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Blog Action Day 09: Agir aujourd’hui pour sauver demain

Publié le 15 octobre 2009 par Stonda @Lequitable

Changement climatique ou réchauffement climatique ?

Ces deux termes ne définissent pas le même phénomène : le réchauffement climatique renvoie à une augmentation moyenne de la température près de la surface de la terre alors que le changement climatique, se rapporte à l’évolution des événements climatiques, tels que la température, les précipitations, etc., mesurés sur des décennies, voire plus.

Le changement climatique est le terme de prédilection à employer lorsque l’on fait allusion à l’influence de facteurs autres que l’augmentation des températures.

Celui-ci peut découler :

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  • de facteurs naturels, tels que les changements d’intensité solaire ou les changements lents de l’orbite terrestre autour du soleil
  • de processus naturels observés au sein du système climatique (ex : changements de la circulation océanique)
  • d’activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère (ex : combustion des carburants fossiles) et la surface de la terre (ex : déforestation, reforestation, urbanisation, désertification, etc.)

Changement climatique : phénomène récent ?

Le climat terrestre est passé par de nombreux changements.

Les scientifiques ont attribué les changements survenus avant l’ère industrielle (avant 1780) à de nombreuses causes parmi lesquelles on trouve les changements de l’orbite terrestre, les changements d’intensité solaire, les émission d’aérosols (petites particules contenues dans l’atmosphère) au cours d’éruptions volcaniques ou encore l’émission de dioxyde de carbone (CO2) au cours d’éruptions volcaniques.
Depuis1750, les activités humaines engendrent un réchauffement du climat, relativement important la température moyenne à la surface de la terre a augmenté de 0,74 degré Celsius depuis la fin des années 1800. Une croissance du taux de réchauffement a été constatée au cours des 25 dernières années : 11 des 12 années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu au cours des 12 dernières années. Cette hausse considérable des températures a été attribuée à l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère imputable aux activités humaines, car le caractère du CO2 contenu dans l’atmosphère, en particulier le ratio des atomes de carbone « lourds » par rapport aux atomes « légers », a connu une évolution qui peut être attribuée à l’ajout du carbone des carburants fossiles.

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L’évolution du climat donne lieu à des événements climatiques extrêmes, tels que des vagues de chaleur, des périodes de sécheresse, des crues et des ouragans. La fréquence de ceux-ci, ainsi que l’intensité et la durée des tempêtes tropicales, ont augmenté : l’activité cyclonique tropicale se développe également depuis 1970, environ. À l’échelle mondiale, un plus grand nombre et une plus forte proportion d’ouragans ont atteint les catégories quatre (caractérisées par des vents soufflant entre 210 et 249 kilomètres/heure) et cinq (caractérisées par des vents soufflant à plus de 249 kilomètres/heure) depuis 1970, en particulier dans les océans Pacifique Nord et Sud-ouest, et dans l’océan Indien.

Les images satellite montrent qu’au cours des 35 dernières années, le lac Lac Tchad, situé entre le Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Niger (autrefois le sixième plus grand lac du monde) a rétréci pour atteindre un dixième de sa taille initiale, en raison des sécheresses persistantes et d’une irrigation agricole plus intensive.

L’impact du réchauffement climatique

Selon de nombreuses études de nombreux  pays d’Afrique seront les premiers concernés par ces conséquences se trouvant confronté à un stress hydrique croissant et à une diminution progressive des ressources en eau, ce qui risquera de provoquer davantage de conflits liés à l’exploitation de ces ressources. Ce problème risque de toucher de 75 millions et 250 millions de personnes d’ici aux années 2020, et entre 350 millions et 600 millions d’ici aux années 2050. Les 50 bassins fluviaux que compte l’Afrique sont en effet presque tous transfrontaliers.
Dans de nombreux pays d’Afrique, la production agricole, qui dépend essentiellement des précipitations, source d’irrigation, diminuera. Les récoltes risquent de diminuer de 50 pour cent d’ici à 2020 dans certains pays, et les revenus nets générés par celles-ci, de pas moins de 90 pour cent d’ici à 2100.Par ailleurs et en raison d’une augmentation des précipitations sur la majeure partie de l’Asie, en particulier pendant la mousson d’été, davantage de régions pourraient être sujettes aux crues en Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est. En Asie centrale et en Asie du Sud, les récoltes devraient diminuer de pas moins de 30 pour cent, ce qui créera un risque d’insécurité alimentaire extrêmement élevé dans plusieurs pays.

La hausse du niveau de la mer

Les deux causes principales de la montée du niveau de la mer sont la dilatation thermique des océans (l’eau se dilate à mesure qu’elle se réchauffe) et la fonte, désormais plus rapide, des glaces continentales.

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Selon les études menées depuis 1961, la température moyenne des océans dans le monde a augmenté jusqu’à une profondeur de pas moins de 3 000 mètres, et les océans absorbent plus de 80 pour cent de la chaleur ajoutée au système climatique : dès lors, les eaux marines se dilatent à mesure qu’elles se réchauffent, élevant d’autant le niveau de la mer.

Les glaciers et la couverture de neige des montagnes ont rétréci, en moyenne, dans les deux hémisphères, ce qui a également contribué à une élévation du niveau de la mer.

Entre 1961 et 2003, le niveau global des eaux marines s’est élevé à raison de 1,8 millimètres par an, en moyenne (1,3 à 2,3 millimètres). Cette élévation s’est accélérée entre 1993 et 2003 pour passer à environ 3,1 millimètres par an, en moyenne (2,4 à 3,8 millimètres).

