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A la recherche de la famille idéale

Publié le 18 octobre 2007 par Ellie Page

3a8a226208eb815c538c2101bff95769.jpgY'a que les gens qui ont le privilège d'avoir le câble, qui peuvent avoir des chaînes avant-gardistes comme Téva. Des chaînes de contenu.

Sans Téva, en effet qui pourrait se targuer de se vautrer encore devant la "Petite maison dans la Prairie" ?

Je sais que j'en ai, de la chance. Grâce au bouquet Canal cinéma, je peux revoir les épisodes de Maigret avec Jean Richard, pour à peine 15 euros par mois ! Youpie. Sur chaiplus quelle autre chaîne, j'ai même droit à de véritables documents d'archives comme "Happy days", mesdames messieurs, excusez du peu !

Ben, vous me direz : mais ma cocotte (oui, vous m'appelez ma cocotte... c'que vous êtes familiers tout de même, pfffff...) si ça t'plaît pas, n'en dégoûte pas les autres et tout ça. T'es pas obligé de regarder, comme moi chu pas obligé d'mater Laurent Ruquier (c'est pour la rime).

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Enfin, y'a des jours comme ça où je me sens comme inerte et la bave aux lèvres, je me laisse agglutiner aux coussins (I must be cursed) et plutôt que de me faire endoctriner par les pubs de la Hun (la chaîne la plus proche de zéro comme dit Fil), je relève un peu le niveau en me roulant honteusement dans les bons sentiments à la Ingalls... 

Et puis, depuis quelques temps, je guettais lâchement un épisode de cette série, car j'avais un odieux dessein. Regarder cette litanie de mon enfance avec mes yeux de femme sans pitié. Afin de dépiauter la chose, afin de la disséquer froidement.

Ce jour est enfin arrivé.

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L'épisode qui s'est étourdiment jeté sous ma plume s'intitule innocemment "Serrons les coudes" (2).

Je ne sais pas si vous vous souvenez, c'est dans une des saisons assez récentes (tout est relatif, mes chers) quand Charles et Caroline ont eu un autre bébé, aux beaux yeux bleus, toujours sage, un robot en forme de bébé en fait, et que Marie la jeune aveugle est dans une école en ville.

Je passe sur le générique que vous connaissez : tout en vert et bleu pimpant passé ...


La petite maison dans la prairie
envoyé par valentin73

Dans la première partie, les familles Ingalls et Garvey ont quitté Welnut Grove pour chaipatrop quelle raison, et se sont installées en ville. 

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Pendant le trajet (je vous fais même le petit résumé, chui gentille hein ?) Laura dit à Marie que c'est très grand, la ville, oh lala ! Et Marie lui répond - deux points, ouvrez les guillemets, réplique culte retenez votre souffle vous êtes prêts ? GO !

Marie répond donc :

"Oui, c'est grand, ça s'entend au bruit."

Sur ce , elle sourit finement. (moi, je glousse, en bonne cocotte)

Les Ingalls ont tous les deux trouvé du travail dans un saloon. A un moment, vers le début, Charles cherche sa femme, il la hèle :

-  Caroline !  Où es-tu ? hèle-t-il.

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- Dans la cuisine, répond Caroline (ça rime...), les mains dans la vaisselle. 

En aparté, elle ajoute : "Où est-ce que je pourrais être ?"

Waow ! Est-ce l'influence de la ville, le stress, la pollution ? Caroline semble prise de bouffées de féminisme... l'approche de la ménopause, peut-être ? 

Encore toute émue de cette découverte, j'ai presque manqué l'arrivée guillerette d'Harriet venue s'encanailler en diligence. Car les Oleson, ces épiciers à l'ascendance suédoise, sont aussi de la fête. Ils ont dû quitter leur prospère épicerie et sont dans l'ennui. Harriet voudrait en effet envoyer ses chers mouflets à l'école privée - et non dans l'écurie que Caroline et Alice Garvey ont dégotée pour enseigner à la marmaille pauvre de la ville - seulement, Nels lui déclare qu'ils n'ont pas les moyens.

