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Cybook Opus, le test 2/2

Par Hervé Bienvault

100_7210 100_7209 Deuxième volet de mon test aujourd'hui. Dans le premier billet, je vous faisais part de mon enthousiasme pour le design et la prise en main de ce nouveau Cybook Opus. Disproportionné avant de l'allumer? Peut-être mais on craque bien pour des livres avec leurs couvertures, non? Voyons donc si ce qu'il nous réserve à la lecture. Vingt secondes de démarrage, c'est encore beaucoup par rapport au Sonyreader (démarrage immédiat) mais bien mieux que le Cybook (presque moitié moins). Les habitués du Cybook Gen3 retrouveront la navigation dans la bibliothèque avec une amélioration notable, la création de dossiers qui facilitent grandement le classement quand on dispose de bibliothèques copieuses comme certains. A noter la mémoire interne du Cybook Opus qui a été 100_7224 100_7225 100_7226 porté à 1GB ce qui est le double de l'espace disponible sur les autres lecteurs du marché. Avec une mini SDCard de 4GB en plus (10/12 euros sur le marché), je vous laisse imaginer la capacité, plusieurs milliers de titres avec soi! Une fois le Cybook relié à l'ordinateur, j'ai commencé à créer des dossiers, littérature française, anglaise, etc. Puis on glisse les fichiers dans les dossiers, rien de plus simple. Le Cybook Opus présente les dossiers, les sous-dossiers, navigation très intuitive et simple avec les quatre boutons. Le bouton central (haut, bas, avant, arrière, validation au milieu), un bouton à gauche pour revenir à la bibliothèque à tout moment, un bouton à droite pour définir les paramètres du lecteur. Les deux boutons allongés sur le côté complètent les touches avant et 100_7212 100_7213 arrière avec la main droite si on le souhaite. Bref, en deux minutes, on a assimilé le fonctionnement et la navigation de lecture. Affichage rapide, les pages montent rapidement y compris pour les pages pdf, avec des fichiers lourds. Bookeen a grandement amélioré le processus. La présence d'un accéléromètre bascule automatiquement les pages quand vous basculez le lecteur. "C'est comme l'Ipod" me dit ma fille... Elle cherche à appuyer sur l'écran avec son doigt. "Cherche pas, ça viendra plus tard!". Le Cybook Opus, on l'a dit, a pris le virage de l'ePub. Exit le PRC propriétaire d'Amazon, bienvenue à ce format ouvert que les éditeurs ont adoptés massivement depuis un an maintenant. La bonne surprise vient dans la gestion en mode justifié, ce qui 100_7214 me change de mon Sonyreader. Pas encore de gestion des césures sur l'Opus mais c'est déjà le jour et la nuit quand on aime les livres et la typographie! La lecture au fer à gauche, je commençais à en avoir ma claque. On peut faire défiler les pages rapidement en maintenant les boutons avant/arrière appuyés, ça va vite. A noter que l'on peut aussi désactiver le léger flash noir, quand on change les pages qui  a l'air de  gêner certains, dans les paramètres du lecteur. Ce qui n'est pas du tout mon cas, je dois le dire. Mais il semble que, du coup, apparaisse un peu d'effet fantôme quand on change les pages. Peut-être à améliorer encore dans les prochaines mises à jour chez Bookeen. C'est le seul petit bémol que j'ai vu, très superficiel. Rapidité d'affichage, souplesse suffisante des boutons, grande intuitivité dans la navigation, bref, c'est du bon boulot. Longtemps que la partie logicielle de Bookeen a un train d'avance, c'est pas prêt de se démentir. Y compris dans la gestion des niveaux de gris. 4 seulement contre les 16 ailleurs? Mais avec ses 4 niveaux seulement, Bookeen a su les optimiser (bravo Laurent, c'est son oeuvre) et avec la définition en 200 dpi de ce nouveau lecteur on a un résultat impeccable dans le rendu des images. 100_7218 100_7219 Bien supérieur au Sonyreader par exemple. Bon, je vous passe toutes les caractéristiques techniques, elles sont de toute façon ici. En conclusion, je suis emballé par ce nouvel Opus, le premier de cette nouvelle génération de lecteurs 5 pouces. Bookeen est en train de mettre la barre très haut, tant au niveau du design et de la prise en main que de la navigation de lecture.  Quand vous rajoutez les qualités d'autonomie (le Cybook était déjà le champion en la matière, des semaines et des semaines d'utilisation), n'en jetez plus, c'est du premier choix pour les futurs acheteurs, gros consommateurs de livres de poche. Bon, il y a le prix du Cybook Opus à 249€ qui risque d'être un peu plus élevé que la concurrence, de quelques dizaines d'euros. Mais avec cette housse somptueuse pour le ranger et ce design hors-pair, ce sera très vite oublié. Il y a quand même des lecteurs au design post-soviétique que l'on ne peut raisonnablement pas offrir en cadeau à la Saint-Valentin! Le Cybook Opus au pied du sapin, vous ferez plaisir et pour longtemps... Je souhaite que le Cybook Opus soit visible rapidement dans les rayons, que tout le monde puisse le prendre en main pour se convaincre. Bravo Bookeen! Vive cet Opus, ce nouveau lecteur eInk français qui va bien s'exporter, croyez-moi! Surtout avec le métro d'avance qu'ont les anglo-saxons en terme de librairies numériques.. Attention à la rupture de stock, ça va chauffer!


PS: j'aurais l'occasion de revenir dans les semaines qui viennent sur les différentes bibliothèques que l'on peut trouver sur internet et leurs adaptations à ce nouveau format 5 pouces.


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LES COMMENTAIRES (1)

Par Sapo
posté le 26 février à 04:27
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Avec ses 4 Go de mémoire, le Cybook Opus est capable d’embarquer 4000 titres, soit, peu ou prou, l’inventaire d’une bibliothèque municipale.

Or, imaginez que sa bibliothécaire n’ ait eu, pour organiser son espace que trois critères de classement : l’ordre alphabétique des titres, la date d’achat ou le poids de chaque livre. Absurde, diriez-vous. Et ce sont pourtant les seules options que me propose le Cybook Opus que je viens de recevoir.

Au-delà de 64 Mo de mémoire, toute liseuse dont l’interface ne permet pas, au minimum, une recherche par genre(Littérature, Philosophie, Histoire, etc…) et par auteur, m’apparaît comme une escroquerie. Escroquerie à laquelle participent les marchands qui la distribue, mais aussi les testeurs en tout genre qui foisonnent sur le web.

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