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Rachida Dati fait – encore ! – scandale… au Parlement européen

Publié le 13 octobre 2009 par Kamizole

rachida-dati-polemique-strasbourg-12-oct-2009.1255431285.jpgDécidément, Rachida Dati est bien comme son ex-mentor, Nicolas Sarkozy : tout ce qu’elle touche devient objet et sujet de scandale, matière à polémiques. Les parlementaires européens – qui commencent paraît-il à être quelque peu exaspérés - finiront-ils par lui faire une gentille «reconduite» avec plumes et goudron ?

Membre de la commission économique et monétaire et de la commission de l’industrie – très «sensibles» en matière financière ! - elle avait déjà provoqué un incident en exigeant que lui soit confiée la rédaction d’un rapport sur les fonds spéculatifs et pris violemment à partie en réunion de groupe son collègue français du Parti populaire européen (PPE) qui en avait obtenu la charge en raison d’une plus grande expérience.

Or, si on lui avait confié ce rapport, le conflit d’intérêts qui vient d’être révélé notamment par Le Figaro Conflit d’intérêts : Dati crée la polémique à Bruxelles, eût été autrement grave.

En effet, elle n’a pas répondu à ses obligations de transparence en omettant de déclarer la création de sa société de conseil «La Bourdonnais consultants» - dont les statuts ont été déposés le 20 juillet 2009, après son élection à Strasbourg et qui, selon La Tribune Exclu : Rachida Dati flirte avec le conflit d’intérêts à Bruxelles, disposerait d’une simple boîte aux lettres Avenue d’Eylau dans le XVIème… c’est fou le nombre de sociétés mêlant politique et affaires qui n’ont d’autre siège social qu’une boîte aux lettres ! - en omettant de signaler cette activité dans sa «déclaration annuelle d’intérêts financiers» remise le 14 juillet aux services du Parlement européen, procédure mise en place précisément «pour prévenir tout conflit d’intérêts»

Certains penseront qu’il ne s’agit aucunement d’une omission, sa société n’ayant alors aucune existence légale. Mais l’on ne crée pas une société du jour au lendemain et à quelques jours près, elle eût pu très bien signifier l’imminence de sa création…

Selon un article de «20 minutes» au titre quelque peu ironique : Dati cache sa petite affaire au Parlement, ce formulaire aurait été réactualisé fin août.

Accessoirement, Rachida Dati avait déjà été épinglée pour n’avoir pas déclaré ses émoluments de maire du VIIe arrondissement… alors que les eurodéputés sont censés déclarer «les flux financiers et leurs revenus complémentaires»… Ses proches, cités par Le Figaro ne manquent pas d’un certain culot en prétendant qu’elle était en règle à cet égard : oui, sans doute, mais avec un retard plus que certain !

S’agit-il des même membres de son «cabinet» - je ne peux m’empêcher de me demander si le PQ y est «bleu UMP» ! - qui roulent l’opinion dans la farine. Leurs explications ne tenant nullement la route car ils répondent totalement à côté de la plaque.

En effet, la question n’est pas de savoir si l’officine de Rachida Dati a des clients, une activité et si Rachida Dati a perçu des revenus de cette société, la réponse négative allant de toutes façons de soi pour un cabinet de conseil à peine créé… mais bien de déterminer si oui ou non cette activité est compatible avec sa fonction d’euro-députée, notamment au sein de commissions ultra-sensibles en ce qui concerne les activités financières.

Or, toujours selon La Tribune qui reprend une information donnée le 23 juillet 2009 par un article de Paris-Match Rachida Dati crée sa société de consultants, il y aurait bien un véritable conflit d’intérêts car parmi ses clients – au moins potentiels, l’article signalant qu’elle aurait déjà fourni quelques prestations - figurerait un cabinet d’avocat américain ayant une succursale en France et dont précisément le capital-investissement serait une spécialité.

Toujours est-il que les euro-députés semblent n’apprécier que fort modérément cette confusion des genres entre politique et affaires. Elle prend le risque d’être considérée comme une lobbyiste s’ajoutant aux 15.000 lobbyistes professionnels qui gravitent autour du Parlement européen. Ce qui fait fort mauvais effet dans une enceinte où la «déclaration annuelle d’intérêt financiers» a été mise en place précisément pour prévenir tout conflit d’intérêts ! Un euro-député néerlandais a déclaré à France-Info : «Un député lobbyiste, c’est bien aux Etats-Unis, mais pas ici.»

Comme si l’image de la France à l’étranger n’était pas suffisamment écornée par la polémique liée à la nomination de Jean Sarkozy ! la presse étrangère s’en délectant à belles dents, qui raille “Sarko junior” et la “république bananière française” !


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