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Accompagnement aux aînés: assistés sociaux et clowns

Publié le 28 juin 2009 par Patriciaturcotte
Quelques réflexions sérieuses se sont imposées à mon esprit de citoyenne, au sujet du projet de Marguerite Blais, en ce qui concerne l’arrivée de clowns pour tenir compagnie aux aînés, dans les établissements de santé. Si les clowns thérapeutes aidaient les aînés à marcher à l’air pur; alors là, l’idée m’emballerait davantage. Mais pas avant l’embauche des assistés sociaux, des gens sur la Régie des Rentes ou sur le chômage ! Il y a quelques années, alors que je désirais retourner sur le marché du travail, ne serait-ce que pour occuper un emploi à temps partiel, je me suis retrouvée à accompagner des aînés en pertes d’autonomies, et ce, dans un établissement de santé privé à Québec. Même si je touchais seulement quelque dollars pour ce travail, en complément de mon revenu sur l’assistance sociale et la Régie des rentes, cela me permettait de me sentir utile, tout en venant en aide aux aînés, sans compter toute la joie que je voyais sur les visages de leurs familles. Les aînés auraient l'occasion d'aller marcher à l’extérieur Mon travail consistait à accompagner six personnes d’un âge respectable, soit pour jaser, jouer au bingo, et surtout, les aider à marcher quelques pas à l’extérieur. L’un d’entre eux, ainsi que les membres de sa famille, manifestaient une grande appréciation de constater que papa garderait ses jambes grâce à la marche, plutôt que de se retrouver en fauteuil roulant. Il ne faut pas se leurrer, plusieurs aînés se retrouvent sur une chaise roulante, faute de personnel dans les établissements de santé; autant publics que privés. N’était-ce pas valorisant pour eux, comme pour moi! Embaucher des assistés sociaux, et ensuite des clowns Pour cette raison, je trouverais encore plus géniale la proposition du Ministre de la famille, si on entrevoyait d’abord l’implication des personnes vivant sur l’assistance sociale, et même sur la Régie des rentes du Québec et le chômage, mais des gens ouverts de cœurs à l’idée de tenir compagnie aux aînés, avant l’arrivée des clowns. Par la suite, ces derniers pourraient compléter le travail de ces personnes vivant souvent en dessous du seuil de la pauvreté, qui ne demandent rien de plus, que de retourner sur le marché du travail. Pourquoi ne pas envisager cette solution; mais en rémunérant ces personnes de façon humanitaire ? Patricia Turcotte © Le 28 juin 2009

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