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Dans le shinkansen pour Hakata (arrêt à Kyoto pour moi)

Publié le 17 octobre 2007 par Thomas Bertrand

Quel luxe de rentrer en shinkansen. Le voyage aller en bus avec arrivée à 7 heures 25 à la gare de Tokyo ne s'oublie pas. Le retour en train ultra rapide s'apprécie.
Le paysage défile. Oh ! Le Mont Fuji, un peu caché par un gros nuage et toujours pas de neige sur son sommet. Rreste la courbe parfaite, la même qu'un volcan inconnu d'Amérique du Sud, m'avait dit un jourt un Colombien absolument pas gêné de casser le mythe nippon.
Il y a la même montagne ailleurs, mais li y a bien plusieurs Japon. Même les KaraAge, mes blancs de poulet frits du déjeuner à Tokyo n'avaient pas le même goût que dans le Kansai. C'était fade. Ils savent construire des grattes-ciel dans la région, mais pour ce que l'on mange, c'est pas ça.

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L'immensité de Tokyo a tellement à offrir mais dans la capitale, l'étranger perd légèrement une partie de son statut. Pratiquement personne ne nous dévisage dans le métro. L'attraction que l'on ressent dans le Kansai n'a pas lieu d'être à Tokyo où les visages pâles sont plus familiers et totalement écrasés par la grandeur des bâtiments, le va-et-vient quotidien, la foule trop occupée à aller là où elle doit se rendre.

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Les boutiques de Tokyo, qui sont nos clients, car j'étais bien là bas pour le travail, je l'oublie moi-même, trop occupé à essayer de rester hyperconscient des différences, ont ce petit plus dans la décoration, le staff, qui fait que leur niveau de qualité générale est plus élevée qu'à Osaka.
Certes, on retrouve dans ces magasins une sélection d'objets à la mode dont les produits de SOZ font désormais partie, une sélection qui varie peu, des prix identiques partout mais l'envie de croire que l'on est dans le shop qui offre l'exclusivité, le must have du moment. Vu et revu, à Paris, à Tokyo.

Tokyo offre tout, mais tout semble éphémère, plus qu'ailleurs au Japon. Les tours se construisent, mais comment ne pas se demander «jusqu'à quand tiendra-telle ?».Pas de pensées sismiques ici, mais juste une pensée commerciale. La popularité va et vient. Les immeubles d'habitations grimpent également au ciel par dizaine, avec ces couleurs extérieures, ces interphones vidéo SECOM, raccordement à l'internet ultra rapide, un package qui cache juste une boîte encastrée dans un bâtiment où l'on attend toujours le double vitrage et une fenêtre dans la salle de bain.
Appartement visité, acte d'achat, emprunt sur 25 ou 30 ans. Le remboursement terminé, la tour et ses boîtes devront disparaître pour construire une tour avec les contraintes des années 2030. L'emballage est toujours sublime au Japon, mais il se jette comme le reste. Du Pavillon d'or à Midtown, il faudra reconstruire. Mais dans un pays où la procréation est si basse, pourquoi faudrait-il penser à léguer l'immobilier, si fragile, éphémère.
Pourtant tout est pensé et repensé, jusqu'à aboutir à une complixité maximum, censée rendre tout plus simple aux gens-utilisateurs. La complexité, jusque dans la cup coffee.

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L'arrivée à Kyoto a toujours du charme, un moine dans le train local après le shinkansen, une grand-mère qui me fixe, pas de clichés, tout semble bien vrai.

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