En plus, cet égoïste refuse de se sacrifier afin que sa femme puisse toucher l'assurance-vie qu'il a eu la bonne initiative de contracter. Poignant, ce regard indigné de la mère poule pour qui le coq refuse de passer à la casserole pour le bien de ses poussins...  Vraiment tragique.

Du coup, Harriet, n'écoutant que son courage, accepte une place de "barmaid" dans le même saloon. Elle ose carrément le décolleté en V d'au moins 12 cm (et demi !) et la rose autour du cou. Limite vulgaire quand même.

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Lorsque sa jeune et accorte collègue conseille à cette vieille bique d'Oleson (oui, jusque là, je l'ai appelée Harriet, mais c'est fini maintenant, on va voir c'qu'on va voir) de faire "quelque chose pour cacher ces pattes d'oie", celle-ci lui répond qu'elle les a eues "à force de rire !" Quelle menteuuuuuuse ! Harriet Oleson, elle rit jamais, sauf quand on la pince.

Du coup sa copine (qu'est une chef parce qu'elle, elle assume le décolleté de 15 cm, carrément, une vraie vamp) lui conseille de moins rire... ça, c'est pas facile, comme défi.

Mais les Ingalls, pendant ce temps, ont des problèmes bien plus graves. 

C'est l'anniversaire des 16 ans de leur fille Marie - qui, je vous le rappelle, est aveugle, et très jolie, ce qui ne gâte rien et a son importance. Charles et Caro veulent lui acheter un joli cadeau dans les 4 ou 5 dollars, mais Caroline n'a pu en économiser qu'un seul sur ses pourboires (pas possible, elle a dû aller en cachette se goinfrer au mac do, cette gourmande !)

Charles se fait rassurant et prétend qu'il peut obtenir une avance de leur patron, M. Standish. Or, j'ai oublié de vous dire que M. Standish est un redoutable capitaliste plein de pognon, la preuve il a même un garde du corps qui s'appelle Harlan et qu'est une vraie ordure, donc, M. Standish, ben, il trop trop méchant.

M. Standish - ce vieux pourri insensible de Standish, j'veux dire - lui refuse donc très logiquement son avance.

Quand Charles retourne voir sa femme dans la cuisine (devinez un peu ce qu'elle fait ? oui oui, la vaisselle ! Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire d'autre ?), il lui ment effrontément et s'esquive en vitesse. Car il a un plan machiavélique archangélique  : il va vendre son violon à un autre pourri de capitaliste, un marchand de bric-à-brac, le nom m'échappe, enfin bref, les voilà partis dans une âpre négociation :

- 3 dollars dit le grigou.

- Ah non, 8, dit le saint Charles. 

- Bon, 4, dit le salaud d'nanti.

- 7, pas moins, défend saint -Charles

- 5, trépigne le camelot devant sa camelotte.

- 6, pas moins, ou gare ! Saint-Charles menace d'un froncement de sourcils le vendeur de savons de Marseille (ah, elle était téléphonée celle-là...)

Saint Charles auréolé de gloire empoche donc ses kopeks et retourne les fourrer dans la poche de sa femme. Or, voilà que celle-ci en allant à la recherche du cadeau de Marie tombe nez-à-nez avec le violon de son homme, dans la vitrine de l'odieux bonhomme.

Vous avez déjà deviné la suite : c'est le fameux violon qui sortira évidemment de la jolie boîte à cadeau, Marie ravalant ses envies d'une jolie blouse neuve pour déclarer, auréole au sommet du crâne, que le seul présent qui lui fasse plaisir est un air de violon joué par son père pour son anniversaire, comme depuis qu'elle est petite... du pipeau, oui ! Enfin, on y croit tous, et même Harriet verse sa petite larme d'émotion en serrant Willy contre elle quand Marie nous achève, juste après.

Marie ne fera pas de voeu, car elle a déjà tout ce qu'elle peut souhaiter au monde ! autour de cette table. Dieu vous bénisse (oh hé, je cite !).

Charles entonne un air de violon, tout le monde frappe dans ses mains en pleurant de bon coeur sous des flots de guimauve.

Amen. Beurp.

Après ça et les oeuvres complètes de la Comtesse de Ségur, comment voulez-vous que je n'aie pas mal tourné... 

PS : Cliquez si vous voulez savoir ce que les acteurs sont devenus. 

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