Magazine Autres sports

Jigoro Kano et le Nage no Kata

Publié le 15 juin 2009 par Minamoto
Jigoro Kano, le fondateur du Judo

Né le 28 octobre 1860 à Migake (Japon). Il commence très tôt (vers 11 -12 ans) à étudier les rudiments du Ju-jitsu pour se défendre face à ses camarade plus fort physiquement que lui. Rapidement il apprend plusieurs style de ju-jitsu qu'il va maitriser.
En 1882, il créé le Kodokan, son dojo.

Jigoro Kanō désire adapter le Ju-jitsu à la nouvelle ère. Le Ju-jitsu est une technique de combat à mains nues utilisée par les samouraïs sur le champ de bataille : sa seule vocation est de mettre, vite et bien, un attaquant hors d'état de nuire. Kano cherche à le transformer en un moyen d'éducation du corps et de l'esprit « adapté à l'éducation de toute une nation ». Il renomme sa discipline de Ju-Jutsu (technique/art de la souplesse) à Ju-do (Voie de la souplesse), et fonde ainsi ce qui est probablement le premier Budo moderne. D'autres maîtres suivront en effet son exemple, transformant leur art de « technique » en « Voie ».

Le terme « souplesse » est à prendre au sens de « non-résistance » ou « adaptation ». Le principe est de ne pas chercher à résister à ce que cherche à faire le partenaire / adversaire mais à céder afin d'utiliser sa force pour soi. Ce principe aurait été inspiré par l'observation de la végétation sous la neige, en constatant que «c'est en pliant que la souple branche de cerisier se débarrasse de l'adversaire hivernal dont le poids brise les branches rigides».

Jigorō Kanō a réalisé lui même la première démonstration de Judo en France en 1889 lors d'une tournée en Europe.

Jigoro Kano et le Nage no Kata
Jigoro Kano pendant le Nage no Kata

Nage no Kata

Le kata est composé de trois techniques dans chacun des cinq groupes de projections du judo: techniques de mains (te waza), techniques de hanches (koshi waza), techniques de pieds (ashi waza), techniques de sacrifice arrière (ma sutemi waza) et techniques de sacrifice latéral (yoko sutemi waza). Chacune des quinze techniques doit être exécutée deux fois dans un ordre spécifique: d'abord en kumi-kata (prise du keikogi) à droite puis à gauche. Le démonstration de ce kata en tant que tori fait souvent partie des tests pour le passage de la ceinture noire. Le rôle de uke requiert d'être projeté trente fois. Il est traditionnellement occupé par un partenaire plus expérimenté.

La vidéo...

Un kata  de judo remarquablement exécuté. J'avoue qu'à notre époque, je n'apprécie le judo que dans ce genre de pratique. Remarquez l' harmonie dans laquelle travail tori et uke et la recherche de l'économie de mouvement !


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Minamoto 603 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazines