACTION PROFONDE QUE JE RESSENS ENVERS LE GENRE THÉÂTRAL : SON ASPECT ÉPHÉMÈRE. EN RELATANT TOUT LE PARCOURS ARTISTIQUE QUI MÈNE À LA CRÉATION ET EN EXPLOITANT AUSSI D’AUTRES MÉDIUMS, JE SERAI DONC EN MESURE AVEC LE PUBLIC, DE DONNER UNE PROFONDEUR NOUVELLE ET PEU EXPLOITÉE AU THÉÂTRE. EN ALLANT À REBOURS SUR MON BLOG, APRÈS LA REPRÉSENTATION, LE PUBLIC AURA ACCÈS À D’AUTRES CHEMINS NON EMPRUNTÉS LORS DE LA PIÈCE.
EN SOMME, CETTE EXPÉRIENCE SE VEUT UNE EXPÉRIMENTATION.
SANS PRÉTENTION, MAIS AVEC UN ENTHOUSIASME CERTAIN, JE ME LANCE AVEC D’AUTRES COLLABORATEURS DANS CE PROJET QUI M’ANIME. J’ESPÈRE QU’IL SAURA ÉGALEMENT VOUS CAPTIVER.

FONDEMENTS
Pour investir le projet d’écriture d’une pièce de théâtre, il faut préalablement connaître la ligne directrice que l’on souhaite emprunter. Quel est le moteur, quel est le filon ou le concept sur lequel repose la pièce ? Quel en est le propos ?
LE FANTASTIQUE
Avec Les Pestiférés de Longueuil, j’emprunte une démarche de l’étrange. Le désir premier qui me pousse à l’écriture de cette pièce est la fascination que j’ai pour le fantastique. L’univers fantastique, tel qu’il peut être dépeint par Tolkien, s’il faut en nommer un auteur, est reçu chez la majorité des gens avec une certaine moue de dédain. Dans l’imaginaire collectif, ces univers magiques et les créatures, symboles et imageries, réservés à quelques adeptes, sont souvent dépréciées comme étant de vétustes attraits de l’enfance. Souvent aussi évidées de leur sens et de leur puissance symbolique par une neutralisation commerciale et quétaine, on ne parvient plus à imaginer le fantastique d’une façon organique. Trop stéréotypés, ces rêves éveillés qu’ont inventés les hommes ont perdu leur nature profonde. Il s’impose donc de réinvestir ces symboles et de leur redonner vie dans notre propre monde timoré, agonisant de rigidité et de banalité.
Ces préceptes fantastiques habituellement réservés à l’univers du conte sont ici entrelacés au fil d’un récit tragique, dans une épopée sanguinolente, une saga métissée qui se réclame également de Macbeth et Hamlet, de Shakespeare, qui lui aussi, faisait usage de ces distorsions du réel.
Le cadre dans lequel s’élabore le récit ne cherche pourtant pas à recréer les univers médiévaux desquels est issu Shakespeare ou à constituer un monde imaginaire construit et HOMOGÈNE comme le faisait Tolkien. À travers les Pestiférés, ces éléments magiques viennent s’amalgamer au monde actuel, néanmoins trafiqué, pour en fracasser le cadre réaliste. La morne plaine de Longueuil accueille donc nos héros étranges, bientôt pestiférés, dans une saga steam-punk-mythique d’un genre nouveau.
INFLUENCES ET RÉFÉRENCES
D’autres influences gouvernent également l’écriture de la pièce. Plusieurs archétypes de l’Antiquité s’y juxtaposent. Mêlés à d’autres inspirations issues de Shakespeare, la pièce se veut un fatras insolent et débonnaire de références à des personnages anciens. Vie et mort du roi boiteux de Jean-Pierre Ronfard a été une illumination pour moi. En découvrant et en plongeant dans la pièce, j’ai enfin trouvé un genre de théâtre qui collait parfaitement à mes désirs d’écriture, un théâtre où l’on observe un décloisonnement du temps, de l’espace, du langage et du genre.
LONGUEUIL
Un lieu prend une place cruciale dans les racines qui initient le drame. Longueuil, comme une cité de laideur, en est son point d’ancrage. Il y a cette obsession chez moi de faire en sorte de dérouter les perceptions. Il y a quelque chose de fascinant dans la possibilité de sacraliser ce qui est laid, repoussant et sans âme. La notion du géant, du mythique titanesque, dans la beauté et la laideur, me passionne. Rendre ces excès, mais en tournant le bas à l’envers, voilà un but avoué de mon écriture.
