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MARiE-FLEUR. Fabien R.

Par Collectif Ratures // Poésie // Grenoble
MARiE-FLEUR. Fabien R.

Elle se tient bien droite, elle sourit un peu,
Elle part, elle revient, elle sourit encore,
Elle souffre, silencieuse, l’air indifférent,
Ses ongles toujours grattent, arrachant sa peau,
Elle tombe, se relève, elle sourit encore,
Elle souffre, travaille, rie, et souffre à nouveau,
Elle stresse, et ses ongles grattent encore sa peau,
Elle veut montrer que ça lui est égal,
(Bien que jamais rien ne lui soit égal)
Elle crie, elle casse, y comprit ceux qu’elle aime,
Elle casse, et travaille, s’isole, pense, écrit,
Elle veut vivre, et aimer, s’oublier un peu,
Se dire que tout ça n’a pas d’importance,
Elle veut vivre, se dire que tout n’est qu’un jeu,
Ses ongles arrachant la peau de ses doigts,
Elle veut vivre, aimer vivre, et travailler,
Et elle envisage, pour elle-même, la mort,
Se calme, réfléchit, l’envisage encore,
Et, contre elle-même, continûment, elle lutte,
Contre son stress, ses points de vue, ses ongles,
Sans arrêt ses doigts qui déchirent ses doigts,
Et contre elle-même, ses obstacles, ses désirs,
Tout ce qu’elle aime, ce qu’elle ne veut pas,
Elle tombe, son corps tremble, ses yeux ne voient rien,
Et elle tremble, et elle tremble, elle s’oublie enfin,
Elle revient, se relève, blottit contre rien,
Elle sourit un peu, elle sourit un peu,
Elle travaille, ses ongles déchirant sa peau,
Mais elle veut, et très fort, elle voudrait tellement,
Elle tombe, toujours elle tombe, et se relève,
Et s’assoit, et travaille, répète, apprend,
Elle se dit qu’il faudrait vivre, et aimer,
Malgré la violence, la violence, elle veut,
La violence que toujours partout elle voit,
Et malgré la violence de ses propres doigts,
Elle veut vivre, aimer, aimer vivre encore.



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