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Shorinji kempo

Publié le 21 juillet 2009 par Minamoto
La création:

So Doshin, fils d'un douanier de la préfecture d'Okinawa, naquit en 1911, sous le nom de Nakano Michiomi. Très jeune, à la mort de son père, il partit vivre chez son grand-père en Mandchourie. À cette époque, le Japon avait envahi la Chine et la contrôlait militairement. Le père et le grand-père de SO Doshin avaient été membres d'un parti politique appartenant à un courant de la droite nationaliste japonaise, « la Société du Dragon Noir », et à la mort de son grand-père, So Doshin s'y inscrivit.

Il retourna en Mandchourie en 1928 en tant qu'agent secret du gouvernement, et c'est à cette époque qu'il commença de pratiquer la boxe de Shaolin sous la houlette d'un religieux taoïste. Il fit de nombreux voyages en Chine et s'installa finalement à Pékin où il s'entraîna au I He Chuan, avec le maître Wen Lou Shi. Lors de sa visite au monastère de Shaolin Si, il fut frappé par les célèbres manuscrits représentant des moines en train de s'entraîner aux arts martiaux. C'est là qu'il aurait été initié au Shaolin quan (aussi appelé Kita Shôrinji Giwamonken selon certaines sources). Cependant, il est peu vraisemblable que les Chinois aient ainsi enseigné leurs techniques à SO Doshin, sans une longue période d'apprentissage. En effet, sauf si l'on admet que ce dernier ait réussi à se faire passer pour chinois, il semble improbable qu'un authentique maître chinois ait pu dévoiler ses secrets à un occupant japonais.

Shorinji kempo
Il n'en demeure pas moins que le Shôrinji Kempo possède des liens indiscutables avec les techniques de combat pratiquées dans le fameux monastère. Kaïso a vécu en Chine 17 années, durant lesquelles il fut initié aux arts martiaux par les maîtres de différentes écoles, et au terme de longues années il fut amené à succéder à Wen Tan Tsung, 20e maître de l'école de Shôrinji Giwamonken du nord, devenant ainsi le 21e maître de cette école après une cérémonie de reconnaissance au temple Shaolin.

SO s'enfuit de Mandchourie avant l'invasion russe et revint en 1945 dans un Japon ravagé par la guerre. Il commença de pratiquer le Jû Jutsu avant de fonder le Nippon Shôrinji Kempo le 25 octobre 1947, basé sur les principes philosophiques du Bouddha et sur les techniques de l'Arahan No Ken où il est passé maître dans sa jeunesse en Chine. En fait, son art requérait de la discipline et un travail à deux primordial pour un développement physique et intellectuel, et le Shôrinji Kempo synthétisait un art martial basé sur des préceptes philosophiques, ayant pour but d'unir les hommes et de redonner un sens aux mots courage et justice en prônant de vivre «moitié pour soi-même, moitié pour les autres». Cet art martial connut un grand développement et le titre de grand maître est maintenant porté par la fille de SO Yuuki. Le siège de son association se trouve à Shikoku, une île japonaise.


Techniques
:

Le Shōrinji Kempo offre plusieurs aspects ; la diversité des techniques qui sont enseignées associe des techniques proches du Karate, du Jūjutsu et de l'Aïkido, puisant principalement ses origines dans la boxe chinoise de Shaolin et dans le Jujutsu japonais.

Les techniques Goho rassemblent les techniques dites « dures » de coups de poings et de coups de pieds.

Les techniques Juho, dites techniques « souples », visent à immobiliser l'adversaire au moyen de clefs de bras effectuées principalement au niveau du poignet, du coude ou de l'épaule, ou le projeter.


Les techniques Seïho concernent à la fois la connaissance et la maîtrise de l'ensemble des points vitaux (les Kyushos), et les techniques de remise en forme et de respiration.



Une petite vidéo pour finir
:



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