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Cagnotte pour encourager l'assiduité à l'école

Publié le 05 octobre 2009 par Sylvainrakotoarison

(dépêches)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/05/01011-20091005FILWWW00500-cagnotte-tout-essayer-chatel.php
Cagnotte: "tout essayer" (Chatel)
AFP
05/10/2009 | Mise à jour : 15:07 | Ajouter à ma sélection
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé qu'on devait "tout essayer" pour lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaires après la mise en place d'une cagnotte collective dans trois lycées professionnels en région parisienne. "Le gouvernement a engagé la guerre contre l'absentéisme et le décrochage scolaire. On fait des expérimentations et la cagnotte est une expérimentation", a déclaré M. Chatel, interpellé par des journalistes en marge d'une visite dans un lycée en région parisienne.
"J'ai demandé au recteur (de l'académie de Créteil, ndlr) des garanties. 1: qu'il reçoive des représentants des parents d'élèves pour leur expliquer que le dispositif ne consiste pas à payer les élèves. 2: qu'il crée un comité de suivi chargé de contrôler cette expérimentation. A la fin on fera une évaluation et on verra. On doit tout essayer", a poursuivi M. Chatel.
Trois lycées professionnels de l'académie de Créteil expérimentent depuis lundi la mise en place d'une cagnotte collective par classe pour financer un projet éducatif défini avec les élèves, une idée critiquée par des syndicats de parents d'élève et d'enseignants.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/03/01016-20091003ARTFIG00604-absenteisme-des-places-de-foot-pour-motiver-les-eleves-.php
Absentéisme : des places de foot pour motiver les élèves
Flore Galaud (lefigaro.fr)
03/10/2009 | Mise à jour : 18:12 | Commentaires  204 | Ajouter à ma sélection
Stade Vélodrome de Marseille. Crédits photo : AFP
Un lycée professionnel de Marseille récompense tout les mois la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en lui offrant des places pour aller voir jouer l'OM.
 
Après la cagnotte, les places de football. C'est en tout cas ce qu'a choisi le lycée professionnel Mistral de Marseille pour motiver ses quelques 600 élèves, révèle samedi le quotidien La Provence. Le proviseur a en effet décidé depuis la rentrée de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en donnant aux élèves des places pour aller voir l'OM jouer au Vélodrome.
«La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !», se réjouit le proviseur. «Jamais on a eu une telle assiduité (...) Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers», estime-t-il. Fin septembre, c'est une classe de première en filière «carrosserie»qui est arrivée en tête, avec 95% d'heures de cours effectuées.
Un coût de 1500 euros
Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. Et l'initiative devrait perdurer toute l'année, et pourrait même aller plus loin. La direction, en effet, pense mettre en place d'autres récompenses, telles que des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski.
Si, selon le quotidien marseillais, professeurs, parents et élèves sont ravis, la méthode peut tout de même laisser perplexe. Vendredi, l'annonce d'une cagnotte de 10.000 euros pour récompenser l'assiduité dans l'académie de Créteil avait déjà créé la surprise. Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont ainsi déclaré samedi que cette mesure était «contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine» et ont démandé son retrait.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/21/01016-20090121ARTFIG00715-darcos-l-absenteisme-un-fleau-pour-l-ecole-.php
Darcos : «L'absentéisme,
un fléau pour l'école»
Propos recueillis par Christine Ducros, Marie-Amélie Lombard-Latune, Marie-Estelle Pech, Aude Sérès
22/01/2009 | Mise à jour : 15:33 | Commentaires  326 | Ajouter à ma sélection
Crédits photo : AP
INTERVIEW - Le ministre va recruter 5 000 agents pour alerter les familles sur les absences de leurs enfants.
 
LE FIGARO. - L'absentéisme est devenu un problème majeur pour l'école, au point que vous l'avez inscrit au rang de vos priorités. Que comptez-vous faire ?
