Magazine Journal intime

Un médecin québequois optimiste; quelques vérités sur la SEP

Par Handiady
Québec

L’optimisme n’a jamais été autant de mise face à la sclérose en plaques. «S’il est une maladie neurologique que l’on risque de guérir pendant le cours de ma carrière, c’est celle-là», avance le neurologue François Émond.


C’est d’ailleurs l’une des raisons ayant incité le médecin d’aujourd’hui 37 ans à se spécialiser dans cette maladie. Hier, près de 200 professionnels de la santé étaient réunis à Québec pour faire le point sur les dernières avancées de la recherche. Et s’il faut en croire le Dr Émond, elles sont nombreuses.

Le Canada est l’un des pays au monde ayant la plus forte incidence de sclérose en plaques, avec deux personnes atteintes sur 1000. C’est la plus grande cause de handicap neurologique touchant les jeunes adultes. Il y a 80 ans, la maladie touchait une femme pour un homme. Aujourd’hui, c’est deux femmes pour un homme; mais chez les jeunes patients, c’est trois pour un! dit-il. Et ce, sans que l’on en sache la raison.

Les causes de la sclérose en plaques sont encore peu connues, mais il est clair que certains individus sont génétiquement prédisposés. «On ne parle pas d’un gène ou deux, mais de plusieurs», note le Dr Émond, qui œuvre à la clinique de sclérose en plaques de l’Enfant-Jésus et de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec.

Des facteurs environnementaux entrent aussi en ligne de compte. Un soupçon pèse sur les carences en vitamine D, particulièrement lorsque la mère est enceinte pendant l’hiver. Chose certaine, plus on s’éloigne de l’équateur, plus on en retrouve, dit le spécialiste en entrevue. Et l’on en retrouve également davantage chez les peuples d’origine caucasienne (venus d’Europe).

La recherche

Depuis 20 ans, la sclérose en plaques a bénéficié d’une véritable explosion de connaissances. La pilule qui remplacera les médicaments par injection pourrait être une réalité en 2009. Pour la qualité de vie des malades, c’est beaucoup, note le Dr Émond.

S’il est un message que celui-ci tient à passer, c’est que la sclérose en plaques n’est pas toujours le monstre que les médias en montrent. Oui, certaines personnes sont très affectées et handicapées. Mais c’est une maladie d’intensité variable, et beaucoup de malades mènent une vie à peu près normale, dit-il.

Et bien que l’on voie parfois des cas fulgurants, l’espérance de vie n’est généralement diminuée que de quelques années. «J’ai des patientes qui ont plus de 70 ans et qui vont très bien!» Ce message est important, dit-il, car il signifie l’espoir.

Et pour un groupe de population ayant un taux de suicide sept fois plus élevé que celui de la population en général, l’espoir est une valeur primordiale…




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