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Taux du Livret A : Patrick Devedjian adepte de la relance à la baisse de ... l'épargne populaire

Publié le 20 juillet 2009 par Slovar
Taux du Livret A : Patrick Devedjian adepte de la relance à la baisse de ... l'épargne populaireNous avons consacré un long article à la baisse du taux de rémunération du Livret A : "Baisse du Livret A : La spoliation continue ... mais l'emprunt se profile !" .
En effet, ce placement est détenu à ce jour par 47 millions de Français et se trouve être pour les français modeste le seul outil d'épargne et très souvent la bouée de secours des mauvais jours.
Nous écrivions dans notre article : "Néanmoins, il semble que nous devrions être satisfaits puisque comme le dit notre ministre : "S'il va baisser de 0,5 point, le taux va cependant rester largement supérieur à ce qui aurait découlé d'une application mécanique de la formule de calcul, qui relève d'une moyenne entre l'inflation et les taux d'intérêt interbancaires (Eonia et Euribor, taux auxquels les banques se prêtent de l'argent): si elle avait été appliquée, elle aurait donné un taux de 0,25%."
Et bien, il existe un minsitre du gouvernement Fillon pour s'offusquer de ce fait : le Ministre de la relance :
Le taux du livret A à 1,25 % ? Patrick Devedjian s'étonne que le gouvernement soit intervenu pour empêcher qu'en vertu d'une application purement arithmétique de la révision de taux, celui-ci ne descende à 0,25 %. «Qu'est-ce que cela veut dire ?, s'interroge le ministre en charge de la Relance. Cela signifie que l'État n'applique pas les formules et donc ne respecte pas la loi. Cela devient une habitude et c'est un problème de morale politique.»
Crucifiant la décision de Christine Lagarde qui avait annoncé sur RTL que " le taux du Livret A serait ramené à 1,25% le 1er août, contre 1,75% actuellement et 4% il y a un an. Elle avait invoqué des "circonstances exceptionnelles" pour justifier de la non-application de la formule de calcul du taux" - Source Challenge
Pour une fois, il a su se tenir et ne pas la traiter de "salope" comme il le fit avec l'ex-députée Anne-Marie Comparini. Néanmoins, monsieur Devedjian n’a aucune envie de s’appliquer le : « Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça démissionne » de Jean-Pierre Chevennement.
Non, monsieur Devedjian au nom de la "parole décomplexée", qu’il pratique depuis toujours, a tous les droits, y compris de s'exprimer sur les décisions des autres ministres, surtout lorsqu'elles risquent de lui casser son "jouet" : Le futur emprunt national.
En clair, ces cochons d'épargants vont lui gâcher son emprunt sans lequel il n'y aura pas de relance. En effet, il a estimé le 28 juin sur Radio-J, que si 17% des Français souscrivent à cet emprunt d'Etat, alors son succès est "assuré". Il réagissait ainsi au sondage (Ifop pour le Journal du Dimanche et M6) indiquant que 82% des Français ne veulent pas souscrire à l'emprunt, contre 17% qui y seraient plutôt ou tout à fait favorables (1% NSP)
Et, c'est vrai qu'en ne donnant que 0,25%, il était plus facile d'attirer l'argent des livrets vers cet emprunt .... On serait tenté de dire que les propos tonitruants du ministre correspondent à l'angoisse de l'inutilité et de l'échec ...
Néanmoins, il révèle également qu'il sait aussi comprendre les français qui souffrent dans leur emploi, puisqu'il "estime que son "CDD" (contrat à durée déterminée) sera terminé "en mars 2010".
Nous aimerions tout de même rappeler que l’homme qui souhaitait voir rémunérer l’épargne populaire à 0,50% et qui se proclame en CDD, n’est pourtant pas mal loti en ce qui concerne ses autres fonctions et rémunérations :
En temps normal
- Député : 7008 €
- Président du Conseil général des Hauts de Seine 5 441 €
Soit 12 449
En CDD ministériel
- Ministre 14 107 €
- Président du Conseil général des Hauts de Seine 5 441 €
Soit 19 458 €
Source CAPITAL N°212 de Mai 2009
Fichtre 7000 € de manque à gagner ! Mais que va faire le Président devant cette situation inacceptable ?
