Magazine Humour

De la difficulté de la musicalité en désertitude

Par Spicynico

A la demande de npg, il va me falloir sélectionner dix titres de musique que j'emmènerais sur une île déserte.

Bon, déjà, j'ai déjà parlé de la problématique que ça pose, une île déserte quand il s'agit d'y emmener des produits de beauté. Mais quand il s'agit d'y emmener des disques, tu imagines ? Il faut aussi que ta chaîne hifi arrive en bon état, et puis que là-bas il y ait de l'électricité. Et aussi que tu aies un voltmètre sous la main pour sélectionner le bon sens dans lequel il faut enfoncer la prise de courant. Pour peu que ta chaîne soit en éléments séparés (c'est la base), il faut aussi une prise multiple ! C'est vraiment très compliqué.

Mais ce n'est rien à côté de la sélection que je dois accomplir ici. Quite à être sur une île déserte, qu'il me soit permis d'emporter des albums et des oeuvres en entier. Merci.

Un. Romances et complaintes de la France d'autrefois. Le Poème harmonique, Vincent Dumestre. Et dire que j'ai failli travailler pour eux... Une sensualité dans le toucher, un son baroque avec une matière fascinante, ma plus grande découverte musicale.

Deux et trois. Troisième et Neuvième Symphonies, Anton Bruckner, Philharmonique de Münich, Sergiu Celibidache. Le chef par exellence, le plus grand de la seconde moitié du vingtuème siècle, parce qu'intransigeant avec la musique qui en devient une expérience philosophique et humaine intégrale. La symphonie qui m'a accompagné dans toutes les étapes de ma vie. Et la dernière, au souffle inextinguible, un sommet.

Quatre et cinq. Variations Goldberg, Bach. Deux versions, une au piano (Evgeny Koroliov), pour la perfection tactile de l'interprétation, son évidence, une au clavecin (Scott Ross) pour l'approche d'une humilité absolue.

Six. Répons, Boulez. Ensemble Intercontemporain, Boulez. Une des oeuvres majeures du vingtième siècle. Un véritable vitrail musical, des couleurs et des univers sonores inouis.

Sept. Sonates et partitas pour violon seul, Bach, Nathan Milstein. Parce que c'est un sommet philosophique.

Voilà, tant pis, il n'y en a pas dix. Tant pis, je ne partirai pas sur une île déserte.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Spicynico 29 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte