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Pour vous j'ai testé... [Partie 1]

Publié le 18 octobre 2007 par Vincent Gache

Voila fort longtemps que je n'avais rédigé un article, faute de temps, de santé, et plein d'autres choses.
Pour me rattraper, voici une série de petits tests condensés de jeux du moment, à avoir ou non, plus ou moins récents, et plus ou moins bons. Étant donné qu'il y'en a pas mal, je ferais le point en plusieurs articles.
Au programme (et dans le désordre) :
- l'Orange Box (PC)
- Medal of Honor : Airborne (PC)
- Bioshock (PC)
- Halo 3 (Xbox 360)
- Project Gotham Racing 4 (Xbox 360)
Tests à venir :
- Metroid Prime 3 (Wii)
- Zelda : The Phantom Hourglass (DS)
- Et j'en passe et des meilleurs...
C'est sans plus attendre que je vais commencer cette mise au point avec Bioshock et une partie de l'Orange Box.

bioshock_logo

Commencons donc par le plus "vieux", j'ai nommé Bioshock.
Pour commencer, qu'est ce que Bioshock? Le dernier jeu de Ken Levine, responsable, entres autres, de jeux comme System Shock 1 et 2, Deus Ex, Thief, donc bon palmarès pour le monsieur. Bioshock se veut être le suite spirituelle de System Shock, non pas pour son histoire, mais pour son systeme de jeu : on se retrouve enfermé dans un lieu isolé de tout, une citée sous marine en l'occurence, avec une ambiance à vous faire changer de caleçon assez souvent, et un systeme de jeu à mi-chemin entre le FPS (shoot à la première personne) et le RPG (jeu de rôle). Voila pour les bases.

Scénario :
Coté scénar donc, le point fort du jeu, l'action se déroule dans les années 50, et on se retrouve "accidentellement" (comme par hasard surtout) dans une citée sous marine suite à un crash d'avion en plein milieu de l'océan. Cette citée, Rapture, à été batie par un certain Andrew Ryan pour accueillir toutes les "lumières" afin que celle-ci puissent exprimer leurs talents en toute tranquilité et loin de tout gouvernement. Elle accueille aussi les gens en ayant assez de ces gouvernements également. Je n'en dirais pas plus pour préserver l'un des seuls (pour moi) points positifs du jeu.

Gameplay :
Rapidement, une voix nous sert de guide dans le jeu et nous apprends à le prendre en mains avec une sorte de tutoriel assez bien foutu, au cours duquel on nous apprends à nous servir des plasmides, sorte de pouvoirs spéciaux qu'on s'injecte directement dans les veines. Au programme, on retrouve des classiques comme les boules de feu, les arcs électriques, les boules de neige... de glace pardon, la télékinésie, et tout un tas d'autres bien sympatiques. En marge de ces plasmides, on trouve également des armes à feu, allant du classique pistolet au lance grenade en passant par l'arbalète, disposant chacunes de trois types de munitions. Tout ce joli monde est bien entendu upgradable, on peut augmenter la puissance de feu de certains armes, ainsi qu'un tas d'autres caractèristiques, mais les plasmides évoluent également.
On se retrouve donc rapidement avec un armement à en faire palir Rambo, sans compter les innombrables combinaisons possibles avec les plasmides (geler son adversaire avant de le dégommer, l'éléctrocuter quand celui-ci fait trempette, le cramer lorsqu'il est au dessus d'une flaque d'huile/essence, l'envoyer valser dans les airs et l'aligner à coup de fusil à pompe). Le système de combat parrait donc très allechant, seul hic : rapidement, certaines armes deviennent inutiles, et il en va de même pour les plasmides, une fois la combinaison qui gagne trouvée, on ne cherche plus à faire dans l'original mais simplement dans l'efficace... Et ca en devient très lassant et répétitif.
C'est sans compter sur le fait que, étrangement, les ennemis deviennent de plus en plus résistants au cours du jeu, on a donc de moins en moins envie d'user de tactiques pour en venir à bout.
Pour varier les plaisirs, on retrouve également diverses phases de piratage, car oui, il y a de nombreuses choses à pirater dans Bioshock : des distributeurs de soins/munitions ou les deux en même temps, des ateliers de fabrication de munitions, des tourelles mitrailleuses ou lance roquette, des caméras de sécurité, des petits drones mitrailleurs volants, et je crois en avoir fait le tour. Au début, pirater est marrant (un point A vers un point B, plein de bouts de tuyaux, et on se démmerde pour tracer un chemin entre les deux avant que le métal en fusion ne nous gicle à la figure), mais à la longue, à force de pirater, ben pareil, la lassitude s'installe, et on trouve ca lourd, et on en finit par ne plus le faire dutout.
Un autre point clé du jeu outre les ennemis classiques du jeu : les Big Dadys et les Little Sisters : les little sisters sont de petites filles qui récupèrent l'Adam, une substance servant à créer les plasmides. Cette substance étant très convointée dans le jeu, les big dadys sont donc la pour les proteger. Ces bestioles ont de spécial qu'elles sont extremment résistantes, mais totalement passives du moment que vous ne vous y frotez pas. Une fois leurs protecteurs abattus, vous pouvez choisir de sauver les little sisters (leur rendre leur apparence humaine, moins d'Adam, mais une récompense au final après plusieurs sauvetages) ou de récolter leur Adam (et donc les tuers). C'est donc avant tout un choix moral, mais bon, cela ne reste qu'un jeu, à vous de voir si vous préferez faire le bien ou le mal. Seulement, la encore réside un hic : au même titre que les ennemis, les big dadys deviennent plus résistants eux aussi, encore une fois les armes faibles deviennent inutiles, et on utilise toujours la même combinaison pour les vaincres.

