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Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité

Publié le 22 septembre 2009 par Guls
Sorti il y a moins d'un an sur consoles et peu après sur PC, Mirror's Edge est plus qu'un simple jeu vidéo, car il représente le changement de direction d'Electronic Arts vers des jeux vidéo plus inventifs et créatifs. Ce revirement ne s'est toutefois pas accompagné d'un succès commercial du jeu, et Zone Jeu se plonge aujourd'hui dans les raisons de cet échec...
Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité
Un genre hybride
Mirror's Edge est un jeu d'action à la première personne développé par EA-DICE, les créateurs de la série Battlefield. On y incarne Faith, une sorte de Yamakazi mettant ses talents acrobatiques au service de clients anonymes dans une ville futuriste aux accents autoritaires et sécuritaires. Toute blanche et brillante, cette ville représente dans laquelle la population a abandonné toute liberté est donc votre terrain de chasse.
Bien que la vue soit celle d'un FPS et que DICE soit connu pour cette expertise, point de gunfights dans Mirror's Edge, car le but du jeu consistera à crapahuter entre toits et couloirs au fil d'une enquête sur un meurtre mystérieux, la seule action violente consistant au corps à corps à coups de poings ou de pieds.
Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité
C'est vraiment l'Unreal Engine ?
Mirror's Edge ne tape pas seulement dans l'originalité en terme de gameplay, il le fait également en terme de graphismes. Utilisant l'Unreal Engine 2, le jeu est plutôt joli même s'il souffre parfois de problèmes d'aliasing ou d'approximations qu'on aurait bien évité, et que la gestion physique ne soit disponible que sur PC. Mais au-delà du simple constat esthétique, c'est surtout l'ambiance unique du jeu qui est importante. Les grandes tours blanches et brillantes contrastent avec les éléments rouge vif révélés par votre sens urbain comme étant utilisables et importants. Les personnages sont dotés d'un graphisme "rond" les rendant surréalistes, tandis que les cinématiques qui ponctuent les différents chapitres du jeu se font simplement en version "dessin animé" renforçant les couleurs tranchées de ce monde.
Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité
Monde tranché, gameplay approximatif
Vous l'aurez compris, Mirror's Edge est une grande bouffée d'air dans le monde du jeu d'action. Là où l'on aurait enchaîné les gunfights, vous n'avez qu'à vous servir de vos mains, de vos pieds et de votre vitesse pour vous en sortir. Bien sûr, il vous est possible de voler les armes de vos adversaires, mais cela ne dure que pendant un temps. C'est certainement une bonne idée, mais force est de constater que la gestion des combats est malheureusement ratée. Difficile de jauger la distance à laquelle on peut frapper, ou encore de réellement gérer le bon timing pour voler les armes. A la première personne, les acrobaties qui auraient pu être intéressantes sont fouillis et difficiles à assurer. Si l'on ajoute à cela que Faith est (naturellement) peu résistante aux coups, la meilleure solution reste souvent de s'enfuir plutôt que de combattre, ce qui est généralement possible, mais pas tout le temps.
Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité
Le reste du gameplay est bien mieux assuré mais pas parfait non plus. Les sauts se font naturellement après une heure de prise en main, et le plus dure est de repérer ce qu'il faut faire. Malgré tout, il est à noter que le placement des touches sur Xbox 360 est particulièrement mal pensé et a tendance à rendre les sessions de jeu douloureuses pour les mains. Également et comme tout jeu misant sur les enchaînements de sauts, la frustration est de mise. Si vous n'êtes pas prêts à recommencer 15 ou 20 fois le même passage jusqu'à y arriver parfaitement, passez à un autre jeu. Mirror's Edge fait partie de ces jeux propres à énerver les joueurs de peu de patience comme moi-même, même si cette frustration passe la plupart du temps à la vue de cet univers cohérent et original qui est présenté.
Mirror's Edge, un petit saut dans l'originalité
Conclusion
Mirror's Edge est un jeu disposant d'un background et d'un gameplay très originaux, insufflant une idée nouvelle du jeu d'action-plateforme. Malheureusement, pour s'implanter, cette idée aurait dû être parfaitement polie. Souffrant d'un système de combats approximatif, de phases de jeu parfois très frustrantes et d'une durée de vie très faibles (entre 6 et 10 heures de jeu), ce bijou de créativité a raté l'épreuve de la mise en marché. Nous vous recommandons toutefois de le tester maintenant qu'il peut être trouvé à un tout petit prix !



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