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et moi qui aimais tant l’europe…

Publié le 05 octobre 2009 par Gédécé @lesechogaucho

Dublin_122

(une image issue de la Photothèque du mouvement social)

Comme en Roumanie lorsque Ceausescu envoyait ses chars pour détruire les villages en 1989 afin de faire du passé table rase pour un monde meilleur car à son image, pleine d’une sûre modernité, voilà que l’Europe est en marche à grands coups de directives vers un modèle économique et social unique, à l’image des Barroso, Bolkenstein et consorts…

Un modèle qui ne s’embarrasse manifestement pas de considérations d’ordre éthique, historique, social ou sociétal : foutaises que tout cela. La parole est au seul marché, « libre et non faussé ». Pourtant, peu en sont conscients parmi ceux qui ont voté (ou pas…) en juin dernier… Si persuadés que ce grand machin ne sert à rien… Vraiment ?

Les services publics sont une entrave ? Réduisons les à leur plus simple expression ! Les français ont voté Non ? On se passera de leur consentement… (avec Sarkozy, tout est possible !). Les irlandais aussi ?  Qu’à cela ne tienne, on les fera revoter… jusqu’à ce qu’ils s’expriment dans le bon sens : celui que nous attendons. Quitte à leur promettre monts et merveilles. Les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient, selon l’expression con-sacrée. Déni de démocratie ? Cela n’est pas si simple, mon bon Monsieur, le monde est bien plus complexe que vous ne le croyez, arrêtez de voir le mal partout !

En attendant, le citoyen n’est pas aveugle, voit et vote. Ou ne vote plus, écœuré qu’il est si légitimement par une telle mascarade… L’abstention est peut être idiote, mais si compréhensible.

Arrêtons de prendre les gens pour des cons. Agissons. Il s’agit de leur redonner leur parole perdue, à l’instar de cette votation citoyenne sur l’avenir de la poste, qui s ‘est terminée samedi, et que nos adversaires politiques traitent avec tant de mépris (leur ferait-elle si peur ?) comme Estrosi qui évoque à son endroit une manipulation stalinienne… Pauvre crétin inculte.

Moi, je préfère repenser à ce vieil homme courbé, devant la Poste de mon trou du cul du monde à moi, manifestement immigré, avec un enfant au teint sombre et aux cheveux crépus qui s’agrippait à son bras, si ému de voter, nous demandant s’il pouvait quand même, qui m’a rappelé fort douloureusement les promesses non tenues d’une certaine gauche… Et qui montre à lui seul à quel point nous n’en avons pas encore fait assez.

Rien que pour lui : que vive la résistance !


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