L’impact de la hausse du niveau de la mer

Les dernières études prévoient une hausse accélérée du niveau de la mer de 0,6 mètre ou plus, d’ici à 2100. Si les littoraux ne sont pas protégés, les inondations causées par l’élévation du niveau de la mer pourraient être 10 fois plus fréquentes, voire plus, d’ici aux années 2080, et toucher ainsi plus de 100 millions de personnes par an.

Les habitants des deltas seraient particulièrement vulnérables. La montée du niveau de la mer élargira les zones de salinisation des nappes phréatiques et des estuaires, et il y aura ainsi moins d’eau douce pour les hommes et les écosystèmes des régions côtières.

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En Europe, plus de 158 000 personnes risquent de souffrir de l’érosion des littoraux ou d’être exposées aux risques de crues, d’ici à 2020, et la moitié des zones humides des littoraux européens devraient disparaître.

En Thaïlande, la perte des terres due à une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres risque de réduire le Produit intérieur brut (PIB) de 0,36 pour cent (soit environ 300 millions de dollars), et une augmentation du niveau de la mer d’un mètre entraînerait une perte de 0,69 pour cent (environ 600 millions de dollars) par an.

Selon les estimations, les frais annuels de protection du littoral de Singapour devraient atteindre 0,3 million à 5,7 millions de dollars d’ici à l’an 2050, et entre 0,9 million et 16,8 millions de dollars d’ici à l’an 2100.

Dans les villes d’Alexandrie, de Rosette et de Port Saïd, sur le littoral du delta du Nil, en Egypte, si le niveau de la mer s’élevait de 50 centimètres, plus de deux millions d’habitants seraient contraints de quitter leur domicile, 214 000 emplois seraient perdus, et les pertes de terres s’élèveraient à plus de 35 milliards de dollars.

En Afrique, l’élévation du niveau de la mer pourrait provoquer des inondations plus graves, particulièrement le long des littoraux de l’Afrique orientale, ce qui augmenterait la vulnérabilité socio-économique et physique, déjà importante, des villes côtières, et se répercuterait sur la santé des populations.

Les coûts d’adaptation à ce phénomène pourraient s’élever à au moins cinq à 10 pour cent du Produit intérieur brut.

La neige et la glace

Les études réalisées depuis de nombreuses années indiquent une diminution de la neige et de la glace, surtout depuis 1980, ainsi qu’une accélération de cette diminution au cours de la dernière décennie.

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La plupart des calottes glaciaires et des glaciers des montagnes rétrécissent (depuis 1850, environ), la couverture de neige fond plus tôt au printemps, les glaces de mer de l’Arctique rétrécissent à toutes les saisons (particulièrement en été) et il est fait état d’une réduction du permafrost, du gélisol saisonnier, et des glaces fluviales et lacustres.

L’impact de la fonte des neiges.

À court terme, la fonte des glaciers de l’Himalaya augmentera le risque d’inondation et d’érosion des sols, et s’accompagnera de glissements de terrain au Népal, au Bangladesh, au Pakistan et dans le nord de l’Inde, pendant la saison des pluies.

Parce que la fonte des neiges coïncide avec la saison des moussons estivales, toute intensification de la mousson et/ou toute augmentation de la fonte pourra contribuer à provoquer des inondations catastrophiques dans les bassins-versants de l’Himalaya.

À plus long terme, le réchauffement climatique pourrait faire reculer la limite des neiges persistantes, et disparaître de nombreux glaciers, causant ainsi de sérieux préjudices aux populations qui dépendent des principaux fleuves d’Asie, dont bon nombre sont alimentés par l’eau de fusion de l’Himalaya.

En Asie, un milliard de personnes pourraient ainsi se trouver confrontées à des pénuries d’eau, à la détérioration des terres ou même à des sécheresses dans les années 2050.

L’évolution du climat et la santé

Les facteurs de risques et les maladies liés au climat comptent déjà parmi les principaux facteurs qui contribuent à la charge de morbidité mondiale, notamment la sous-nutrition (qui serait à l’origine de 3,7 millions de décès chaque année), la diarrhée (1,9 million) et le paludisme (0,9 million), selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La hausse des températures et la fréquence des événements extrêmes pourraient aggraver les maladies liées au climat, et l’évolution à venir du climat continuera probablement de nuire à la santé des populations humaines d’Asie.

Les maladies diarrhéiques principalement associées au changement climatique devraient entraîner de plus en plus de décès chez les populations d’Asie du Sud et du Sud-Est, à mesure que les eaux plus chaudes du littoral multiplient les maladies hydriques (telles que le choléra) et/ou aggravent leur toxicité dans ces régions.

Dans le nord de l’Asie, les habitats naturels des maladies hydriques et à vecteur risquent de s’étendre, exposant ainsi davantage de populations aux maladies. Enfin, certaines études montrent que l’incidence du paludisme risque de se propager en Afrique australe et dans les hautes terres d’Afrique orientale.

Mais cette nouvelle n’est pas entièrement mauvaise : d’ici à l’an 2050 et jusqu’en 2080, selon les projections les plus sérieuses, une bonne partie du Sahel occidental, de l’Afrique centrale et de l’Afrique australe pourrait en effet ne plus être propice à la transmission du paludisme !

Il n’y a plus de temps à perdre, il faut agir vite…..


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