Xavier DARCOS. - Je veux faire de l'absentéisme une grande cause de l'Éducation nationale. De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes. Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas. Certains établissements préviennent les pa­rents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas. Que fait-on lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l'école ? L'école doit alors aller à leur rencontre. Avec Fadela Amara, qui fait un travail admirable auprès de ces jeunes, nous avons décidé de recruter 5 000 «médiateurs de la réussite scolaire», qui feront l'interface entre l'école et les parents.
Qui seront ces médiateurs ?
Ce seront des personnes qui connaissent les quartiers, les fa­milles, mais qui relèveront de l'Éducation nationale. Il s'agit d'emplois aidés dans le cadre du plan de relance. Ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d'insertion. C'est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l'éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. Ils seront opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission.
L'orientation est un casse-tête pour les jeunes et leurs familles. Que comptez-vous faire pour les aider ?
L'orientation était, il est vrai, un des thèmes centraux de la réforme du lycée. Actuellement, le système est trop complexe, opaque, et génère de véritables «délits d'initiés». Il ne fonctionne bien que pour ceux qui savent s'y retrouver. Dès la rentrée prochaine, les élèves et leurs parents pourront recevoir des conseils et des informations par le biais d'une plateforme téléphonique accessible tous les jours jusqu'à 20 heures, doublée d'un service de réponses par Internet, qui sera placée sous l'égide de l'Onisep. Elle associera des conseillers d'orientation psychologues, mais également des acteurs économiques. Nous allons faire en sorte, en outre, que les rendez-vous en tête à tête soient plus fréquents dans les établissements les plus défavorisés. Par ailleurs, à titre expérimental, certains établissements vont consacrer une semaine à l'orientation en milieu d'année.
» Les propositions du Conseil d'orientation pour l'emploi
Les parents sont souvent désarmés devant la complexité des programmes. Peut-on démocratiser le système ?
Je veux donner à chacun la possibilité d'accéder à l'ensemble des savoirs dispensés à l'école. C'est pourquoi, dès le mois de juin, nous allons mettre sur Internet tous les programmes du CP à la terminale. Cette «académie en ligne» sera gratuite et reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d'enseignement à distance.
Vous avez réformé la formation des enseignants en supprimant une année de stage rémunérée. La qualité de leur formation ne risque-t-elle pas d'y perdre ?
Personne ne conteste l'objectif de cette réforme, qui est de recruter des enseignants disposant d'un niveau de qualification plus élevé. Ils auront tous désormais un master (bac + 5), au lieu d'un bac + 3 ou + 4, qui leur permettra d'entrer plus facilement sur le marché du travail s'ils ne sont pas reçus aux concours d'enseignants. Les futurs enseignants seront aussi mieux préparés à leur métier puisqu'ils auront la possibilité d‘accomplir des stages de mise en pratique professionnelle dans les établissements scolaires, avant même de passer le concours. Enfin, cette réforme s'accompagne d'une véritable revalorisation des débuts de carrière. Les enseignants débutants reçoivent déjà, depuis cette rentrée une prime d'entrée dans la carrière de 1 500 euros, mais nous irons plus loin.
À Paris, plusieurs centaines de maîtres refusent d'appliquer le soutien scolaire que vous avez mis en place. Comment jugez-vous leur comportement ?
On parle beaucoup de la centaine d'enseignants militants qui agissent par pure idéologie et pas assez des 380 000 professeurs des écoles qui font leur travail avec un grand dévouement. Quand un professeur refuse d'aider ses élèves, il rompt la confiance que la Nation place dans l'école.
Comment gérez-vous désormais la réforme du lycée ? N'avez-vous pas été déstabilisé par son report il y a unmois ?
