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Du développement durable au progrès durable : de l'exclusion du bonheur à sa réhabilitation (ii)

Publié le 18 août 2009 par Cajj

L'idée de bonheur dans tout ça
Pourquoi parler du bonheur ? J'ai choisi de parler du bonheur car si celui-ci a une composante individuelle, il a aussi une composante collective.
De plus, selon les dernières thèses scientifiques, le bonheur est un des fondements les plus importants du développement de l'espèce humaine. À l'inverse, on doit s'interroger sur l'impact à long terme de l'absence de bonheur, impact notamment sur le développement de la civilisation occidentale capitaliste.
Si le développement durable a quelque chose à voir avec l'harmonie (environnement-social-économie), il n'a que peu à voir avec le bonheur. La politique peut-elle avoir quelque chose à faire avec le bonheur ? Si comme le disait le poète Jean Marie "le bonheur c'est un moment de paix dans un flot d'emmerdements", alors la politique s'adresse non pas au bonheur mais au bien-vivre !! Combien de village revendiquent-ils le bien-vivre ensemble !!???
Le développement des cinquante dernières années est un fiasco en terme de bonheur/ bien-vivre malgré les 35 heures et le ministère du temps libre.
Ceci serait moyennement grave tant qu'on ignore que le bonheur joue un rôle décisif dans la survie de l'espèce humaine. Ceci serait moyennement grave si nous ne cherchions pas à donner un sens à la vie.

mug

Egalement celà nous amène à une seconde réflexion : le développement qui n'intègre pas l'individu peut-il être source de sous-développement de l'Homme ? Je définit ici le sous-développement par : mouvements sectaires, conduites addictives, intégrismes liberticides, dépravation, dépression, hooliganisme, dégénérescences sexuelles (pédophilie, zoophilie), violence urbaine ou conjugale, ... Nous ne souhaitons pas ici aller plus loin dans la réponse ; elle nécessite la mesure sérieuse des choses dans le temps ; aussi, laissons la question posée.
Je propose, donc, d'essayer de dépasser la notion de développement durable. Le développement n'ayant pas de connotation positive ou négative, je propose d'envisager la notion de progrès durable. En posant cette notion, je veux évoquer un développement qui intègre l'individu et qui ne s'arrête pas au communautaire.
Évidemment, une fois l'idée lancée en l'air, il reste à lui donner de la substance.
La modernité c'est le basculement de la tradition à la liberté ; sur le plan intellectuel, cette évolution marque le siècle des Lumières. Mais constatons que jusqu'en 1950, la vie des individus était réglée par la (une certaine) tradition. Les femmes mourraient en couches, les hommes à la guerre, les rescapés de la grippe espagnole, les enfants les uns avant les autres, ... on ne faisait pas d'études, on tachait de travailler dur pour gagner peu.
Depuis les années 50, chacun choisit sa vie : marié ou non, avec enfant ou non, avec vie sexuelle ou non, hétérosexuel ou homosexuel, employé exploité ou riche pisciniste... ainsi, chaque marque automobile donne, à ses propects, le choix d'une quinzaine de modèles ; trente ans plus tôt, c'était trois et on les renouvelle plus vite qu'un bail. Sur le plan matériel, selon la terminologie marxiste, la liberté réelle se confond de plus en plus avec la liberté formelle : l'inséré professionnel (ouvrier, employé, ...) a la même chose que le bourgeois qui peut travailler mais en plus petit (voiture, vacances, mutuelle, logement, loisir, retraite, ...).
(Ce qui n'est pas le cas de l'exclu, du chômeur longue durée, bien évidemment).
cajj


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