ESQUISSE PREMIÈRE DU RÉCIT
La pièce se passe à Longueuil dans le Royaume de Longueuil, aussi appelé Royaume de L’œil Long. Longueuil, en fin de compte, c'est le centre du monde. Parmi les hauts-lieux de société royale, on compte le palais de Longueuil et la Place Longueuil. Le Royaume est dirigé par Ceasar, désormais appelé Bloody Ceasar à cause de toutes les exécutions qu’il commande. C’était un homme autrefois rempli d’espoir, débordant d’ambitions, mais tombé sous le charme d’une druidesse des pays barbares qu’il marrie de force, il en vient à s’avilir et à croupir sur son propre trône. Marion, fille du Roi de Blanc-Sablon, pays de druides et de magie, devient donc Mary, puis Mary la Bloody à force d’assassinats. Enlevée encore toute jeune par le Roi lors de ses chasses dans les forêts denses de l’Est, ses dons de magiciennes demeurent tapis longtemps. Une fois sur le trône de L’Oeil Long, Mary s’initie cependant à des rites étranges et cachés. Son rapt semble l’avoir changée et elle devient une terreur tranquille, une manipulatrice et une ensorceleuse experte. Le Roi prend la place du pantin et la Sanglante devient surpuissante, étendant son ombre sur le monde. Elle devient nécromancienne, accomplit progressivement la tâche inachevée par son père : percer le mystère de la mort.
De la première union du couple royal naît un fils. Ce fils, rejeté par Mary dès sa naissance, est élevé par une nourrice. Il devient progressivement le seul bonheur de Ceasar qui semble s’en préoccuper intensément. Mais en vieillissant, ce fils en vient à être de plus en plus perturbé. Obsédé par la perte de ses sensations d’enfance, de sa première baise, de son manque de repère, Steve, prince de Longueuil, erre dans les coins sombres et délabrés du royaume. Le grand Archevêque de Longueuil, qui fait la chasse aux sorcières, qui enserre les mœurs du peuple dans un étau serré, le traque. Selon lui, le prince, fils de cette reine étrange, est un produit de perdition. Il ne pourra être vraisemblablement le futur roi, et Mary n’a pas donné d’autres enfants à Ceasar. Celui-ci, qui sera bientôt assassiné…
Le Royaume de Longueuil est immense et est séparé en deux par l'infini Boulevard Taschereau, les Champs-Élysées du pays, où l’on trouve les plus laides boutiques de tout le continent. Du côté septentrional du boulevard, les beaux quartiers du Royaume s'étalent. Au centre de ceux-ci prend place le Palais de Longueuil. Du côté méridional du boulevard s'étire comme une cloque graisseuse, Longueuil pauvre. C'est malfamé, ça pue. Il y a des tueries dans tous les coins. C'est tout au long du boulevard Curé-Poirier. C'est cru Longueuil pauvre. Il y a du cul partout. C'est là que s'enfuit le prince de Longueuil lors de ses fugues.
Ces dans ces quartiers que le Prince rencontre un être étrange, un sauvage descendu de la Grosse-île. Il trouve auprès de lui les réponses à ses questions, les vérités dissimulées de l’univers, ses sensations perdues. Mais c’est à travers cet amour étrange et presque fraternel qu’il répand la Peste sur le Royaume. Une peste sociale qui vient briser le ciment qui enserre les nuques du peuple. Les sabbats de la Grosse-île se répandent et les baiseries et les inconvenances se multiplient. Le carcan religieux explose enfin dans une guerre civile qui met le pays à feu et à sang. La rébellion, dont le prince prend la tête, se lève contre la Reine sanglante et son archevêque. Soutenu par le peuple, la révolution va déchirer le pays en entier.
Lavé par cette infection barbare, le Royaume renaîtra sur ses ruines, libéré de l’oppression. Animé désormais de magie et de barbarie, de vie enfin, au travers d’une nature gonflée à bloc, le chaos naturel reprendra sa place.
PERSONNAGES PRESSENTIS
Roi de Longueuil – Bloody Ceasar
Reine de Longueuil – Bloody Mary – la Sanglante – Marion
Le prince
La nourrice
Devineresse, Cassandre cheap – Shirley Temple
Julia – La magicienne violée
Le Roi de Blanc-Sablon et de Nouvelle-Brunswick – Le Grand Diurne
Le Loup – Demi-frère de Steve
Archevêque de Longueuil –Chasseur de sorcières
Licorne narratrice
Le philosophe voyageur, frère Shirley Temple
Le Titan sauvage, qui amène la Peste sur le Royaume. Le Prince en tombe amoureux.
Le peuple de Longueuil
Les pestiférés

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