Xavier DARCOS. Au fond, nous avons obtenu ce que nous voulions, calmer le jeu au plan social, ce qui était essentiel pour sauver une réforme qui reste par ailleurs absolument nécessaire. Sachez que 150 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans aucune qualification ni aucun diplôme et qu'un bachelier sur deux n'a aucun diplôme après trois années passées dans l'enseignement supérieur. Tout le monde était d'ailleurs d'accord sur ce constat puisque je rappelle que j'avais signé avec l'ensemble des formations syndicales et des organisations lycéennes un document relevant les points de convergence sur une réforme du lycée. On nous disait que la réforme allait provoquer un mois de janvier explosif au plan social ; je constate que c'est un mois où l'on parle de dialogue, de concertation, et c'est le meilleur service que nous pouvions rendre à la réforme du lycée.
Le président de la République vous a demandé de travailler sur ce dossier avec le directeur de Sciences Po, Richard Descoings. Comment allez-vous mener ce projet ?
Je vais m'appuyer sur Richard Descoings à qui j'ai confié une mission visant à relancer la concertation sur le lycée. Je lui ai notamment demandé d'élargir le débat à la société civile et je sais qu'il apportera lui-même, dans ce débat, toute sa liberté de parole et de pensée. Lorsqu'on traite d'un sujet aussi important que le lycée, il ne peut y avoir de tabou. C'est un travail immense qui l'attend et auquel il s'est déjà attelé d'arrache- pied. J'ai toute confiance en lui.
Vous avez dit le 13 janvier sur France Info : «Je veux aller jusqu'au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée». Avez-vous l'intention de tourner bientôt la page de l'Éducation nationale ?
Il est vrai que j'ai beaucoup avancé dans les réformes que Nicolas Sarkozy m'avait demandé de mener dans la lettre de mission, mais je suis loin d'avoir épuisé toute l'ambition que son projet présidentiel portait pour l'école ! Le président de la République a toujours rappelé qu'il n'y avait pas de projet de société sans projet scolaire. Avec le nouveau programme de travail que je vous dévoile, j'ai l'intention d'aller encore beaucoup plus loin dans la réalisation de cet objectif.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00540-absenteisme-une-cagnotte-pour-motiver-les-lyceens-.php
Absentéisme : une cagnotte pour motiver les lycéens
Pauline Fréour (lefigaro.fr)
02/10/2009 | Mise à jour : 16:16 | Commentaires  383 | Ajouter à ma sélection
L'absentéisme moyen s'élevait à11% en moyenne en 2007 dans les lycées professionnels, selon le ministère de l'Education (ici, des élèves et un enseignant du lycée La Tournelle à La Garenne Colombes). Crédits photo : Le Figaro
Dans l'académie de Créteil, six classes de lycées professionnels verront leur assiduité récompensée par le financement de projets de groupe pouvant aller jusqu'à 10.000 euros par an.
 
Il ne s'agit pas de distribuer des chèques aux élèves ayant fait l'effort de se lever toute l'année, mais tout de même, la méthode ne manquera pas d'en surprendre certains. Dans une nouvelle tentative pour enrayer l'absentéisme important frappant les établissements professionnels, le rectorat de Créteil propose à six classes de CAP et de Bac pro de financer un projet commun, s'ils respectent collectivement des objectifs d'assiduité et de sérieux fixés en début d'année. Encore au stade de l'expérimentation, ce projet audacieux a été sélectionné parmi 165 autres propositions par le Haut commissariat à la Jeunesse, qui fournit l'argent nécessaire dans le cadre du Fonds d'expérimentation pour la jeunesse.
De la capacité du groupe à respecter ses engagements dépendra le montant des subventions perçues. Une mise de base de 2.000 euros sera accordée à toute classe jouant le jeu ; et chaque mois, cette somme pourra être augmentée (jusqu'à 10.000 euros sur l'année) si l'équipe pédagogique juge les objectifs atteints. Dans l'une des deux classes de première concernées au lycée Alfred-Costes de Bobigny, ceux-ci ont été fixés à moins de 5% d'absents (contre 10,9% habituellement dans les lycées pros selon le ministère de l'Education) et 11/20 de moyenne pour 75% des élèves. La récompense envisagée ? Des cours de code de la route pour tous, en vue du permis de conduire, essentiel pour trouver un travail.
«Ça va finir par coûter cher !»
