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Réchauffement climatique : brèves (Copenhague, Australie, Burt Rutan, etc...)

Publié le 30 août 2009 par Objectifliberte

Petite-sireneCopenhague : vers une défaite des réchauffistes ? -- Bien que les preuves de l'imbécillité des théories de climatologie politique du GIEC soient chaque jour un peu plus nombreuses, la caravane des dirigeants occidentaux tente d'avancer comme si de rien n'était vers un traité mondial de « réduction des gaz à effets de serre », successeur du fameux « protocole de Kyoto », lequel traité devait, selon l'agenda initial, être signé à la fin de cette année à Copenhague.

Je dis "devait", parce que devant les divergences croissantes entre pays développés d'une part, et pays en développement d'autre part, la conclusion d'un accord est plus que douteuse. Et franchement, on ne peut que s'en réjouir.

Jean-Michel Bélouve, qui a il y peu eu l'amabilité de livrer à Ob'Lib' quelques réflexions de bon sens sur la controverse scientifique, vient de publier chez nos amis de l'institut Turgot un long résumé des enjeux économiques de la négociation de Copenhague, sans oublier de revenir sur le contenu concret des accords de Kyoto, et comment les mécanismes mis en place, inefficaces en terme de réduction de CO2, ont sans doute contribué à alimenter une spéculation fort juteuse pour les petits malins qui ont compris toutes les tares de cette usine à gaz inter-étatique avant tout le monde. On a même vu se multiplier des usines de production de substances potentiellement porteuses d'effets de serre, inutiles, simplement pour permettre aux producteurs de toucher les crédits prévus pour... l'élimination de ces substances, et réaliser tout de même de juteux bénéfices !

Les accords de Copenhague ne promettent rien de meilleur. Mais la Chine et l'Inde refusent de perdre les privilèges qu'ils avaient obtenu à Kyoto, en tant que pays en développement. L'Inde, par la voix de son ministre de l'environnement, Jaimar Ramesh, un sceptique déclaré, a fait savoir qu'il était hors de question qu'elle obère son développement à cause d'un problème purement d'origine occidentale, si tant est que ce  soit un problème. La Chine est prête à accepter des concessions tout à fait minimes sur ses émissions, qu'elle devrait pouvoir atteindre simplement en renforçant son efficacité technologique, à condition que l'occident supporte plus de 90% des réductions à venir et finance l'achat de technologies efficaces pour la Chine à des niveaux très élevés (il est question de transferts de 1% du PIB annuel des pays du G8 !).

Autant dire que signer un accord à de telles conditions revient à signer l'ordre de délocalisation de nombreuses industries européennes et américaines vers la Chine et l'Inde. Je ne suis pas défavorable aux délocalisations par elles mêmes lorsqu'elles répondent à des problématiques d'efficacité économique générale, mais pas dans ces conditions ! Nous ne pouvons tolérer de  nous voir attachés aux mains et aux pieds des boulets qui nous empêcheront de moderniser nos emplois existants et de remplacer les emplois délocalisés ou détruits. Ce qui est en jeu, c'est la survie de la wealth machine des sociétés capitalistes, la "destruction créatrice" de valeur (Cf. travaux de J. Schumpeter), que certains écologistes, qui ont sans doute mieux compris la force du capitalisme que bien des politiciens, voudraient remplacer par la destruction définitive.

L'article de JM Bélouve est à ce jour le plus complet en français sur ces questions. A lire absolument pour comprendre le passé et ce qui se trame autour de la conférence de Copenhague, et des enjeux économiques qui sont derrière. 

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Les australiens vivent à l'envers mais ont la tête à l'endroit - Encore quelques obstacles sur la route de Copenhague: l'Australie vient de rejeter (au sénat, 42 voix à 30), la législation sur les permis d'émissions de carbone échangeables, sorte de clone du Waxman Markey Bill. En Australie, le scepticisme est largement majoritaire dans l'opinion, et plus aucun politicien ne se permettrait de traiter un sceptique des thèses du GIEC de négationiste sans risquer gros électoralement.

Puissions nous suivre le même chemin !

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L'homme qui a parlé aux kangourous - Ian Plimer, le géologue Australien qui a réussi à créer un véritable courant sceptique autour du RCA grâce à son livre, Heaven and Earth, a été interviewé par Robert Tracinski.  Tout à fait intéressant. Un extrait:

TIA: You say that global warming has become a new religion for "urban atheists." What are the characteristics of religion that you see in the modern environmentalist movement?

