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Après les championnats du monde de Berlin, Bernard Amsalem prépare les JO de Londres

Publié le 28 août 2009 par Gezale
Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme, n'avait pas caché qu'il ne s'attendait pas à plus de deux ou trois médailles lors des derniers championnats du monde de Berlin. Je sais bien que les détracteurs patentés du président de la FFA vont rire jaune mais le bilan, au fond, n'est pas si mauvais qu'on le dit. Je rappelle que l'objectif des dirigeants français était de placer le plus d'athlètes possible en finale. Il est presque atteint si on le compare à des épreuves mondiales récentes.
Il s'agissait également de faire confiance à des athlètes jeunes mis sous pression pour juger de leur comportement en situation. De ce point de vue, l'essai n'est pas totalement concluant dans la mesure où quelques pousses prometteuses (comme le jeune Lemaitre) n'ont pas trouvé les conditions de leur épanouissement.
Au lendemain des championnats et du bilan, le président étale trois médailles (dont deux à la perche) et, surtout, évoque les championnats d'Europe de 2010 avant les Jeux Olympiques de Londres. Avec son directeur technique national, ils avaient décidé de préparer l'avenir et d'engager des réformes douces mais fermes. Ainsi, Christine Arron, Ladji Doucouré et Murielle Hurtis devront prouver qu'ils ont toujours leur place en équipe de France. Quant aux jeunes, un certain nombre d'entre eux, trop tendres, vont devoir encore s'affirmer.
Miser sur la jeunesse est un pari intelligent. Si les installations sportives (telle la halle de Val-de-Reuil) et les moyens (le site Caraïbe) suivent, il faudra également améliorer la détection. La Jamaïque a mis au point un repérage et un suivi depuis l'école primaire...pourquoi pas en France ? A condition évidemment que les athlètes bénéficient de conditions d'éducation et de formation adaptées et ne voient pas seulement l'aspect financier des choses.
N'en déplaise aux grincheux et aux critiques permanents, la politique conduite par la FFA devrait aboutir à un juste équilibre entre la compétition de haut niveau et le sport loisir. N'oublions pas que c'est grâce à une pratique collective affinée que se détache une élite représentative. A quoi servirait une pointe d'iceberg méritante dans un océan de passivité sportive ?

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