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Le projet Conrad

Publié le 30 août 2009 par Noug
Le projet ConradLa nouvelle de Joseph Conrad, Un avant-poste du progrès, traite, non sans humour, des prémices de la colonisation en Afrique centrale. Une compagnie décide d’adapter ce récit pour la scène : c’est "Le Projet Conrad".
Nous sommes en octobre 2008, au moment des "primaires" américaines ; le candidat démocrate vient d’être désigné. Nourri de discussions et d’exercices, éclairé de réflexions historiques, le travail théâtral entre en résonance avec la situation présente des anciens colonisés et colonisateurs. Le théâtre est en train de se faire et les nerfs sont à vif…
Enfin survient la représentation : comme dans un laboratoire d’anthropologie, se découvrent les figures et fonctions emblématiques de l’entreprise qui, au nom du progrès, fut menée par l’Occident chrétien : un tableau implacable et aussi bien drolatique, dont le pardon est exclu. Le projet est abouti et déjà se profile la victoire de Barack Obama, mais les esprits et les cœurs ne sont guère apaisés.
Une question demeure : quel chemin pour les enfants issus de cette fracture historique ?
Synopsis : Deux Européens, Kayerts et Carlier, accompagnés du directeur de la compagnie commerciale L’Anversoise, remontent le fleuve Congo à bord d’un petit vapeur et débarquent dans un comptoir destiné à la récolte de l’ivoire.
Les quelques baraques sont gardées par Makola, un Sierra Leonais, gestionnaire et comptable, chargé des relations avec la population indigène. Le précédent responsable du poste est mort des fièvres. À sa suite, Kayerts et Carlier, son adjoint, auront pour mission d’organiser le commerce de l’ivoire et de protéger une dizaine de malheureux qui, comme porteurs, ont été déplacés de leur région d’origine.
Le directeur repart. Le bateau ne reviendra que six mois plus tard. Les deux hommes s’installent et tentent d’aménager leur vie quotidienne
Auteur(s) : Joseph Conrad
D’un voyage au Congo belge qui l’a bouleversé, Conrad a tiré le célèbre Coeur des ténèbres, et cet Avant-poste du progrès, qui n’est pas une version préparatoire de l’autre, mais son reflet inversé, encore plus étrange et plus trouble à certains égards, une peinture terrible de l’entreprise coloniale et de son échec.
Adaptation & mise en scène : Philippe Adrien
Avec : Philippe Crubézy, Marjorie Heinrich
Date(s) : 17/09 au 25/10/09
Lieu : Théâtre de la Tempête

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