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Comment ça s’écrit, ça ?

Par Aparily

orthographePeut-on aspirer à la publication sans savoir écrire sans faute ? Ce sujet a été abordé par plusieurs blogueurs que je suis mais j’avais envie d’apporter ma pierre à l’édifice.

La langue française est une langue difficile avec des règles compliquées, c’est un fait. C’est vrai, pouvez-vous me dire pourquoi vingt et cent s’accordent quand ils sont multipliés par un nombre sans être suivi par un autre nombre et qu’ils restent invariables le reste du temps ? Pouvez-vous me dire pourquoi les mots bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou prennent un “x” au pluriel et pas les autres mot en -ou ? Et pourquoi on dit un journal, des journaux, un cheval, des chevaux mais un bal, des bals ? Bref, je suis la première à dire que la langue française est difficile et que je fais, moi aussi, des fautes d’orthographe.

Néanmoins, cela m’horripile quand les gens aspirent à la publication avec un niveau d’orthographe et de grammaire d’un enfant de 8 ans. Ne pas mettre de s quand on parle des forêts, écrire ils mon fait au lieu de ils m’ont fait, je suis désolée mais ça ne passe pas.

Je ne sais pas chanter, je ne sais pas sortir deux notes justes, je n’aspire pas à enregistrer un album. Je suis nulle en maths, c’est à peine si je sais faire 8*6 sans calculatrice (mes tables de multiplication sont loin), je n’aspire pas à devenir mathématicienne. Peut-on dès lors écrire un roman sans aimer sa langue, sans la connaître ?

Franchement, après avoir vu ce que ma directrice littéraire puis le correcteur ont corrigé sur le manuscrit final de Passionnément givrée, j’ai appris l’humilité et j’ai arrêté de me dire que j’écrivais sans faute. À un moment donné, à force de se relire, le cerveau voit ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’on a réellement écrit. Ceci dit, je sais que la qualité de mon français est quand même assez bonne et surtout, j’adore apprendre ou revisiter les règles de grammaire, j’adore apprendre un mot nouveau.

Au risque de me faire lyncher, je trouve qu’au Québec, beaucoup de personnes écrivent sans faire attention et cela donne des choses horribles à lire. Quand j’étais en maitrise, certains rouspétaient parce que les profs enlevaient des points si notre orthographe était déficiente. J’ai même entendu un de mes coéquipiers, lors d’un travail de session, me dire texto “on s’en fout de l’écriture, le prof comprendra ce qu’on a voulu dire !” Bon. C’était il y a 3 ans et je suis encore choquée. Ne pas savoir écrire correctement, c’est secondaire pour un étudiant de maitrise ? En France aussi, les gens écrivent mal, les jeunes surtout, l’écriture en sms fait des ravages, c’est un fait, je ne jette la pierre à aucun pays. Je dis juste que ceux qui aspirent à publier, que ce soit en France ou Québec devraient connaître un minimum leur langue.

Bien sûr, il y a les correcteurs et  je m’incline d’ailleurs souvent devant leur savoir, seulement je reste avec l’idée qu’on ne peut pas écrire un roman si on n’est pas passionné par la langue et les mots. Personnellement, si j’étais lectrice dans une maison d’édition, je ne pourrais pas lire un manuscrit bourré de fautes plus de cinq minutes, ça me mettrait hors de moi ! Oui, l’histoire est primordiale, mais la qualité de sa grammaire et de son orthographe comptent aussi.

Voilà, ma pierre est posée. Apprenons le français, célébrons le français, vive le français !


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