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Pour une science citoyenne

Publié le 15 juillet 2009 par Raymond Viger

Utilisée à toutes les sauces, l’expression «science citoyenne» est apparue de l’autre côté de l’Atlantique au début des années 2000. Plus précisément en 2002, lors de la création de la Fondation Sciences citoyennes, à Paris. Espérant faciliter les discussions entre experts de la science et néophytes en la matière, la science citoyenne se décline en soirées thématiques, conférences, sessions de formation et bars des sciences. Pour tous les goûts!

Le Québec s’organise

Au Québec, la création de cet espace de dialogue entre science et société par des scientifiques et des citoyens va bon train. Des événements ponctuels sont organisés, mais d’autres sont aussi récurrents. En entrevue à Je vote pour la science la semaine dernière, Emmanuelle Trottier, conseillère en éthique de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, mentionnait que tous les deux ans depuis 2005 était organisée une conférence consensus avec des jeunes du cégep. Après le plagiat électronique et le neuromarketing, voici que les cégépiens se pencheront cette année sur la cyberintimidation. S’inspirant du Parlement jeunesse du Québec, ces conférences veulent «intéresser concrètement les jeunes aux enjeux éthiques des applications de la science et de la technologie.» Et les discussions sont prises très au sérieux. Non seulement par les jeunes, mais aussi par les décideurs. «Le ministère de l’Éducation, celui de la Sécurité publique et la Sûreté du Québec sont intéressés de connaître les constats des jeunes quant à la cyberintimidation pour pouvoir agir de façon préventive.»

Quand les citoyens mettent la main à la pâte

Les citoyens sont aussi mis à contribution sur le terrain! Anaïs Boutin, biologiste et écoconseillère à Éco-nature du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, a expliqué que 130 riverains de l’île St-Joseph avaient été sollicités en 2006 pour recueillir des informations sur les tortues d’eau douce du parc. Les observations des citoyens ont servi à alimenter l’AARQ, l’Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec. Cette contribution «augmente significativement les données d’occurrence des espèces de la rivière des Mille-Îles.» De plus, Mme Boutin a souligné que les observations des citoyens ont aidé à l’élaboration du plan de conservation pour la tortue géographique, une espèce menacée.

Selon François-Pierre Gauvin du Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, la participation citoyenne s’accroîtra probablement dans le domaine scientifique. «C’est prometteur comme expérience pour créer des ponts entre le monde de la science et le monde de prises de décisions.»


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