Heureusement que Sophie Devedjian, épouse du titulaire du CDD est première adjointe, chargée de l'urbanisme et de la politique de la ville d’Antony où son époux fut le premier magistrat, il y a encore peu.
Et on doit reconnaître que chez les Devedjian, on n'aime pas vraiment le logement social dont les fonds proviennent habituellement ... des livrets A
" ... / ... Le nombre de demandeurs de logements sociaux ne cesse d'augmenter à Antony. On compte un peu plus de 1 700 dossiers en attente. L'opposition n'est pas surprise. « La majorité municipale n'a pas construit de HLM depuis plus de vingt ans. Pis, elle les a détruits. Les plus modestes ne peuvent plus trouver à se loger » , dénonce François Meunier, élu communiste. « Si nous avons effectivement détruit 456 logements au Noyer-Doré dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain en cours, nous sommes en train de reconstruire un nombre équivalent d'appartements à la Croix-de-Berny, aux Bas-Graviers et sur les terrains du Cemagref », réplique le maire.
L'édile ajoute que, depuis qu'il a racheté le parc social du département (un peu plus de 3 000 appartements), l'office public HLM d'Antony est mieux à même de répondre aux attentes des habitants. « Est-ce si sûr ? » s'interroge François Rivet. L'élu socialiste pense que ce tour de passe-passe, qui n'a en rien augmenté le nombre de HLM dans la ville, hypothèque grandement l'avenir du logement social à Antony. Le prix d'achat de ces appartements (autour de 35 millions d'euros) a conduit le bailleur social Antony Habitat à doubler sa dette ... / ... " - Source "Antony au banc d'essai" : le Point du 2/04/2009
Champion toutes catégories du cynisme, Patrick Devedjian s'est permis de déclarer : " Quand je serai au chômage, cela voudra dire que j'ai réussi ma mission. Je ne sais pas bien ce que je ferai. Je prendrai ma retraite et j'irai peut-être en Italie, ou je m'inscrirai au Pôle emploi "
De la part de quelqu'un qui déclarait :
En parlant du Conseil Général des Hauts de Seine où il venait de succéder à Nicolas Sarkozy :
"je suis amené à nettoyer les écuries d'Augias" mais s'est contenté de ne rien faire
Au sujet du RSA
"L'assistanat ne doit plus être le mode normal de redistribution des richesses"
"le RSA, il faut le faire" mais ce n'est "pas seulement une question d’argent» mais «surtout une question d’incitation au retour à l’emploi"
Au sujet du travail du dimanche
" Je crois qu’il est sage de permettre aux gens de travailler s’ils le veulent, c’est une liberté », « Je croyais que nous étions dans une République laïque », « Les chrétiens honorent le dimanche, les juifs le samedi, les musulmans le vendredi, si les bouddhistes s’y mettent, il ne va pas rester grand chose ! " - Source France Catholique
Et pour finir cette "bluette" sur l'épargne
" ... / ... Calculant que pour quelqu'un ayant 20.000 euros d'épargne, le prélèvement pour le RSA correspondait à dix euros par an, Patrick Devedjian a jugé que "c'est quand même pas insupportable": "par rapport au résultat (...), par rapport à l'effet économique (...), c'est très peu de chose". "Un tel changement dans le fonctionnement de notre société et dans la fracture sociale, ça vaut bien 10 euros par an ... / ... " Source Nouvel Obs
Plus rien ne nous étonne.
Pour ceux (nombreux) qui l'ignorent, Patrick Devedjian a fait publier un livre portant le titre suivant : "A Moi Le Ministère De La Parole !. Entretiens Avec Emmanuel Kessler" qu'on peut trouver soldé en ce moment chez chapitre.com ... avec 27% de remise.
Prémonitoire ?
Crédit photo
20Minutes

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