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Nicolas Sarkozy : Jean, le maillon faible…

Publié le 13 octobre 2009 par Pierre

Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy était apprécié ou détesté, c’est selon, en fonction de la politique qu’il menait, et ses à-côtés bien qu’irritants, demeuraient sans conséquence.

Tout le monde de souvient de sa première année de présidence bling bling (grosse montre qui pendouille, vacances sur un yacht luxueux, feuilleton domestiques avec Cécilia, puis Carla…) Mais bon, après tout, il est pas tout seul en France à être beauf ou parvenu vulgaire. Et puis ça passe chez les français parce que voilà tout, depuis 30 ans, on a eu des présidents particulièrement mémorables ! Mitterrand avait sa cour de soupirants, pratiquait les écoutes illégales et entretenait sa fille Mazarine aux frais de la République, Giscard bidouillait des diamants avec les potentas africains puis dinait avec les éboueurs, seul Chirac n’a pas bidouillé à la présidence, se contentant de faire péter la bombe nucléaire pour fêter son arrivée au pouvoir.

Après, on peut aimer ou détester Nicolas Sarkozy au regard de la politique qu’il mène et de sa manière dont il conçoit et pratique la fonction de Président de la République (jogging à Central Park, tendance à tout décider, irritabilité extrême…). Après tout, il a été élu et fait donc ce pour quoi on l’a choisi, gouverner la France à sa façon.

jean-sarkozy
Le problème aujourd’hui c’est le feuilleton Jean Sarkozy, son fils, qui devrait prendre la direction de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense (EPAD), structure dédiée à l’aménagement du quartier de la Défense et dont l’objectif est la mise en œuvre du projet Défense 2015.
(Au passage, pour rappel, l’EPAD est dirigé par Bernard Bled, ancien secrétaire général (adjoint) de la Ville de Paris sous Tibéri
;-)
)

Certes le jeune homme est président du groupe UMP du conseil général des Hauts de Seine, ancien département de son papa, mais tout de même, ça fait plus que gêner aux entournures.

Sarkozy (père) est un adepte du « plus c’est gros, plus ça passe » mais là, voir son fils arriver de manière aussi ostensible à cette fonction pour laquelle, effectivement, on s’interroge sur ses compétences (mais n’est-ce pas le cas de beaucoup de politiciens aux responsabilités ?), c’est véritablement dérangeant et il y a fort à parier que les français ne l’accepteront pas. Probablement que tout est légal, évidemment, mais le bon sens, la décence aurais-je envie de dire, n’aurait-elle pas dicté de s’abstenir de telles manœuvres ?

Jean Sarkozy aura beau dire que quoiqu’il fasse, il sera critiqué, ce qui est vrai, il donne tout de même le bâton pour se faire battre… Si j’avais été son papa je lui aurais dit : termine tes études d’abord !

Les critiques vont continuer, comme d’habitude ai-je envie de dire, mais surtout, je pense qu’une partie de son électorat de droite va être choquée par cette manœuvre, et qu’elle ne lui accordera plus sa confiance. Il y a des choses, même légales, qui ne se font pas : l’esprit plutôt que la lettre.

Bref, cet épisode Jean Sarkozy pourrait bien être le début de la fin du Sarkozysme…

François


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