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Lucius Domitius Ahenobarbus

Publié le 24 août 2009 par Basan
Parlons aujourd'hui un peu de ce pourceau-poète maudit de l'histoire plus connu sous le nom de Néron. Né d'une méduse qui vénérait le pénis de son boucher de frère et d'un consul dont la débauche était encore bien pire, notre jeune ami n'était prédestiné à rien. Grâce aux manipulations de sa garce de mère, le gamin se retrouva toutefois en position de succéder à Claude, qui avait lui-même pris la place de l'enfant terrible Caligula, dont les amusements tordus avaient finis par lasser jusqu'à sa garde personnelle.
Et la vénéneuse Agrippine n'en avait pas fini de favoriser son petit fils chéri, véritable outil à la conquête forcenée de la pourpre. Elle répandit bien habilement son lait caillé de ses mamelles hideuses et comme une vipère se glissa dans le lit d'un Claude à la verge déjà flasque. Quelques années plus tard, notre tendre impuissant était retrouvé mort empoisonné, sans doute à force de trop téter sa pétasse cornue.
Et le 13 octobre 54, la lumière du monde courbait l'échine face un bouffon de 17 ans emmitouflé de feux pervers et à sa délicieuse génitrice aux dents longues comme la mort. Un couple macabre qui promettait aux citoyens romains de beaux jeux de massacres pour les années avenir. Cependant l'orgie masturbatoire ne commença pas immédiatement grâce à l'action-frein de Sénèque, qui fît du quinquennium Neronis un véritable modèle de bonne administration.
Mais Néron, qui avait décidé - par tradition familiale sans doute - d'épouser sa demi-sœur Octavie s'ennuyait ferme et décida alors de la tromper avec la première esclave venue. Sa vipère de mère eût alors le malheur de ne pas approuver. Vicieuse, la créature tenta donc de substituer Britannicus à son propre fils. Mais Néron, en magicien de la conspiration qu'il était devenu se débarrassa, facilement de ce rival.
Notre jeune vicieux, désormais émancipé de sa mère, abandonna alors complètement les affaires d'état pour se lancer dans de fameuses orgies : tournantes, pénis dans tous les trous et exécutions d'esclaves au programme. Et quand les rivières de sang commencèrent à enchanter la nuit, les véritables salauds affluèrent pour se joindre à ce festin de spermes et d'anus fendus, l'Hstoire en a retiendra trois : Tigellin, Poppée et surtout Othon. Ils offrirent leur âme et surtout leur orifices à l'empereur, faisant fleurir sa folie avec une élégance rare. Néron décida alors qu'il fallait épurer le cercle de ses proches de toute vertu, sa femme fût donc exécutée et Sénèque écarté de la vie publique par quelque obscur moyen. Dans la foulée, un foetus diabolique commençait sa croissance dans le ventre de Poppée, devenue entre deux orgie première putain de l'empire. Et Néron profita de ce tournant pour exécuter les deux derniers membres de sa belle famille.
Tout était donc parfait et une fille s'extirpa des entrailles magnifiquement polluées de Poppée : Claudia Augusta. Cependant la douce créature ne survécut pas quatre mois au rythme de vie de l'aurea neronis.
Néron se retrouvait donc sans héritier et après avoir trempé son sexe dans tout ce que le palatin avait à offrir, l'ennui s'empara à nouveau de lui. Les dieux décidèrent donc le lui offrir un petit barbecue et mirent le feu à Rome. Et l'odeur délicate des chaires brûlées redonna un peu d'entrain à notre jeune empereur, qui décida de reconstruire la ville tout en massacrant des centaines de chrétiens pour calmer la soif des ses concitoyens. Évidemment, pendant cette heureuse période, Poppée, Othon et l'ami T. continuaient leurs pyramidales orgies dans le lit et les nombreux termes impériaux.
Mais toujours, Néron sentait ce petit vide dans son cœur. Il avait tenté de le combler avec du feu, de la haine et de la mort, mais ces pâles palliatifs n'avaient de toute évidence pas fonctionné. L'empereur s'essaya donc à l'art lyrique et décida même d'organiser une tournée en Grèce. Cette-fois s'en était trop... les Romains avaient atteints leurs limites. À son retour dans la chaleur douillette de la lumière éclairant le monde, Néron se retrouva sans alliés et en revint à la méthode que sa mère avait si bien appliquée : exécution de toute gêne potentielle. S'en suivirent plusieurs révoltes au sein de l'empire et une pénurie de blé. C'était l'enfer sur terre : on crevait de faim dans les rues et la mélodie de la guerre s'élevait partout.
Néron, enfin satisfait par ce joyeux bordel, décida alors que c'était assez poétique pour lui et d'un dernier coup de poignard s'en alla un magnifique sourire aux lèvres, ôtant aux bons romains le plaisir de lui arracher le sexe.
Le sénat le maudit et l'Histoire l'envoya en enfer.
Chapeau l'artiste !

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