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Jusqu'où peut aller la reconnaissance éternelle ?

Publié le 18 octobre 2007 par Didier T.
Il y a des choses qui sont difficiles à vivre, aussi dures que la réalité qui les a produites.
Il arrive parfois dans la vie qu'une main vous soit tendue, pour vous sauver, vous sortir d'un endroit plutôt gris, vous faire traverser la rue ou vous faire tout simplement assumer le chemin que vous essayez de prendre. Ca arrive à tout le monde ça, enfin, à ceux à qui on a fait ce geste un jour. Pour ce qui me concerne, un jour, j'ai voulu commencer à écrire quelque chose. Je savais pas trop où j'allais, je savais juste que je navigais entre le doute et le manque de confiance, je vivais dans l'interrogation permanente. Un jour, le hasard faisait alors bien les choses à ce moment-là, j'ai rencontré un type bien. Un type dont l'écriture est le métier, entre autres. Et ce type a sanctionné mon ébauche de travail. Il a ensuite accompagné les pages que je construisais petit à petit, et geste ultime, il a su saisir le bon moment pour me conseiller et faire en sorte que tout cela devienne l'aventure agréable que je vis aujourd'hui. Si je ne l'ai pas remercié 1000 fois, directement ou par la pensée, alors je ne l'ai jamais remercié. J'ai un profond respect pour cet homme, non pas pour ce qu'il a fait pour moi, mais pour ce qu'il est. Un passionné, un généreux, un altruiste comme on en voit peu finalement. Un type obsédé par son art, et qui le mène au bout, contre vents et marées. Et ces vents et ces marées, les bons vents dirais-je, nous ont emmené tous les deux il y a pas longtemps sur la même rive.
Nous avons partagé un moment ensemble, avec d'autres, et j'espérais secrètement que notre présence en ce lieu nous permettrait de pouvoir continuer à profiter du plaisir et du bonheur d'avoir partagé cette générosité offerte. Ce ne fut malheureusement pas la cas.
Cet homme, que je viens de décrire avec des qualificatifs qui me semblent positifs, s'est tout à coup transformé en un être capable d'afficher une aigreur et un ressentiments indignes de l'image que je m'étais faite de lui. Alors voilà. Je suis face à un problème sérieux : comment continuer à me sentir redevable de quelqu'un qui a déchu lui-même l'image que j'avais de lui, qui a répandu un fiel froid et amer sur des gens chaleureux et doux. Je me sens toujours dans cette situation du remerciement éternel, mais je n'idôlatre plus une statue, mais simplement un homme. J'avais cru pourtant. Mais c'est comme ça.
Tristement humain tout ce qui est arrivé.
Publié par les diablotins

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