Technique et ambiance :
Sur ce point la par contre, rien à redire, c'est un sans faute. Le jeu utilise l'Unreal Engine 3, et il est très bien optimisé. Le jeu se permet de tourner sans ralentissement sur une config moyenne (AMD 64 3500+, 2Go de ram, ATI X1950XTX pour moi, et c'est très fluide en 1360*768 Tout A Fond (TAF par la suite)), pour peut que vous possèdiez une carte gerant les Shaders 3.0. L'éclairage est magnifique, bien que statique, les textures sont fines, la modèlisation excellente, le rendu de l'eau impressionnant, en bref, on en prend plein les mirettes. Sans compter que les lieux traversés sont riches et variés (clinique, jardin, "rues", usines, et j'en passe)
Coté ambiance, la aussi c'est une prouesse : le style années 50 allié au coté abandonné/en ruines de la cité est magnifiquement bien rendu et est totalement dépaysant par rapport aux autres productions.
Pour ce qui est du son, les voix françaises sont pas trop mal, le bruit des armes à feu pas trop mal foutus, et les musiques style années 50 font également leurs effet.
En bref, avec le scénario, la réalisation du jeu est son second point fort.

Conclusion :
Alors Bioshock mauvais? Oui et non. Non parce que c'est un FPS/RPG très rafraichissant comparé aux autres productions, parce qu'il est très bien foutu, parce que son gameplay est très bien pensé. Oui pourquoi? Parce que passée la surprise, il devient mollasson pour un FPS, répétitif au possible, et donc extremmement chiant à jouer.
C'est bien simple, vers la fin, j'ai laché le jeu pendant trois semaines (d'ou le test tardif en partie) tellement je m'ennuyais, le seul élément m'ayant tenu en halène est son scénario (et encore, passé une partie, celui-ci devient plat, mais une grande partie du jeu reste grandiose à ce niveau la).
Au final, je ne pourrais que vous conseiller d'essayer la démo du jeu, disponible via Steam avant un éventuel achat, sachant que celle-ci vous montre une infime partie du jeu, celle pour lequel il est incontournable, mais elle ne montre pas la répétitivité de la chose.

Orange_box

Vient maintenant le tour de... l'Orange Box. Mais l'Orange Box, kézako? L'Orange Box est une complation de jeux disponible sur Steam (voir lien plus haut) ou en magasin, comprennant :
- Half-Life²
- Half-Life² : Episode One
- Half-Life² : Episode Two
- Portal
- Team Fortress 2
Aujourd'hui, je ne la testerais pas dans sa totalitée, en effet, je ne me concentrerait uniquement sur Half-Life² Episode Two, les autres (Portal et TF2) viendront après.
Je ne pense pas avoir à vous parler de Half-Life², sa réputation l'a surement précédé. Pour ce qui est de Episode Two, les développeurs de HL² ont préféré sortir un contenu épisodique pour poursuivre l'histoire, et c'est donc le deuxième à sortir, comme son nom l'indique si bien, mais venons en directement aux faits.

Scénario :
Episode Two fait donc suite à Episode One, qui faisait suite à Half Life ² (ouf).
Attention, je vais spoiler à mort sur HL² et Ep One, si vous ne les avez pas torchés, passez votre chemin jusqu'au prochain texte en gras annoncant la fin du spoil!
A la fin d'HL², la citadelle explose, et l'on se retrouve donc pris dans tout ca, les vortigaunts ne l'entendent pas de cette oreille, et vous ré-éxpedient au pied de cette tour maudite avec Alyx. Celle-ci vous sort des décombres, et votre unique objectif est de quitter au plus vite cette foutue ville qu'est Citée 17... seul problème, le réacteur de la citadelle est à deux doigts d'exploser, et vous devrez donc retarder tout ca pour vous laisser le temps de filer à l'anglaise. Une nouvelle virée dans cette gigantesque carcasse métalique et trois tonnes cinq d'infos récuperées sur le cartel plus tard, s'ensuit un parcour long et fastidieux sous et dans la ville et ses décombres (surtout ses décombres) pour rejoindre la gare la plus proche et en finir une bonne fois pour toute. C'est sans compter sur l'explosion prématurée du noyau de la citadelle qui vous envois, Alyx le train et vous valser vers d'autres horizons. Fin de Ep One (cliffhanger à la con...), début d'Ep Two. Vous vous retrouvez donc paumés en pleine nature avec Alyx (et en un morceau) qui est toujours à la recherche d'un moyen de rejoindre son père bien planqué dans une base loin de tout ca. Début des hostilités en quelque sorte.
Fin du spoil, merci bien!
Le scénario est sympa sans être folichon, on découvre pas mal d'éléments importants à l'histoire, le G-Man est toujours présent, on a des réponses, mais également des questions, avec bien évidemment un autre cliffhanger à la fin du jeu (j'en dirais pas plus hein, mais fallait s'en douter, le jeu ne porte pas le nom Episode pour rien après tout).

