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Le poulet bio m'a niquer

Publié le 01 septembre 2009 par Didier54 @Partages
Le poulet bio m'a niquerL'autre soir, à la maison, la partie de mille-bornes entre madame et les deux gars s'est mal terminée. Jet de cartes, larmes. Ce sont des choses qui arrivent. Je me suis entendu dire à gars de six ans : quand on joue, il faut partir du principe qu'on peut perdre, quand même. Et lui de renifler tant bien que mal un oui, papa.
Je ne pensais pas si bien dire.
Dés le lendemain, je me suis retrouvé dans les travaux pratiques. Avec dans le rôle du couillon... moi-même. Vexitude. Le bio m'a niquer.
J'ai joué au grand jeu de la consommation. J'ai affiché l'air du méga vainqueur plus malin que la terre entière, je te le garantis mec la super occase. Et j'ai ensuite vieilli de 115 ans.
La super promo ? Un trou dans mon porte monnaie, oui. Le poulet m'a eu par le croupion. J'y ai laissé des plumes. Comme un lapin de six semaines.
Parce que c'est plus drôle, je vous la fais dans l'ordre :-)
D'abord, le magasin. Grande surface du surgelé. Je ne suis pas encore le con gelé. Je me demande néanmoins si le mercure n'impacte pas notre nonchalance. Mais bon. Ne nous emballons pas. Surgelés, donc. Je m'anguille entre les bacs, dépose des denrées dans mon sac.
Ensuite, le lieu du crime. J'arrive côté viande et avise d'un oeil expert les poulets. Jaune comme je les aime. Je vois l'étiquette AB. Ah bon, je me dis. J'avise ensuite les prix. Mes sourcils sursautent. Nom de zeus, v'là que le poulet bio est pas cher. Je flaire la bonne trouvaille. Je vérifie quand même que je me plante pas. Tout semble concorder. Prestement, je glisse le-poulet-bio-pas-cher dans mon cabas. Puis je termine les emplettes. Satisfait mais pas payé en retour : je fronce les sourcils car ça me paraît cher, le total. Mais bon, en même temps, j'ai pas trop mégoté sur la came. Je dis au revoir, je rentre chez moi. Un vainqueur est on the road again.
La descente aux enfers. Dés mon arrivée à la maison, cocorico, je brandis le poing de la victoire et affiche le sourire de l'achat gagnant. Je dis à madame, en vidant le sac, que je suis le seigneur de la course, le prince du poulet bio, l'empereur du coup de bol. Je brandis le trophée, euh pardon, le poulet, fier comme artaban. J'y vais de la devinette, style, alors, alors, combien ? Et j'assène le résultat : 5,50 euros, je dis à madame qui, fille d'aviculteur, s'y connaît en bestioles et a reconnu la qualité du produit. Elle n'en revient pas du prix. Bio, en plus. Bravo, je lis dans ses yeux.
Je range le tout pendant que nous préparons un repas qui sera placé sous le signe du crabe, mais ça me turlupine, cette histoire de prix. Après le diner, je récupère le ticket de caisse que pour une fois j'ai conservé, et là, tout m'en tombe. Pas franchement écrit 5,5 € en face du poulet mais... 20,89 €. Je sursaute. Regarde. Vérifie. Mince ! Le poulet m'a mis à l'amende. Comprend pas. Je suis un peu vexé, quand même. Mais je fais mon Clint Eastwood de cuisine. Ah bé (AB), je dis, ça va se passer comme ça. J'y retourne demain et ils me remboursent. Je me sens dégelé. Le dindon de la farce. Ce poulet, je l'ai en travers de la gorge alors que quelques minutes plus tôt, j'en salivais d'avance les narines frémissantes.
Epilogue. Eh bien je suis venu, j'ai été vaincu et ce connard de poulet bio est de nouveau dans mon congélateur. Leçon de consommation. Et explication : il y avait deux sortes de poulet bio dans le bac, un en promo, l'autre pas. J'ai pioché le pas. Même marque, même couleur, mais pas même poids. Et pas même prix. Tout s'est joué là, en fait. Sur cette histoire de poids. Les petites étiquettes indiquaient bien le prix. Mais le prix... au kilo. Et mon choix s'est porté sur une belle bête... de deux bons kilos. Et dire que j'étais persuadé d'avoir tout bien vérifié.
Cerise sur le croupion ? Le prix était solidement étiquetté sur le poulet. 20,89 € c'était écrit dessus. Avec code barre et tout. Pas pensé à regarder sur le coup, vu le lendemain matin ! Peut-être qu'ils se sont trompés, me suis-je dit, me raccrochant à ce que je pouvais.
Non, ils ne s'étaient pas gourrés. Moi oui. Comme dit l'autre, ça m'apprendra.

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