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Les questions interdites : San Pellegrini a-t-il ressuscité Benzema ?

Publié le 22 septembre 2009 par Levestiaire @levestiaire_net

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Y-a-t-il déjà eu un joueur comme Karim Benzema ? Le talent de Ronaldo, le boulard d’ Henry, le club de Cristiano. Pourtant, tout ça aurait pu s’arrêter dimanche soir. Tout ça ?  Pas son boulard, et heureusement pour lui.

Karim Benzema a 21 ans, bientôt 22. Il porte des petits pulls noirs de lover, serre tout ce qu’il peut et ne doute jamais. Pourtant, après avoir gagné sa place de titulaire en match amical, il aurait dû la perdre dimanche soir. Mais il n’en avait pas envie, et a soufflé l’idée à Higuain.

En deux matchs de Liga, Benzema n’avait pas planté. Ce qui serait pardonnable de la part de la terre entière, ne l’est pas pour le numéro 11 merengue. Car même si le Real joue pour isoler ses avants-centre, il n’a pas de temps à perdre : il lui faut le Ballon d’or dans les 2 prochaines saisons, être pichichi dans le même temps et remporter la Ligue des Champions. Papin a joué plusieurs finales de Coupe des Champions mais pour la première milanaise il était le remplaçant de Van Basten, pour la deuxième Cappello a pas pensé à lui. Madrid n’a pas Van Basten et Benzema n’a pas été volé à Marseille ni à Lyon mais à Manchester.

Papin le bref

Lors d’un match capital de C1 face au grand Zürich, Pellegrini ne fait jouer qu’Higuain, qui en plus s’impose et marque. Il devient alors si indispensable que le dimanche suivant, il n’est pas là, au contraire du pauvre Benzema. Titulaire, encore, pour la troisième fois consécutive. Son acolyte portugais, âgé d’à peine deux ans de plus, brille. Les minutes passent. Les journalistes les plus pertinents pensent que Pellegrini va imiter Domenech, que ses premiers contacts nocturnes vont condamner le prodige. La deuxième mi-temps débute, Karim n’est toujours pas là. Il s’en branle, quand les autres marquent c’est grâce à lui, comme il le rappelera juste avant sa dédicace à l’Equipe du dimanche, dans un rap qui n’est pas sans rappeler un autre boulard du sport français. Les remplacements se succèdent, quand l’entraîneur va-t-il le sortir ? La carrière de Karim Benzema fut belle, un peu plus que celle d’Ibrahim Ba, un peu moins que celle de Cantona. Mais à la 80e minute, le miracle se produit, Van Nistelrooy, avant de s’arrêter quelques semaines, prend le troisième strapontin à Cristiano ovationné. Diarra était aussi parti s’echauffer.

Cantona que Guti

Pour la première fois, Karim va finir un match (72e, 65e) . Comment remercier son mécène ? Il faudra attendre la 83e minute pour le savoir. La solide défense de Xérès n’a pris que 3 buts dont 2 en quelques instants, quand Benzema reçoit un ballon. Comme au collège il a 3 défenseurs face à lui, mais ils ont appris à jouer en observant Boumsong et Cris l’année dernière, avec une touche de Diawara. Personne ne bouge, Benzema ne peut rien faire d’autre que tenter sa chance. Mais c’est trop facile pour lui. Deux matchs et 80 minutes sans marquer quand CR en a mis 4, autant attendre un peu. Il emmène son ballon, fait 2-3 passements de jambes comme Denilson au tournoi de France en 97 avant de se mettre sur son mauvais pied pour tirer. Aucun sourire, pas de temps à perdre. Avec un tel but, il aurait pu se la raconter, il préfère se la péter avec une fausse mitraillette. Personne ne dira que la frappe n’aurait pas été cadrée si elle n’avait pas été contrée. Même pas son auteur au moment de préciser en toute modestie qu’un but en deux occas’ c’est pas mal, qu’il a créé des espaces pour les quatre autres buts et qu’il va en marquer 32 autres. Il a aussi prévenu qu’il serait en finale de Ligue des Champions, il croyait aussi que Lyon serait champion de France 2009. Mais est-il vraiment reconnu pour ses dons de voyance ?


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