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Elysée : une communication trop bien huilée

Publié le 07 septembre 2009 par Hmoreigne

 Coup sur coup, la chaîne de télévision publique Belge RTBF (JT du 3 septembre) puis le quotidien Genèvois Le Temps (édition du 4 septembre) ont mis à jour les mécanismes de la communication de Nicolas Sarkozy. Une mise en scène au cordeau dans laquelle l’improvisation n’a pas sa place. Une volonté surtout de tout maîtriser dans la même veine du bidonnage de Luc Châtel cet été en visite dans un supermarché.

Tout commence avec l’impudente RTBF qui n’hésite pas à diffuser le 3 septembre (vidéo 1), un reportage dans lequel une ouvrière de l’usine Faurecia de Caligny reconnaît avoir été sélectionnée en fonction de sa petite taille, pour faire tapisserie derrière le président lors de la visite de l’usine par Nicolas Sarkozy.
Si l’Elysée, par la voix de Franck Louvrier, a qualifié dimanche soir cette information “saugrenu et grotesque”, tel n’est pas l’avis du correspondant du quotidien Le Temps. Sylvain Besson signait le 4 septembre dans les colonnes de son journal un article au titre évocateur : “Dans les coulisses du Sakoshow”.

Le journaliste évoque pour les déplacements présidentiels des décors et des publics soigneusement préparés.”Le décor et le public ont été préparés à l’avance. Derrière la table ronde, en toile de fond, il y aura des salariés et des personnalités locales, triés par le préfet pour être représentatifs de la population: un homme en fauteuil roulant, des femmes, un cadre «issu de la diversité». Sur l’estrade, en face d’un podium surchargé de caméras, la direction de l’usine a disposé des apprentis en blouse blanche, qui entoureront Nicolas Sarkozy lorsqu’il parlera aux salariés. Selon des syndicalistes, ces novices ont été sélectionnés selon un critère bien précis: leur taille. «Vous voyez, il n’y a que des petits», s’amuse un représentant de la CGT. De fait, aucun des apprentis ne dépasse le président de plus de quelques centimètres.”

Cette volonté de tout maîtriser est la conséquence des dérapages passés, portés à la postérité par des images qui ont fait le tour du net. Du “descend un peu le dire” (vidéo 2) lancé à un marin-pêcheur au “casse-toi pauv’con” (vidéo 3) adressé à un inconnu du Salon de l’agriculture. Depuis l’entourage présidentiel vivrait dans la psychose du grain de sable.

Étrangement les médias français semblent s’accommoder de cette soupe pasteurisée servie sur un plateau par le pool images de l’Elysée. Trop peu curieux ou, un peu trop frileux.

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