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Le père Sarkozy relance les œuvres paroissiales

Publié le 17 octobre 2007 par Nico2312
Le 17 octobre n'est pas uniquement veille d'une journée de galère dans les transports qui va encore renforcer l'image archaïque du syndicalisme dans l'opinion grâce à l'attitude caricaturale de certains syndicats corporatistes prêts à emmener dans leur chute tout le monde syndical et par la même occasion le dialogue social. Le 17 octobre est avant tout la journée mondiale du refus de la misère.
Un tel évènement était bien entendu immanquable pour Nicolas Sarkozy (fut un temps, peut-être aurait-il laissé Cécilia s'y coller…). Le Chef de l'État est donc venu expliquer devant le Conseil économique et social, comment grâce à son volontarisme il compte terrasser la pauvreté en assurant notamment "je veux que les années de bénévolat dans les associations valident des années de cotisation de retraites". Bonne idée mais le calcul de la retraire sur un salaire inexistant risque de ne pas monter très haut. Le président de la République affirme également "je veux que des étudiants qui consacrent du temps à des associations soient valorisés dans les examens qu'ils passent avec des bonifications des points". En voilà encore une idée aussi simpli(ist)e à énoncer qu'impossible à mettre en pratique dans les faits. Nicolas Sarkozy explicite ensuite sa philosophie pour lutter contre la misère : "je veux que notre société récompense ceux qui se dévouent pour les autres et sanctionnent ceux qui empoisonnent la vie des autres", afin de "favoriser la générosité privée". Récompenser les gentils et punir les méchants en voilà une belle idée… pas démago pour un sou. De même qui peut être opposé au fait de "favoriser la générosité privée" ??? Simplement il ne faudrait pas qu'elle se substitue à la solidarité nationale qui est et doit rester l'une des missions essentielles de l'État !!!
Quoi qu'il en soit, il faudra bien plus que ces annonces et ces appels à la solidarité à la mode dame patronnesse, pour atteindre l'objectif fixé au gouvernement de réduire d'un tiers en cinq ans le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (817 euros par mois), qui sont aujourd'hui 7,1 millions en France…
En cette journée de refus de la misère, sous toutes ses formes, à côté du petit bréviaire de l'aumône présenté par le président de République, la moindre des choses et des décences aurait été que les parlementaires ne cèdent pas face au lobby des internes, qui formés gratuitement par l'État (et même payés par lui pendant leurs études), oublient, une fois diplômés, le serment d'Hippocrate et partent s'installer en cabinet dans des zones rémunératrices en délaissant les zones les plus pauvres. Il faut en effet croire, comme le dit Bernard Accoyer, que "les jeunes médecins sont un corps très important pour le pays" (ou plutôt pour l'UMP) puisque les députés ont suspendu les articles du PLFFS qui prévoyaient de réglementer en partie leurs installation dans un soucis d'équilibre territoriale de en matière de médecine de ville. Bah oui quoi, cette élite ne fait tout de même pas des études pour soigner des pauvres… qui plus est à un tarif conventionné !!!

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