Gameplay :
Et le jeu commence très fort, et le rythme ne s'essoufle pas jusqu'à la fin, ce qui n'est pas un mal, bien au contraire (voyez le test plus haut par exemple...). Malgré des tunnels qui peuvent se montrer chiants par moments (mais courts heureusement), le jeu est remplis de bonnes idées qui renouvellent sans cesse l'interêt du jeu : protection d'une personne grâce à des cooéquipiés et des tourelles de sécurité, comme dans HL², des phases en véhicules, des combats très déséquilibrés mais fort en tension, des défenses de bases, et j'en passe. Tout est fait pour que le joueur ne se fasse pas chier un seul instant, et c'est tant mieux. Coté maniabilité et prise en main, ca reste du HL², les armes sont les mêmes, les ennemis aussi, exceptés les Hunters, espèces de saletées à trois pattes dont la seul vocation est de vous pourrir la vie (ce qu'ils réussissent avec brio d'ailleurs).
Mais rassurez vous, pour cela vous aurez droit au même arsenal que dans HL² et Ep One, c'est à dire un panel d'armes toutes aussi puissantes les unes que le autres, avec un gravity gun toujours aussi bien utilisé que dans les autres épisodes, les casses-têtes sont d'ailleurs moins nombreux, mais à une échelle plus grande cette fois-ci, vous comprendrez bien par vous même.
L'autre point fort du jeu, c'est qu'au lieu de rester cloitrer dans des bases/couloirs/rues/plages toutes petites, cette fois-ci, c'est à la campagne dans de vastes environements qu'il faudra en découdre (sauf ces put**** de tunnels!). Les lieux visités sont très variés la aussi : tunnels (saloperies!), vallées, village abandonné, base rebelle, vieux entrepots, et j'en passe..

Technique et ambiance :
Sur ce point la, pas trop de changement, mais ca reste très bon pour un moteur vieux de plus de 3 ans. Les graphismes sont propres et soignés, avec des textures fines, une bonne modèlisation, une physique toujours au top, un HDR assez bien foutu, et un effet tout nouveau tout beau : le motion blur. Très discrèt, mais extremmement efficace, celui-ci ajoute un plus à l'image du jeu qui est déjà bien maitrisée grâce aux éclairages et aux textures.
Les environnements exterieurs sont d'ailleurs de toute beauté, et les interieurs sont du même acabit que les précédents épisodes.
Coté son, les voix sont comme toujours excellentes, la synchronisation labialle est bluffante, et le bruit des armes extremment bien fait, mention spéciale pour l'écho auquel on a droit lorsque l'on utilise une arme bien bruyante en pleine montagne.
Coté ambiance, ca reste du HL² : les gentils rebels contre le méchant cartel, Gordon, t'es notre héros, sauve nous tous, les vortigaunts toujours aussi trippés (avec parfois des dialogues bien comiques (malgré qu'ils ne devraient pas l'être...)) et l'atmosphère générale toujours aussi prenante.
Le top dans tout ca, c'est que la config minimale pour faire tourner le bousin est la même que celle requise pour HL², ce qui sous entends excellentes performances pour une config très petite.

Conclusion :
Courrez l'acheter! Dumoins si vous êtes fan de HL², vous ne serez pas déçus comme Ep One aurait pu vous décevoir. En effet, Ep Two relève le niveau avec brio et tiens le joueur en halène tout au long de la (courte) aventure qu'il propose(sauf pour les tunnels, comme vous l'aurez compris, je hais cette partie du jeu). D'autant plus que pour le prix de l'Orange Box, vous aurez droit à 4 autres jeux, ce qui est une aubaine pour environ 45$ sur Steam. Le seul regret que je pourrais émettre sur ce jeu, c'est que celui-ci laisse trop le joueur sur sa faim, et fait que celui-ci regrette que chez Valve, ils mettent tant de temps à sortir une suite...

C'est tout pour les tests du jour, rendez-vous pour la suite et fin du test de l'Orange Box avec TF2 et Portal sous peu. D'ici la, bon jeu!


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