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Le cancer du sein devrait être dépisté plus largement

Publié le 13 octobre 2009 par Toulouseweb
Dans le cadre de la semaine rose à Toulouse, le forum « le cancer du sein on en parle » n’a pas, et cela est peu étonnant, vu la gravité et la pénibilité du sujet, attiré les grandes foules. Une soixantaine de personnes tres participatives, dont une majorité de femmes s’est déplacée à l’ESC Toulouse, école dans laquelle une formation mastere specialisé en management de la santé existe depuis peu. Pourtant réalisé au sein de l’ecole de commerce, très peu d’étudiants se sont rendus à cette conférence ce qui prouve la difficulté à communiquer sur ce thème.
Pourtant les débats, animé par le professeur André Talazac, chef de projet du Kiosque Info Cancer, furent forts interessants. De grands professionnels de la médecine à Toulouse et dans la région Midi Pyrennées ont répondu présents afin de répondre aux questions de l’auditoire, et notamment le professeur Roché, grand spécialiste du cancer du sein. S’associant a lui, des experts, assistante sociale, sexologue, psychologue ont répondu de façon efficace et sérieuse

Depuis quelques mois, la Clinique Claudius Régaud et le Kiosque info cancer qui ont des projets communs s’associent pour soutenir les familles et les patients, et s’appuient sur l’aide de bénévoles qui participent à l’organisation de forums de vulgarisation et de manifestations publiques entre autres..
La Mutualité française, active en matière de cellules d’écoutes, de groupes de parole de relais de campagnes cancer et de rencontres santé était également présente, au travers de son président Pierre Jean Gracia. Celui-ci affirme la volonté de la mutualité d’axer ses efforts sur le dépistage du cancer, notamment le dépistage du cancer colorectal, encore trop peu systématisé en France, d’y associer les familles, et, grande nouveauté, les entreprises, au travers de partenariats avec les employeurs relatifs à la nutrition et à l’activité physique.
Chantal Largeteau, assistante sociale de l’Institut Claudius Régaud à Toulouse, fera remarquer que la Position des employeurs face a la maladie démontre une parfaite inegalité : les fonctionnaires seraient plus protégés. Il se trouve une grande détresse de salariés de petites entreprises. Il faut savoir que la maladie n’autorise pas le licenciement, mais les absences répétées qui en découlent, causant une perturbation dans l’entreprise, peuvent permettre le licenciement. Et on observe souvent malheureusement une grande précarité des malades.
Les facteurs de risques dénombrés par la mutualité française sont la nutrition, la sédentarité, les addictions au tabac ou à l’alcool, les risques environnementaux. (habitats, produits toxiques)
Prévention Mutualité : généralisation dépistage cancer colorectal (reunions, conférences…)
Le cancer en chiffres , c’est 45 000 nouveau cas par an en France, chiffre en augmentation régulière .
En dépit du chiffre enorme de 11 000 decès par an, il a été observé que la diminution du nombre de deces est remarquable. On trouve davantage de cancers mais on en meurt moins. On en trouve plus car on réalise plus de diagnostics, plus de dépistages. La découverte d’un Cancer se fait par Radiographies dans 90% des cas. Il y a 25 ans, on découvrait plus souvent le cancer par une anomalie clinique. On a fait developper en France la radiologie afin de detecter des lesions de plus en plus petites. La radiographie actuelle a beaucoup progressé dans la qualité de l’image. On a exigé de la part des radiologues un matériels irréprochable.
Ce diagnostic peut être fait de façon individuelle, a l’initiative du médecin ou du patient, ou au travers de campagne de dépistage, pour des mammographies prescrites tous les deux ans, lues immédiatement, accompagnées d’ echographies en cas de doute, et interprétation sur place.
En cas d’anomalie, les examens sont poursuivis, et si l’examen est normal, celui-ci est désormais soumis a double lecture. Grace a ce tamisage, un pas de géant a été franchi, on arrive aujourd’hui à determiner le plus tôt la maladie.
Tous les cancers ne se voient pas forcément. Cela concerne 5% d’entre eux. D’où la necessite des examens.
Le sein n’est pas stable dans le temps, en terme de densité. Chez les jeunes, les seins sont difficiles a examiner, et avec l’âge, ils sont moins denses et l’engrais oestrogénique moins important. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de diagnostic automatique auprès des populations avant 50ans, la moyenne des cancer étant de plus généralement située autour d’un développement à 65 ans.
Ttes les femmes ne sont pas égales devant le cancer du sein. Ce qui les différencie, c’est le risque de prédisposition génétique. Ce risque concerne moins de 5% des cancer du sein. Dans ce cas, la médecine préventive est recommandée, et le rythme de surveillance est annuel, avancé, car il y a surexposition.
Un cancer se traite dans deux axes : d’une part, un axe local, via la chirurgie et la radiotherapie (on elimine la maladie dans le sein et autour du sein, ces deux traitements se complètent). Aujourd’hui on n’enlève que 35% des seins. D’autre part, un Axe général : par la chimiothérapie , pour éviter les risques de metastases dans tout le corps, et aussi l’hormonothérapie. A noter à propose de l’hormonothérapie : Le comprimé « Tamoxifène » prescrit sur 5ans a des impacts très compliqués et peut avoir des effets extraordinairement hormonaux bloquants et après un certain temps peut avoir l’effet inverse mais c’est extrêmement rare Mais selon les études, sur 250 000 malades, le seul Tamoxifene diminue 50% les risque de rechutes.
Toute la cancérologie de demain travaille aujourd’hui sur des effets beaucoup plus ciblés.
Question toujours d’actualité, le stress favoriserait-il le Cancer? On ne sait pas. Il se pourrait qu’il le provoque, car le stress entraine des secretions dans le cerveau en taux anormal, mais la réponse est réservée et fort heureusement toutes les femmes stressées ne sont pas atteintes.
Avec 60% de la participation populaire au dépistage du cancer du sein on a diminué de 30% la maladie grâce aux progrès de la médecine.
Malheureusement on constate qu’Il y a un effort enorme a faire pour le dépistage, et surtout dans le Sud de la France. Même si tous les cancers n’ont pas la même rapidité d’évolution – il n’y a pas deux cancers indentiques - plus la tumeur est détectée tôt, et plus les chances de survie augmentent, grâce aux « outils » dont on dispose pour vaincre le cancer.
Nadia Didelot - Toulouseweb.com

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