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Pôle Rentrée

Publié le 24 août 2009 par Nellym67

Aïe aïe aïe, la situation du Pôle Emploi ne semble pas s'arranger. D'après le Parisien, les 250 agences Pôles Emploi d'Île de France seront demandeur d'emploi.jpgfermées aujourd'hui mardi en raison d'un besoin urgentissime de rattrapage de traitement des dossiers. En septembre vont venir s'inscrire les nouveaux diplômés, en plus de ceux qui achèvent aussi leur vie scolaire sans qualification, et de toutes les futures victimes des surprises de la rentrée en terme de plans sociaux (les sociétés de service ressentent actuellement les conséquences de la crise chez leurs clients... chacun son tour...)

Il paraîtrait qu'on mettra tout en oeuvre pour que Pôle Emploi ne soit plus débordé. C'est à dire? On va faire en sorte de pouvoir "traiter les dossiers"? Ou accompagner les demandeurs d'emploi?

Les attentes en matière d'emploi sont immenses et le gouvernement a fort à faire pour saisir ce dossier brûlant... L'idéal serait de projeter cette problématique dans une perspective globale, celle du parcours professionnel dans un environnement européen qui nous pousse à être flexible et déterminé, et donc accompagné. De la formation initiale à l'entreprise, de l'entrée dans le monde professionnel à la retraite, d'un métier obsolète à une reconversion, il faut construire des ponts. Non pas uniquement en fonction des besoins du marché selon la règle de l'offre et de la demande, mais aussi dans une perspective plus humaniste de la construction d'un parcours avec différents partenaires, du Pôle Emploi aux DRH, des instituts de formation aux postes de travail, des financeurs aux bénéficiaires...

Mercredi sera publié le nombre d'inscrits à Pôle Emploi en juillet. Pendant ce temps débuteront les Universités d'été de la CFDT et de la CFTC, les syndicats reprennent du service après la trêve estivale (on verra d'après les chiffres que le chômage lui ne s'est pas accordé de trêve). Jacques Delors étant présent auprès de la CFTC jeudi, on peut se réjouir d'avance d'une prise en compte des enjeux européens.

Le gouvernement a mis en place des mesures pour encourager l'embauche des jeunes. (cliquez ici) . Ces mesures ne s'accompagneront pas de précarité si elles engagent aussi du tutorat en entreprise avec accompagnement, transmission des savoirs, suivi. Et si en amont, le recrutement effectué (ou non) à l'aide de Pôle Emploi s'appuie non pas sur du remplissage de quotas mais sur la prise en compte d'un projet. Mais pour cela il faut du temps et de la disponibilité, et la crise accentue les carences dans ces domaines... et la perte de confiance. C'est une base de travail pour le MoDem qui doit poursuivre ses réflexions dans ce domaine.

Je signale le billet de l'Hérétique relatif à l'Emploi et à sa synthèse sur les travaux du MoDem (sans compter les futures contributions des commissions nationales... à suivre) : MoDem, mode d'emploi (article emploi)

Et attention les yeux, je reproduis ici un extrait d'article du Monde relatif à la fermeture de l'usine Trèves d'Aÿ, malgré d'importantes aides publiques :

"D'après la CGT, plus d'un millier de plaintes individuelles ont été déposées contre le groupe, car celui-ci a décidé de fermer son usine d'Aÿ, près d'Epernay (Marne), quelques semaines après avoir reçu 55 millions d'euros du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Participent à cette démarche des salariés de l'entreprise, des élus et des particuliers, qui considèrent que Trèves a employé des aides publiques d'une manière "frauduleuse", et causé, du même coup, un préjudice aux contribuables.

L'affaire débute en novembre 2008. Comme d'autres sous-traitants automobiles sévèrement touchés par la crise, Trèves annonce un vaste plan de restructuration, qui prévoit notamment une quarantaine de suppressions d'emplois (sur 130) chez PTPM, l'une de ses filiales, implantée à Aÿ. Pour protester, des salariés entament une grève de la faim. Le préfet de région et les élus s'en mêlent. Un "comité de pilotage" est mis sur pied pour étudier la faisabilité d'une poursuite de l'activité.

Le 26 mars, lors d'une réunion en présence de représentants de l'Etat, d'élus et de dirigeants de Trèves, un "plan B" est présenté, proposant des réductions d'effectifs limitées à une douzaine de postes. Cette solution semble avoir l'assentiment de tous. Mais, deux semaines plus tard, la direction indique qu'elle fermera le site d'Aÿ (tout comme celui de Crépy-en-Valois, dans l'Oise). Stupeur des salariés et des élus de la région. "L'annonce de l'arrêt de l'activité a été vécue comme une trahison", confie Christine Tuffin, déléguée syndicale CGT chez PTPM.

La décision passe d'autant moins bien que Trèves est le premier industriel à avoir été soutenu par le FMEA (codétenu par PSA, Renault et le Fonds stratégique d'investissement, qui est lui-même propriété de la Caisse des dépôts et de l'Etat). Durant les années 1990, la municipalité d'Aÿ a également épaulé PTPM à travers une opération d'"usine-relais", rappelle le maire (PS), Dominique Lévêque."

Ainsi, pour répondre à cette insolence, la CGT organise de manière plutôt inédite "un comité de soutien des contribuables" pour défendre les salariés et dénoncer l'abus d'argent public qui aurait été utilisé pour "le redéploiement de son appareil de production et délocaliser vers des pays à bas coût de main-d'oeuvre."

La rentrée sera très chaude côté emploi...


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