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Le naufrage littéraire de VGE

Publié le 21 septembre 2009 par Hmoreigne

 Il en va des hommes comme du vin. Tous ne vieillissent pas bien. Valéry Giscard d’Estaing malgré le poids des ans (83) est resté un homme vert dans tous les sens du terme. Vert comme son habit d’académicien qui lui confère une immortalité qui ne s’étendra pas à sa production littéraire. Dans son prochain ouvrage à paraître le premier octobre aux éditions Xo-de Fallois, dirigées par son gendre, l’Ex s’encanaille sur les amours d’une princesse et d’un président. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne se voudrait évidemment pas fortuite . VGE aime le mélange des genres et en invente un nouveau : le roman de gare-fiction. Amourette sous les dorures. Âmes romantiques sortez les mouchoirs.

Da Valéry Code. «La princesse et le président» c’est, comme le résume à lui tout seul le titre l’histoire d’un président français en exercice au milieu des années 80 et d’une princesse britannique forcément malheureuse. Pour la circonstance, l’honneur de la république est partiellement sauf. L’adultère, nouvelle forme de l’Entente Cordiale, n’est que du côté de la perfide Albion. Le french serial séducteur étant pour sa part, ça tombe plutôt bien, veuf. L’intéressée appréciera et avec elle la famille royale. Un livre aux allures de la quintescence de la mufflerie selon Alain Duhamel.

Le seul intérêt que l’on peut prêter à l’ouvrage est évidemment de savoir si derrière la forme romanesque choisie se cache ou non une part de vérité et si oui, laquelle. Vantardise, fantasme ou imagination débordante d’un vieux monsieur, le choix est laissé au lecteur.

Anecdote amusante, le président, Jacques-Henri Labeyrie, est dans le roman, à l’inverse de l’auteur, confortablement réélu (56%) pour un second mandat à la présidence de la République. Pour le reste comme nous le livre en avant première Le Figaro nos deux héros “vont s’aimer dans les nombreux palais nationaux ou royaux”.

15 années plus tard Valéry Giscard d’Estaing récidive. En 1994 il avait publié un roman érotique (Le Passage), racontant l’aventure d’un notaire sur le retour avec une jeune auto-stoppeuse. Cet égarement ne l’empêchera pas d’être élu en 2003 à l’Académie Française au fauteuil laissé vacant par Léopold Seda Senghor.

Et dire que des grincheux avaient eu l’impudence de reprocher à notre ancien président sa rédaction du projet de Traité Constitutionnel Européen. Ils voient aujourd’hui à quoi ils ont échappé. Et nous avec.

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