Plimer: Environmentalism has many of the hallmarks of failed European socialism and Western (failed) Christianity. It has a holy book which few have read (IPCC reports), has prophets (Gore) who cannot be challenged, relies on dogma, ignores contrary evidence, has armies of wide-eyed missionaries who have no knowledge of the holy book or the structure of religion; imposes guilt, has a catastrophist view of the planet, and seeks indulgences.

In modern urban environments where people have no connection with nature, they often search for a spiritual meaning to life and environmentalism gives this to them with little trouble—i.e., they do not have to study for decades, they need no knowledge, they can indulge in symbolism, can worship nature yet have no contact with nature.

TIA: What advice do you have for laymen who support your conclusion that there is no established connection between temperature and man-made carbon-dioxide? What can they do to help this fact penetrate the political debate?

Plimer: Continually pester your politicians, make radio/TV/newspaper comment, write letters to the editor and start a groundswell of opinion. This needs to start like a guerilla war in rural, smokestack, and mining areas and to be brought into the cities, where there are queues lining up to make a fortune on cap-and-trade activities. A tax on thin air is what we are begin asked to approve.

L'écologie religieuse... J'en avais parlé là.

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Copenhague n'a plus la cote - La cote en faveur d'un accord international à  Copenhague sur Intrade est tombée à 33 cents pour 1 dollar, et celle de l'adoption du Waxman Markey Bill au sénat à 30 cents. Les parieurs ne croient plus à la possibilité d'un consensus politique mondial sur la question du « réchauffement ». Pourvu que la cote ne remonte pas avant décembre...

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Elle est bien Bonn ! - Une conférence comme Copenhague se prépare : une réunion préparatoire à Bonn s'est conclue sur des résultats jugés "décevants" par les réchauffistes. Sans une "accélération notable" des accords en cours de négociations, tout porte à croire, décidément, qu'aucun accord ne puisse être obtenu d'ici Copenhague.

Il est vrai que tenir une telle conférence en plein mois d'août a dû... refroidir plus d'un négociateur, qui aurait sûrement préféré se la couler douce dans le Lubéron. Faire travailler des bureaucrates quand tout le monde s'amuse, on n'a pas idée, aussi.

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Space-ship-one
Encore une autorité dans le camp des sceptiques -  Burt Rutan, déjà présenté dans ces colonnes, est un ingénieur concepteur d'avions les plus fous: acrobaties, et plus récemment, premiers engins pour vols spaciaux privés (voir la vidéo),  un exploit trop peu connu en nos contrées. Bref, comme il le dit lui même, c'est quelqu'un qui a passé sa vie à analyser des données et à concevoir des réponses techniques aux problèmes révélés par ces données.

Burt Rutan n'est donc pas climatologue, mais il est capable, et il l'a prouvé au plus haut niveau, d'analyser des données fournies par des scientifiques dans des publications diverses et d'en analyser le bien fondé. Il a donc analysé les principales affirmations du GIEC. Bien qu'en langue anglaise, et dépourvu de commentaire, le Power Point de présentation de ses conclusions est facile à suivre et sans aucune ambiguïté: les données réelles mesurées dans le monde infirment tous les modèles du RCA.

Franck Boizard, blogueur de « La Lime » et lui même passionné d'aviation, note que Rutan ne peut en aucun cas se permettre des approximations aussi énormes que celles que s'autorisent parfois le GIEC et ses séides dans leurs publications. Si Rutan se mentait à lui même et faisait passer ses préjugés avant la science, ses avions tueraient en masse leurs pilotes. Rutan, dans son job quotidien, n'a pas le droit à l'erreur, et a donc développé une rigueur scientifique hors d'atteinte de tout schmuck dont la source de revenus consiste à prédire un changement de température (nécessairement catastrophique) compris entre 1,5 et 4°C d'ici 100 ans. 

Ah, et avant de crier au suppôt d'Exxon, Rutan est un écolo de premier ordre, qui a mis depuis longtemps ses actes en accord avec sa conviction: maison de conception très écologique, et usage d'une voiture électrique...

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Fraude au CO2 – Le marché européen  des permis d'émissions de CO2 échangeables (bluenext) a fait l'objet d'une première grande fraude aux permis, selon Le Monde.  44 millions d'Euros. Pas de quoi empêcher de dormir un politicien Bruxellois. En tout cas, la création de marchés artificiels par les états autour de la problématique des émissions de CO2 a un soutien de plus: l'internationale des escrocs et mafieux.

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Tabernacle !  - C'est au Canada que je découvre un nouveau blog francophone d'excellente facture, consacré aux mensonges du réchauffement climatique. Bienvenue donc à Yves Pelletier et à son "réchauffement médiatique" aux côtés des désormais grands classiques Skyfal (collectif) et Pensee-unique (Jean Martin)

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C'est tout pour cette fournée !


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