«On veut responsabiliser les jeunes, en leur disant que la réalisation de projets qui les intéresse est conditionnée par leur présence et leur implication dans l'établissement», explique le recteur de l'académie Jean-Michel Blanquer dans Le Parisien. Reconnaissant que l'expérience est, «à coup sûr, la plus originales de toutes, dans l'académie», il assure que ce projet est «aux antipodes de l'individualisme consumériste». «On n'est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s'inscrit dans un projet collectif de classe et pour que cela fonctionne il faut une solidarité du groupe», renchérit un représentant du Haut commissaire à la Jeunesse.
Un point de vue partagé par Bruno Sochan, le proviseur du lycée Alfred-Costes. Convaincu de longue date des vertus de la «carotte», il soutient «très fortement ce projet». «Le bâton, je le donne depuis des années, et ça ne marche pas ». Dans son lycée, quand un élève est absent, la direction appelle les parents. Au bout de trois absences ou retards, l'élève est collé deux heures le samedi matin, puis quatre s'il ne se présente pas. «Mais l'absentéisme reste catastrophique», déplore Jean-Yves Guyader, responsable des relations école-entreprises au sein de l'établissement. Pour autant, l'annonce du projet a, selon lui, fait une impression «mitigée» sur ses collègues enseignants. «C'est vrai que ça peut sembler un peu étrange, mais si ça marche ? Le seul problème, c'est que si on l'étend à d'autres lycées, ça va finir par coûter cher !».
Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Ile-de-France, s'inquiète pour sa part des «risques de grave dérive» liés à l'expérimentation. Dans un communiqué, il estime que «le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement personnel et pour la vie en société». Selon Le Parisien, le rectorat a prévu d'élargir l'expérience à une trentaine d'établissement en cas de résultats positifs.
» INTERVIEW - Darcos : «L'absentéisme, un fléau pour l'école»
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/03/01011-20091003FILWWW00610-cagnottelycee-la-fsu-indignee.php
Cagnotte/lycée: la FSU indignée
AFP
03/10/2009 | Mise à jour : 18:00 | Commentaires  26 | Ajouter à ma sélection
Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont dénoncé aujourd'hui la mise en place d'une cagnotte collective dans trois lycées professionnels de la région parisienne pour lutter contre l'absentéisme, une mesure selon eux "contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine".
Le Snuep (enseignement professionnel), le Snes (enseignement secondaire) et le Snep (enseignants d'EPS) de l'académie de Créteil, où sera expérimenté le dispositif à partir de lundi, "demandent le retrait de cette mesure contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine".
Selon leur communiqué, "l'absentéisme scolaire dans l'enseignement professionnel trouve essentiellement des racines dans une orientation par défaut sur des 3e, voire 4e ou 5e voeu des jeunes dans des filières non choisies".
"Comment motiver des élèves qui arrivent après la rentrée dans des sections non choisies? Avec une prime! C'est déraisonnable et c'est présenter aux jeunes une société où +l'argent est roi+", poursuivent les syndicats.
Pour eux, la mesure "ne peut masquer les effets désastreux des suppressions de postes et des fermetures de classe depuis 2003", les "heures de cours (...) toujours pas assurées dans de nombreux établissements" ou "le manque de titulaires dont le nombre indispensable a été sous-estimé par le rectorat" de Créteil.
"C'est dans le budget de l'Education nationale, et non dans les financements périphériques d'une délégation interministérielle que sont attendues les réponses aux difficultés d'absentéisme et de décrochage", ajoutent les organisations.
Le financement de l'expérimentation lancée lundi vient du Haut-commissaire à la Jeunesse. Dans chacun des trois établissements, elle prévoit la mise en place d'une cagnotte collective par classe abondée jusqu'à 10.000 euros maximum afin de financer un projet.
Si les lycéens respectent un "contrat" en termes d'assiduité et de comportement, ils pourront voir leur projet - permis de conduire ou voyage financé en partie grâce à cette cagnotte.


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