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Ils ont voté et puis après…

Publié le 05 octobre 2009 par Philippe Thomas

Léo Ferré le chantait magifiquement… Mais le vote des militants PS fut nettement moins magnifique. Cette votation s’est déroulé sans surprise : faible participation et large victoire du « Oui » à toutes les questions proposées, avecscores oscillant de 61% à plus de 85%. Dans le même mouvement, les camaradesvotaient pour la désignation des têtes de liste aux régionales de 2010. Que croyez-vous qu’il arriva ? Tous les présidents de région sortants ont été largement reconduits, même Georges Frêche, toujours exclu du PS, par le biais d’un prête-nom qui lui cédera la tête de liste le moment venu . Si, si, c’est convenu comme ça, tout le monde le sait. Mais peu importe le cas Frêche, souvent débiné, toujours repêché…

Il est tout de même étrange que les militants aient largement approuvé les principes du non-cumul des mandatset du renouvellement plus fréquent des candidats tandis qu’ils reconduisaient simultanément à la tête des listes régionales tous les présidents sortants, dont une partie cumule la présidence de Région avec un mandat parlementaire et une autre achève son deuxième mandat de présidentrégional … Cherchez l’erreur ! Il doit falloir renoncer à toute logique (ou à tout scrupule) quand on s’engage en politique… J’ai entendu d’une oreille distraite François Hollande, président du conseil général de la Corrèze et député, expliquer laborieusement qu’on ne pouvait pas se désengager comme ça, qu’il fallait y aller progressivement et patin couffin…

Sans doute marqué par mon passé d’enseignant, j’ai encore la faiblesse de croire aux vertus de la pédagogie par l’exemple. Je trouverais ainsi bien plus convaincants des présidents de Région sortants qui s’engageraient à abandonner leur mandat parlementaire immédiatement après leur réélection à la tête de la région. Je croyais qu’il existait une éthique chez les socialistes qui consiste à appliquer à soi-même ce qu’on prône comme modèle valant pour tous. A cet égard, concernant le non-cumul des mandats, combien de Delanoë ou de Royal exemplaires ? Bien peu, hélas… Et sitôt passées les élections de 2010, qui nous dit que le Parti socialiste ne va pas inventer un nouveau discours pour justifier la persistance des cumulards ?


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