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Lettre au Président de la République

Publié le 07 août 2009 par Gédécé @lesechogaucho

AR Présidence

Comme gauchedecombat, écrivez vous aussi à Nicolas Sarkozy !

Il vous suffit  de copier/coller le texte qui suit et de l’envoyer massivement à l’adresse suivante  :

Ecrire au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Puisqu’il paraît que vous allez mieux (je ne voudrais pas en effet m’attaquer à un homme à terre… même quand il est sur la plage), permettez-moi de vous faire part de mon indignation face à la situation économique et sociale actuelle.

Devant votre incapacité évidente à gérer notre pays, j’ai en effet décidé de vous faire savoir ce que je pensais de votre politique totalement inégalitaire.

Il ne s’agit plus ici de politique politicienne, de gauche, de droite ou d’extrême-centre, mais de la notion du bien vivre ensemble, du ciment sociétal que vous n’avez de cesse d’attaquer par des réformes totalement injustes qui ne vont, sous couvert d’un pragmatisme qui dissimule de plus en plus mal une certaine obstination idéologique, que dans un sens, unique : la protection des plus fortunés, l’intérêt des élites économiques et financières, sans jamais remettre en cause leurs privilèges, mais au contraire en les accentuant sans cesse davantage, au détriment de la majorité de nos concitoyens.

Le dernier exemple en date est le communiqué de Mme Lagarde, qui ne voit aucune raison de remettre en cause les bonus attribués aux traders (notamment de la BNP, pour l’affaire la plus récente…), alors qu’une majorité de la population souffre profondément de la crise, et a des difficultés à boucler ses fins de mois, y compris dans les classes moyennes.

Au moment où des milliers d’emplois sont supprimés au nom d’une rentabilité économique dont les bénéficiaires (contrairement à ces entrepreneurs respectables qui ont encore un pied dans la réalité de leurs entreprises) s’exonèrent en toute immoralité de leur responsabilité sociale, cela est indécent.

Et le refus caractérisé de ne pas limiter ce genre de pratiques alors que vous en avez fait la promesse génère une incompréhension légitime et grandissante qui dépasse les clivages politiques traditionnels et devient une source de violence potentielle que vous ne pouvez ignorer.

L’usage exclusif de la répression et du contrôle (ainsi, Hadopi, Cristina, etc…) n’est pas une solution, et ne peut que nous conduire vers l’impression (d’ailleurs largement exprimée par certains) que nous sommes dans un Etat qui bascule peu à peu vers le totalitarisme, d’où cette caricature d’un Bonapartisme qui vous est affublée, non sans raisons, même s’il s’agit d’un raccourci. L’histoire ne se répète jamais de la même manière…

Certains s’offusquent de la violence qui s’exerce dans des situations concomitantes à des plans de licenciements, comme ces mouvements de séquestration de cadres, dont il est utile de rappeler qu’aucune violence physique à leur endroit, à ma connaissance, n’a encore été à déplorer, ce qui est heureux. J’aimerais que ces gens là manifestent la même indignation face au cynisme et à la violence sans précédent qui s’exerce aujourd’hui envers les salariés et les chômeurs, désespérés de tant d’incurie de la part d’une société qui ne sait plus où elle va, ailleurs que vers la recherche maximale de profit. Et qu’importe les dégâts sociaux. Beaucoup ne retrouveront en effet pas d’emplois de sitôt… même s’il n’est pas très politiquement correct de le dire, et de l’écrire.

Par quel tour de passe-passe pourrez vous en effet créer en quelques mois les 800 000 emplois supprimés en 2009 ? Et ne me faites pas la querelle du chiffre… Ils sont toujours discutables, mais il y a derrière celui-ci une réalité que je vous demande de considérer. Ce n’est pas une série de mesures pour l’emploi sans grande envergure qui va répondre à un tel cataclysme social.

Quelqu’un que je n’apprécie pas particulièrement a dit : «  Parler de social à Nicolas Sarkozy, c’est comme parler de cinéma à une caméra de surveillance »….

je compte sur vous, sans grand espoir, pour me prouver le contraire. Il y a certainement encore un homme, derrière le Président, qui ne demande qu’à prouver qu’il a un cœur. Ou à défaut, une conscience. Politique ou pas.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la république, l’expression de mon indignation la plus sincère ».

GdeC


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