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Comment gérer la grippe grise

Publié le 24 août 2009 par Dangelsteph

Pourquoi pas en utilisant des histoires ?

La grippe dont on parle, c’est bien-sûr la grippe porcine, mexicaine, nord-américaine, H1N1 ou peu importe le nom qu’on lui donne. Elle est grise parce que la pandémie que l'on craint est larvée : ç’en est une par certains aspects, mais l’alarme n’est pas pour autant déclenchée. Ce n’est donc ni blanc ni noir, mais gris. J’ai d’ailleurs déjà parlé ici et ici des histoires grises.


Traditionnellement, les pandémies font l’objet de scénarios précis, fondés sur la détection de cas, un savoir épidémiologique qui monte en puissance, et un pilotage le plus rationnel possible de la part des pouvoirs publics, à base de modèles scientifiques fiables parce que testés et restestés en amont.


Mais pour cela, il faut une réalité binaire, blanche ou noire, pas une logique floue, grise.

Sur quels fondements peut-on agir, quand les modèles ne sont pas adaptés à la gestion de ce type de situation ?

Où sont les points de basculement dans les différents stades du dispositif à mettre en place ? Car le dispositif, lui, est assez classique en lui-même, rien de révolutionnaire dans l’usage de masques, la restriction des déplacements etc.

Jusqu’où et jusqu’à quel moment faut-il attendre ? Et attendre quoi ? Comment évaluer ? Quand appliquer le principe de précaution ? Les récentes décisions gouvernementales concernant les mesures à prendre en cas de grippe A dans les écoles sont-elles adaptées ? On ne sait pas.


Les planifications, aussi sophistiquées soient-elles, ne sont pas adaptées à une grippe grise.

Résultat : pour l’heure, beaucoup d’actions autocentrées, fruits d’un repli sur soi qui ne dit pas son nom. Tel pays achète tant de doses de vaccins, un autre fait de même mais dans une proportion supérieure. Pourquoi, est-ce le bon choix ? On ne sait pas.


Le storytelling ne peut pas apporter de solution à cette situation d’exception. Par contre, étant donné que nos aînés ont déjà connu un virus parent (voir mon micro-post ici), entamer un travail narratif avec eux (tout simplement essayer de retrouver la trace de ce virus parent qu’ils ont déjà connu en faisant resurgir les histoires gravées dans leur mémoire) peut apporter un éclairage différent, et non dénué de valeur ajoutée. Donner à ce travail une dimension internationale, mondiale, peut même permettre de rattraper par la manche les pays en voie de développement dont personne ne parle, mais qui seront les plus fragiles face à une pandémie parce que moins organisés que les autres.
Se contenter de regarder ce qui se passe dès à présent en Polynésie, pour tenter d'extrapoler ce qui va se passer en métropole risque d'être insuffisant.


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