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Avec le décès d’Adrien Zeller, l’Alsace perd un grand homme

Publié le 23 août 2009 par Stb

Adrien-zeller La fin de l’été est généralement l’occasion d’une douce amertume. Le décès d’Adrien Zeller, Président du Conseil Régional lui confère cette année, pour moi, une profonde et lourde tristesse.

J’ai, bien entendu, croisé Adrien Zeller à plusieurs moments que je qualifierais d’instants de vie : il y eut le temps de l’affrontement, de l’échange et celui de l’enrichissement.

Génial et généreux

L’affrontement me permit d’apprendre beaucoup sur la « chose publique » et de grandir. L’échange de partager informations, avis sur des sujets aussi variés que l’identité régionale et le développement des nouvelles technologies ou du haut-débit en Alsace. L’enrichissement, enfin, fut celui de mots écrits, dits et de paroles échangées. J’ai en tête le ton de cette voix et le don de soi unique d’un homme si généreux et amoureux de l’Alsace.

Cet amour, je l’ai ressenti encore, cette année, lorsque présent aux vœux de Nouvel An, à Hoenheim, il me prit à part, quelques minutes pour prendre des nouvelles et me demander ce qu’humblement je percevais de la situation politique.

Nous avions évoqués alors la réforme des régions et départements et il savait qu’allait être nécessaire « la mobilisation de tous contre la tentation parisianiste ». Comme à son habitude, son analyse était claire, précise et elle traçait des lignes à suivre pour toutes celles et ceux qui ont l’Alsace à cœur.

Je me souviens aussi d’un autre moment où nous avions discuté sur les engagements de jeunesse, d’une génération l’autre. L’humaniste rayonnait et ses mots sonnaient justes.

Une certaine idée de l’Alsace

Là encore, un parler vrai et des mots qui résonnent encore, puis des conseils récents, que je suivrais. D’autres instants, me viennent à l’esprit, des moments de joies et d’autres plus personnels.

Adrien Zeller était – le passé est douloureux à employer ici – de ceux qui savent vous convaincre. Son esprit de liberté, par delà partis, cours et partisans le renforçait encore. Son départ aujourd’hui provoque peine et douleur. Lui qui se réjouissait de pouvoir défendre cette « France, forte de ses régions » jusqu’aux plus hautes marches de l’Etat, sera-t-il écouté dans les mois à venir.

Je pense aussi aux siens, à sa famille, ses proches et collaborateurs auxquels j’adresse toutes mes condoléances. Avec eux, c’est toute l’Alsace qui porte le deuil, celui d’un de ses fidèles serviteurs.

STB (Conseiller Régional d'Alsace 1998-2004)


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