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dictature de la bourgeoisie.

Publié le 02 septembre 2009 par Marx
 
                   Ce n’est certes pas la dictature bottée et casquée des périodes dures. La démocratie bourgeoise se place dans des conditions particulières lorsque elle n’a pas besoin d’imposer la première forme primaire de la dictature. Elle a rompue l’équilibre du compromis de la libération, sous les auspices du néo libéralisme. Elle veut tout et mène une formidable revanche sur ce compromis de 45 . La démocratie politique n’a de sens pour elle , que si elle est son instrument, si elle la contrôle au travers de l’appareil d’Etat et des grands moyens d’information. Depuis le premier choc pétrolier , la bourgeoisie a compris l’importance de la lutte idéologique. L’idéologie dominante , celle sécrétée par le système, diffusée par les médias et qui justifie l’exploitation de la majorité par une minorité. Elle oppose ses valeurs aux principes fondateurs de la République et de tous ceux qui en découlent. La République est le socle du socialisme, ils s’attaquent aux fondations pour mieux tomber l’édifice. La lutte idéologique est le moyen de faire accepter la barbarie du système en place. Cette bataille idéologique, ils l’ont emportée mais la bataille n’est pas la guerre, elle  n’est qu’une phase de la confrontation. Rien n’est définitif.
                                    Aliénation et lumpinisation du prolétariat sont au programme de la bourgeoisie et éducation et information deviennent des cibles prioritaires. Provocations et injustices se développent au même rythme dans les secteurs où il reste encore des éléments de résistance. Ils rentrent dans du flan et prennent des mesures qui ,il y a quelques décennies se seraient heurtées à une riposte autrement plus rude de la part du mouvement social. Pourtant la mobilisation est forte mais sans effet. Il y a mobilisation et puis…..Les citoyens font connaître leur mécontentement et rien n’est traduit politiquement et socialement. Il n’y a pas de suite à la dimension de l’agression de classe. La bourgeoisie a pour le moment imposé son idéologie au sein même de ceux qui ont pour mission historique de la combattre et de leurs  propres directions. Le système défendu par la droite, se dote d'une aile gauche, sa branche caritative. Il s’offre ainsi un moyen de conservation par une alternance politique qui ne remet pas en cause l’existence du système lui même ni des réformes qu’il a entreprises depuis plus d’une décennie. Pire, la droite n’a pas besoin de gouverner  pour privatiser et défaire le compromis de la libération, le gouvernement Jospin y a largement participé.
                               En fait, les « élites » sont les mêmes à droite comme à gauche . Elles sont ambivalentes et interchangeables . Elles sont à la fois le produit et l’instrument de la bourgeoisie et de son idéologie, Les « kapos » du système et de son régime. Hors du système, point de salut et tous ceux qui le remettent en cause sont marginalisés et habillés de qualificatifs peu gratifiants  « extrémistes, gauchistes, révolutionnaires, casseurs, irresponsables, fous furieux ». Ce langage était celui de la droite , Jaurès et même Léon Blum l’ont subi, comme tous les dirigeants du mouvement ouvrier et pire encore avec les appels au meurtre. C’était aussi le langage du lumpen prolétariat , qui aimait à singer la bourgeoisie et qui aime toujours. Ce langage est  employé de manière plus large jusqu’à ceux prétendus de gauche mais gardiens vigilants du système économique politique et social, qu’ils ont pourtant mission de combattre . Le lumpen prolétariat ( prolétariat en haillons) ne dépend pas seulement de conditions sociales et économique mais également de son degrés d’aliénation, avec ou sans costume cravate. Il y a également des esprits en haillons.
                          La démocratie politique, n’est pas la démocratie, elle est seule, une  démocratie bourgeoise. La démocratie réelle ne sera obtenue que lorsque la démocratie économique sera conquise, c’est cette dernière qui conditionne réellement la première. La démocratie politique est une avancée révolutionnaire qui donne l’illusion de la démocratie en système capitaliste mais au service de la classe dominante. Cette classe est minoritaire mais bénéficie de la propriété des moyens de production et d’échange. Dans ces moyens figurent également ,l’appareil d’Etat, d’information, pour l’éducation, c’est en cours, les services, de corruption et de pression sur tous les secteurs sociaux et de l’économie. Il n’y aucun espace qui lui soit étranger, pas même le sport, rien ne lui échappe . Toutes les activités humaines sont dominées par le capitalisme. Celles qui y échappent ne bénéficient d’aucune couverture médiatique ou si peu et sont considérées comme négligeables. Promouvoir que ce qui l ‘intéresse et en faire l’essentiel , comme une chanson répétée sur les ondes tous les jours et comme il n’existe que ce que l’on connaît, on tait le reste. Il en est de même pour les idées et la bourgeoisie le sait, la gauche ne semble pas avoir compris ou fait mine de ne pas comprendre. Il n’y a pas de victoire sans combat sur le terrain des idées .La bourgeoisie minoritaire dicte et impose sa politique à une majorité au nom de sa démocratie qui ne sera réelle que par la construction de la démocratie économique.

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