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Interview exclusive avec Brika de Prison Brika

Publié le 10 septembre 2009 par Tuniscope.com

Prison Brika est la surprise que Hannibal TV nous a préservé pour ce Ramadan. C’est la parodie de deux séries, Prison Break et Lost, devenues des phénomènes partout dans le monde y compris la Tunisie. Dès le premier épisode, nous découvrons que le Scofild de Prison Break devient Mlle Brika dans la version tunisienne. Un nouveau visage que nous ne connaissons pas mais qui nous marque avec sa spontanéité et son audace. Qui est Brika ? Et qui est derrière Brika ? Des questions que nous avons posé à ce nouveau visage charmant, Mouna Nsiri, qui n’a pas manqué de nous délivrer beaucoup d’autres explications à propos du feuilleton. Interview.

Qui est derrière Mlle Brika ?

Derrière Brika, il y a une demoiselle, Mouna Nsiri, 29 ans, je suis étudiante et mannequin. J’ai fait les beaux arts et actuellement j’étudie la commercialisation.

Est-ce que tu as prévu une expérience d’héroïne dans un feuilleton tunisien ?

A vrai dire, oui, je l’ai prévu. Je suis depuis toujours très passionnée par le monde du cinéma et de la télévision. C'est grâce au producteur Mehdi Nasra qui m’a accordé la précieuse occasion de participer à Prison Brika. J’ai été choisie parmi plusieurs autres candidates lors du casting et je suis très contente de cette expérience.

Parles-nous un peu de ton personnage. Comment tu as porté la peau de Brika ?

Brika est l’idole de toute fille tunisienne. Elle est forte, intelligente, vigilante, de grand cœur et belle. Pour maîtriser les traits du personnage, j’ai commencé par ce qui me ressemble comme la faiblesse cachée sous la force… aussi, le réalisateur Borhen Ben Hsouna m’a beaucoup aidé à performer mon jeux et à mieux se faufiler dans le personnage. En final, j’ai réussi le rôle et je suis très contente du résultat.

Tu entends dire par ça, que même sans expérience ni formation académique, on peut jouer le rôle principal d’un feuilleton ?

Non. C’est vrai que c’est une lourde responsabilité surtout quand on est sans expérience. Je pense que pour réussir en tant qu’acteur, il faut avoir le don, le talent et la passion nécessaire. Tu dois aimer ce que tu fais et tu dois être surtout fière de ton rôle même si petit, méchant, pauvre… il faut accepter tous les rôles et essayer à chaque fois de comprendre ses détails et ses spécificités.

Est-ce que tu penses que ton charme ou le fait que tu es mannequin t’ont favorisé à avoir le rôle ?

Absolument pas. Sans citer les noms, il y avait, lors du casting, plusieurs actrices beaucoup plus belles et charmantes que moi mais qui n’ont pas été acceptées. Le réalisateur et le producteur ont senti, dès le départ, que je suis faite pour le rôle de part mon talent d’actrice.

Comment était l’ambiance du tournage ?

Notre équipe est solidaire. Nous avons travaillé dans une ambiance conviviale qui m’a aidé à surmonter plusieurs moments difficiles et à vaincre quelques périodes de doute et de manque de confiance. En plus, nous étions sur la même longueur d’onde. Parfois je sens qu’il y a une sorte de télépathie entre nous au point que nous nous lisons les idées en temps réel. Tout cela a crée des conditions favorables pour le tournage qui était, d’après moi, réussi.

Et penses-tu que Prison Brika réussira autant ?

Je pense que le feuilleton a tous les éléments de réussite. Il est très proche du tunisien, il y a de l’humour, du suspense, de l’émotion et de la critique sociale. Nous avons donné de notre mieux. Maintenant, c’est au public de juger mais je pense que Prison Brika laissera des bons échos cette année parce qu’il est fidèle au Tunisien.

Justement. Est-ce que tu pense que Prison Brika est suffisamment proche du Tunisien ?

Absolument, oui. Il est à 100% tunisien même s’il s’agit d’une parodie de « Prison Break » parce qu’on l’a traité à notre manière purement tunisienne. Les personnages sont typiquement tunisiens, les évènements prennent une tournure tunisienne avec un humour tunisien. C’est un feuilleton fait et conçu pour les tunisiens.

Comment tu vois la production audiovisuelle tunisienne de cette année ?

Je suis contente de l’avancement de notre production. Avant, il y avait que deux uniques feuilletons classiques, chaque année, avec les mêmes acteurs. Actuellement, la production s’est enrichie, la qualité s’est améliorée et on laisse découvrir des nouveaux talents à travers chaque œuvre. Je pense que c’est bien et qu’il faut continuer sur cette voie. De toute façon, la télévision tunisienne à Ramadan est la station sacrée pour moi quelque soit la qualité du feuilleton. Henda 

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